Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2304065

mardi 8 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2304065
TypeOrdonnance
Avocat requérantANGOT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 8 avril 2025, a constaté le désistement d’office de la requête de Mme B, qui contestait le refus de l’OFII de rétablir ses conditions matérielles d’accueil. En application de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai de deux mois, n’a pas répondu. Elle est donc réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions, ce désistement étant pur et simple. L’ordonnance donne acte de ce désistement et admet par ailleurs Mme B au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 juin 2023, Mme A B, représenté par Me Angot, demande au tribunal :

1) d'annuler la décision de l'office français de l'immigration et de l'intégration (l'OFII) portant refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil ;

2) d'enjoindre au directeur de l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil dans un délai de 48h sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3) de condamner à verser une somme de 1 200 € au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 34 et 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser directement à son Conseil, sous réserve, dans ce dernier cas, que ce dernier renonce à la part contributive de l'État.

Une lettre a été adressée le 27 décembre 2024 au conseil de Mme B l'invitant, sur le fondement des dispositions de l'article R.612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai de deux mois, le maintien de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative et notamment l'article R.612-5-1.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ", il y a lieu eu égard aux dispositions précitées d'admettre provisoirement Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

2. L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux, par ordonnance, de donner acte des désistements.

3. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".

4. En application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, une demande de maintien de requête a été adressée à Me Angot le 27 décembre 2024, par l'intermédiaire de l'application Télérecours. Ce courrier qui, en l'absence de consultation dans un délai de quinze jours, est réputé avoir été régulièrement notifié à compter de sa mise à disposition dans l'application, comportait la mention suivant laquelle à défaut de réception de la confirmation du maintien de ses conclusions dans le délai imparti, Mme B serait réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions. N'ayant pas expressément confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai deux mois qui lui était imparti, Mme B est, par suite, réputée s'être désistée de l'ensemble des conclusions de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Mme B est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Me Angot et à l'office français de l'immigration et de l'intégration.

Fait Grenoble, le 8 avril 2025.

La présidente de la 3ème chambre,

A. Triolet

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

N°2304065