vendredi 29 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2004344 |
| Type | Décision |
| Recours | Interprétation |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET BIBAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 30 juillet 2020 et le 6 juin 2023, Mme E C, représentée par Me Bibal, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de donner acte du désistement de ses conclusions initiales dirigées contre le centre hospitalier de Moûtiers ;
2°) de condamner l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) à lui verser la somme de 281 651,72 euros, augmentée des intérêts au taux légal et capitalisation annuelle, en réparation des préjudices subis à la suite de sa prise en charge ;
3°) de mettre à la charge de l'AP-HP la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme C soutient que :
- La responsabilité du centre hospitalier de Moûtiers, du Dr B et de l'AP-HP est engagée du fait des fautes commises mises en évidence par le rapport d'expertise ; compte tenu du partage de responsabilité retenu et de la perte de chance de 90%, le centre hospitalier de Moûtiers doit être condamné à indemniser 54% des préjudices, l'AP-HP à 13,5% des préjudices et le Dr B à 13,5% des préjudices ;
Les préjudices peuvent être évalués de la manière suivante :
- 4 804,98 euros au titre des dépenses de santé actuelles ;
- 14 378,24 euros au titre de l'assistance par tierce personne temporaire ;
- 660,60 euros au titre des frais de transport avant consolidation ;
- 50 243,14 euros au titre des dépenses de santé futures ;
- 2 645,36 euros au titre des frais de logement adapté ;
- 192 805,31 euros au titre de l'assistance par tierce personne permanente ;
- 6 987,70 euros au titre des frais de transports post-consolidation ;
- 12 255 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire ;
- 25 000 euros au titre des souffrances endurées ;
- 8 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire ;
- 50 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent ;
- 30 000 euros au titre du préjudice d'agrément ;
- 3 000 euros au titre du préjudice esthétique permanent ;
- 15 000 euros au titre du préjudice sexuel.
Par des mémoires enregistrés le 30 novembre 2021 et le 13 juillet 2023, le centre hospitalier d'Albertville-Moûtiers et la SHAM, son assureur, représentés par Me Dumoulin, concluent, dans le dernier état de leurs écritures, à l'acceptation du désistement de Mme C des conclusions dirigées à son encontre.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juillet 2023, l'AP-HP conclut à ce que les demandes de la requérante soient réduites à de plus justes proportions et au rejet des conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'il y a lieu de réduire les demandes et de rejeter celles présentées au titre du préjudice esthétique temporaire et des frais de transport post-consolidation.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Holzem,
- les conclusions de Mme D,
- et les observations de Me Servia, représentant Mme C et de Me Massal, représentant le centre hospitalier de Moûtiers et son assureur.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C a contracté, au cours du mois de juillet 2013, une pyélonéphrite consécutive à une infection urinaire et a consulté le 28 juillet 2013 le Dr B du fait de douleurs lombaires et d'un état fébrile. Le 29 juillet 2013, elle est admise au centre hospitalier de Moûtiers qui a posé le diagnostic et prescrit de l'Augmentin, en traitement antibiotique. Le 30 juillet 2013, Mme C a consulté à nouveau le Dr B. Le 1er août 2013, un examen cytobactériologique des urines a confirmé l'infection par Escherichia Coli résistante à l'Augmentin et le centre hospitalier a modifié la prescription, sans pour autant que Mme C, qui avait regagné son domicile, soit tenue au courant de cet état de fait. Le 19 août 2013 elle est admise aux urgences de l'hôpital Lariboisière et le diagnostic de pyélonéphrite non obstructive est à nouveau posé et une antibiothérapie est mise en œuvre. Elle est ensuite hospitalisée du 23 au 29 août à l'hôpital Georges Pompidou. Sont notées des douleurs au tapotage au niveau des vertèbres. Dans la nuit du 28 août 2013, l'état de santé de Mme C se dégrade et une IRM est pratiquée le 29 août 2013 à 13h. Son état de santé a nécessité son transfert à l'hôpital de la Pitié où elle a bénéficié d'une laminectomie. Les suites ont été difficiles et son état de santé a nécessité plusieurs autres hospitalisations. Son état de santé est considéré comme consolidé au 1er août 2015. Elle conserve des séquelles neurologiques consécutives à une paraplégie du fait d'une spondylodiscite ayant entraînée une sacro iléite.
