lundi 24 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2304238 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique 8 |
| Avocat requérant | SCP COTTET-BRETONNIER, NAVARRETE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 juillet 2023 M. B C, représenté par Me Cottet, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision 48SI du 29 mai 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul et ordonner d'affecter quatre points à son permis de conduire ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 mars 2024, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu dès lors que le solde du permis de conduire de M. C est de cinq points.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A en application des articles L. 222-2-1 et R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme A a été présenté au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Par décision 48SI datée du 29 mai 2023 le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité du permis de conduire de M. C pour solde de points nul suite à une infraction commise à Annemasse et au retrait du dernier point de son permis de conduire. Toutefois M. C avait effectué un stage de sensibilisation à la sécurité routière les 17 et 18 avril 2023.
2. Il ressort du relevé d'information intégral de M. C, daté du 1er mars 2024 et produit par le ministre de l'intérieur au soutien de son mémoire en défense que quatre points lui ont été restitués le 28 mai 2023 et enregistrés le 13 juillet 2024 et un point restitué après six mois sans infraction, au permis du requérant qui est par suite valide. Dès lors les conclusions tendant à l'attribution de quatre points et à l'annulation de la décision 48SI du 29 mai 2023 sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. C tendant à l'annulation de la décision 48SI du 29 mai 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul.
Article 2 : Les conclusions présentées par M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 mars 2025.
La magistrate désignée,
D. ALa greffière,
A. Chevalier
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300029
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté de mise en sécurité urgent pris par le maire de La Motte d'Aveillans le 22 août 2022. Le juge a écarté le moyen d'incompétence, estimant que le transfert de la compétence "politique du logement" à la communauté de communes n'inclut pas la police spéciale de sécurité des immeubles menaçant ruine, qui reste une prérogative du maire. Il a également jugé que le danger imminent était caractérisé par l'état de délabrement de l'immeuble, justifiant les mesures ordonnées sur le fondement des articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Enfin, le tribunal a considéré que l'absence de mention du propriétaire mitoyen n'entachait pas la légalité de l'arrêté, la procédure étant dirigée contre le seul propriétaire de l'immeuble dangereux.
23/02/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207978
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI du Four, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet de l’Isère du 30 juin 2022. Cet arrêté, pris sur le fondement des articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation et L. 1331-22 du code de la santé publique, interdisait définitivement l’habitation d’un logement jugé insalubre. Le tribunal a estimé que les non-conformités, notamment l’accès par une dépendance sans ouverture et l’impossibilité de mise en conformité, justifiaient cette mesure. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté préfectoral.
18/02/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204398
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 15 février 2022, qui imposait des mesures de traitement de l'insalubrité pour un logement à Vienne. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la sous-préfète bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que l'arrêté était légalement fondé sur les articles L. 1331-22 et L. 1331-23 du code de la santé publique, qui qualifient d'insalubres les pièces à hauteur sous plafond insuffisante, sans que le requérant puisse utilement invoquer le décret du 30 janvier 2002 relatif au logement décent. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
18/02/2026