Sur le désistement partiel :
2. Par un mémoire du 6 juin 2023, Mme C a déclaré se désister purement et simplement de ses conclusions dirigées contre le centre hospitalier de Moûtiers et son assureur, avec lequel elle a conclu un accord transactionnel. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions dirigées contre l'AP-HP :
En ce qui concerne la responsabilité :
3. Le rapport d'expertise contradictoire des Dr A et Soussy, en date du 2 avril 2018, missionnés à la demande de la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CCI) Rhône-Alpes, fait état de plusieurs fautes ayant émaillées le parcours de soins de Mme C. Les experts retiennent, s'agissant de sa prise en charge au centre hospitalier de Moûtiers que le traitement par Augmentin n'était pas approprié au traitement de l'infection du rein dont souffrait Mme C et qui avait été diagnostiquée et que si à la suite des résultats de la biologie, montrant une résistance de la bactérie E. Coli à l'Augmentation, la prescription avait été modifiée, rien n'avait été mis en œuvre pour informer Mme C de cet état de fait, révélant ainsi un défaut de suivi. Les experts notent également que le Dr B, consulté à la sortie de la requérante de l'hôpital de Moûtiers, ne s'est aucunement enquis des suites de la pyélonéphrite dont il savait Mme C atteinte, révélant ainsi une faute de suivi de ce praticien. Enfin, les experts retiennent que lors de sa prise en charge par l'AP-HP (Hôpital européen Georges Pompidou), la constatation par l'équipe médicale de douleurs dorsales au tapotage, l'apparition d'une incontinence fécale et d'un déficit moteur au cours de la nuit du 28 au 29 août 2013 aurait dû donner lieu à un scanner, un examen neurologique et une IRM au plus tard le lendemain matin à 6 heures, de sorte que l'hôpital est à l'origine d'un retard de prise en charge fautif de 12 heures. Ce retard de prise en charge fautif engage la responsabilité de l'AP-HP sur le fondement du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.
En ce qui concerne la perte de chance et le partage de responsabilité :
4. Les experts retiennent que les fautes commises par le centre hospitalier de Moûtiers, le Dr B et l'AP-HP ont conduit à une perte de chance pour Mme C d'éviter son dommage à hauteur de 90%. Il y a lieu de fixer cette perte de chance à 90%.
5. En revanche, sur le partage de responsabilité entre le centre hospitalier de Moûtiers, du Dr B et de l'AP-HP, c'est à tort que les experts et la CCI ont retenu que chacun de ces professionnels de santé étaient respectivement responsables de " 60%, 15% et 15% des 90% de perte de chance " dès lors que cette répartition conduit à une indemnisation seulement partielle de la perte de chance de Mme C en lien avec les fautes commises (seulement 90% des 90% de perte de chance). Ainsi il convient de considérer que le centre hospitalier de Moûtiers est responsable de 66,8% des préjudices après application du taux de perte, et le Dr B et l'AP-HP de 16,6% chacun.
En ce qui concerne les préjudices :
6. Il y a lieu de fixer la date de consolidation au 1er août 2015, ainsi que l'ont indiqué les experts.
S'agissant des dépenses de santé actuelles et futures :
7. Les relevés mutuelles produits établissent que Mme C s'est vue facturer des " restes à charge " au titre d'une consultation médicale du 3 août 2013 et d'une consultation d'un spécialiste le 16 septembre 2014. Par ailleurs, les factures produites démontrent également des " restes à charge " au titre de l'achat d'un fauteuil roulant, d'un fauteuil de douche, de bas de contention et de protections urinaires. La part de ce préjudice indemnisable, en l'absence de toute demande d'indemnisation formulée par la CPAM qui a été appelée en déclaration de jugement commun, s'élève donc à 4 075,01 euros, après application du taux de perte de chance.
8. En revanche, s'il est calculé un reste à charge global journalier appliqué au reste de la période jusqu'à la date de consolidation puis pour l'avenir, ce préjudice n'est qu'hypothétique en l'absence de toute démonstration de la nécessité de ces dépenses de santé journalières et ne peut donc donner lieu à indemnisation, ce d'autant que les experts ne retiennent la nécessité pour l'avenir que d'une séance de rééducation par semaine.
S'agissant de l'aide par tierce personne :
- Pour la période jusqu'au jour de la consolidation :
9. Les experts ont déterminé un besoin d'aide par une tierce personne, pour la période du 7 juin 2014 au 14 novembre 2014, de 2 heures par jour, puis du 15 novembre 2014 au 31 juillet 2015 d'une heure par jour. Il convient de retirer de cette période les jours d'hospitalisation, au cours desquels Mme C n'a pas eu besoin d'aide par une tierce personne (soit du 20 juin au 2 juillet 2014 puis du 20 septembre 2014 au 10 octobre 2014). Ces frais seront justement réparés sur la base d'un taux horaire de 17 euros tenant compte des majorations pour les dimanches et les jours fériés et des périodes de congés payés. Après application du taux de perte de chance ce préjudice s'élève à la somme de 7 900 euros.
- Pour la période allant de la consolidation au jour du jugement :
10. Les experts retiennent pour cette période, s'étendant du 1er août 2015 au 31 décembre 2023, un besoin d'une heure par jour, 5 jours par semaine. Il convient de retirer à cette période les jours d'hospitalisation du 12 au 26 janvier 2017, au cours desquels Mme C n'a pas bénéficié d'une aide par tierce personne. Sur la base du taux horaire de 17 euros précédemment évoqué, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en le fixant à 33 500 euros après application du taux de perte de chance.
- Pour l'avenir :
11. Le besoin en tierce personne pour l'avenir est d'une heure par jour. Compte tenu de l'âge de la requérante au 29 décembre 2023, date de lecture du jugement, et du coût annuel de l'aide par tierce personne (4 432,14 euros) et par application du barème de capitalisation résultant de la table de mortalité 2014-2016 et d'un taux d'intérêt de 0%, ce préjudice sera justement évalué, après application du taux de perte de chance, à la somme de 60 200 euros.
S'agissant des frais de transport actuels et futurs :
12. Si la requérante produit des factures de taxi, celles-ci sont datées du 1er décembre 2017 au 31 mai 2018 et il n'est ni établi ni même allégué qu'elles correspondent à des frais de transport en lien avec l'état de santé de Mme C - pour se rendre par exemple à des consultations médicales. Le lien de causalité n'est donc pas établi. De même, s'il est calculé une moyenne journalière de ces frais de transport, appliquée au reste de la période et pour l'avenir, ce préjudice n'est qu'hypothétique en l'absence de toute démonstration du lien entre ces trajets théoriques et l'état de santé de Mme C, ce d'autant que l'expert ne note la nécessité que d'une séance de rééducation par semaine pour l'avenir. Ce poste de préjudice doit par suite être écarté.
S'agissant des frais de logement adapté :
13. La facture présentée par Mme C correspond à une remise à neuf de sa salle de bain et ne contient aucun dispositif médical particulier. Ces frais n'apparaissent donc pas en lien avec son état de santé.
S'agissant du déficit fonctionnel temporaire :
14. Les experts retiennent un déficit fonctionnel temporaire total du 24 août 2013 au 15 mai 2014, qui sera justement indemnisé par l'attribution d'une somme de 23 euros par jour. Par ailleurs, est retenu un déficit fonctionnel temporaire partiel de 50% du 14 mai 2014 au 14 novembre 2014 et de 25% du 15 novembre 2014 au 31 juillet 2015. Après application du taux de perte de chance, ce préjudice peut être fixé à 7 950 euros.
S'agissant des souffrances endurées :
15. Les souffrances de Mme C ont été évaluées par les experts à 4 sur une échelle de 7 niveaux. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en le fixant à la somme de 13 500 euros, après application du taux de perte de chance.
S'agissant des préjudices esthétiques temporaire et permanent :
16. Ces préjudices ont été évalués par les experts respectivement à 3 sur une échelle de 7 et 1 sur une échelle de 7. Il sera fait une juste appréciation de ceux-ci en les fixant, après perte de chance, à la somme de 1 800 euros.
S'agissant du déficit fonctionnel permanent :
17. Compte tenu du taux de ce déficit fonctionnel permanent (25%) et de l'âge de la requérante à la consolidation, ce préjudice peut être fixé à 31 000 euros, après application du taux de perte de chance.
S'agissant du préjudice d'agrément :
18. Mme C produit des attestations de proches qui, rédigées de manière peu circonstanciées, sont insuffisantes pour établir qu'elle exerçait régulièrement des activités sportives, en particulier en club. Dans ces conditions, et alors que la pratique de manière occasionnelle de la natation et du ski ainsi que de ses sorties culturelles a été prise en considération au titre de l'indemnisation du déficit fonctionnel permanent, Mme C n'établit pas la réalité d'un préjudice d'agrément spécifique.
S'agissant du préjudice sexuel :
19. Alors que les experts ont principalement noté des difficultés à la marche et des pertes d'équilibre comme séquelles de Mme C et n'ont retenu aucun préjudice sexuel, en se bornant à faire état de difficultés dans la réalisation de l'acte et une perte de libido, Mme C n'établit pas de lien avec les fautes commises.
20. Il résulte de ce qui précède que le préjudice total de Mme C s'élève à 159 925 euros. Après application du taux de 16,6% de partage de responsabilité, l'AP-HP doit être condamnée à verser à Mme C la somme de 26 547,55 euros.
Sur les intérêts et leur capitalisation :
21. En application de l'article 1231-6 du code civil, les dommages et intérêts dus à raison du retard dans le paiement d'une obligation de somme d'argent consistent dans l'intérêt au taux légal, à compter de la mise en demeure. La date de réception de la demande indemnitaire préalable n'étant pas précisée dans le dossier il y a lieu de retenir la date d'enregistrement de la requête. Ainsi, Mme C a droit aux intérêts de la somme mentionnée ci-dessus à compter du 15 juin 2020, date d'enregistrement de la requête. Elle a également droit à la capitalisation annuelle des intérêts à compter du 15 juin 2021.
Sur les frais de procès :
22. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'AP-HP une somme de 1 500 euros à verser à Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er :Il est donné acte du désistement de Mme C de ses conclusions dirigées contre le centre hospitalier de Moûtiers et de son assureur.
Article 2 :L'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris versera à Mme C une somme de 26 547,55 euros.
Article 3 :La somme versée en application de l'article précédent portera intérêts au taux légal à compter du 15 juin 2020. Les intérêts échus le 15 juin 2021 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette dernière date seront capitalisés pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 4 :L'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris versera à Mme C une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 :Le présent jugement sera notifié à Mme E C, à l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, au centre hospitalier d'Albertville-Moûtiers, à la société Relyens et à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris.
Délibéré après l'audience du 19 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sogno, président,
Mme Holzem, première conseillère,
Mme Naillon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2023.
La rapporteure,
J. Holzem
Le président,
C. Sogno
Le greffier,
P. Muller
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2004344
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602087
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B... d’une demande d’injonction, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à contraindre le préfet du Bas-Rhin à instruire les demandes de titres de voyage pour ses filles mineures. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution d’une décision administrative implicite de rejet née du silence gardé par l’administration pendant deux mois, conformément aux articles L. 231-1 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a également jugé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, les circonstances invoquées par le requérant ne suffisant pas à l’établir.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302927
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... A... visant à engager la responsabilité de la commune d'Aubagne, de GRDF et de la société SOBECA suite à un accident de motocyclette. Le tribunal a jugé la requête irrecevable à l'encontre de la commune et de SOBECA pour défaut de demande indemnitaire préalable obligatoire, et a estimé que les conditions de la responsabilité de GRDF, en tant que maître d'ouvrage, n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les règles de procédure administrative contentieuse, notamment l'exigence d'une demande préalable.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303832
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du département des Bouches-du-Rhône refusant le versement d'une subvention pour l'achat d'un véhicule électrique à M. C... B... La juridiction a retenu que le refus était insuffisamment motivé, car il ne comportait pas la référence à la base légale ou réglementaire appliquée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au département de réexaminer la demande du requérant dans un délai de trois mois.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308520
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral refusant une autorisation de défrichement pour un projet de lotissement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Urban Foncier et confirme le refus de défrichement. Il écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'irrégularité de la procédure, et estime que le préfet a légalement justifié son refus au regard des risques d'incendie. **Textes appliqués** : Les articles L. 341-1, L. 341-3 et L. 341-5 (notamment son 9°) du code forestier, relatifs à la définition du défrichement, son autorisation préalable et les motifs de refus pour la protection contre les risques naturels comme les incendies.
07/04/2026