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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2307265

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2307265

jeudi 22 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2307265
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantVIGNERON

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par un jeune majeur contestant la décision du département de l’Isère de mettre fin à sa prise en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance et de refuser un accompagnement jeune majeur. En cours d’instance, le département a prolongé cette prise en charge jusqu’au 29 décembre 2023, ce qui a conduit le requérant à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, constatant qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Les conclusions accessoires, notamment celles fondées sur l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 13 novembre 2023 et le 24 novembre 2023, M. A..., représenté par Me Vigneron, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision par laquelle le département de l’Isère l’a exclu de l’aide sociale à l’enfance à compter du 31 octobre 2023 et a refusé de lui accorder un accompagnement jeune majeur ;

2°) d’enjoindre au département de l’Isère de le reprendre en charge, notamment en ce qui concerne son logement et ses besoins alimentaires et sanitaires, sans délai, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir

3°) d’enjoindre au département de l’Isère de lui accorder un accompagnement jeune majeur dans un délai de 48 heures et sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de condamner le département de l’Isère à payer à son conseil la somme de 2 000 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative, celui-ci s’engageant à exercer l’option prévue à l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et à renoncer à percevoir la somme correspondante à la part contributive de l’État au titre de l’aide juridictionnelle.


Par mémoire, enregistré le 19 décembre 2023, le département de l'Isère conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête qui ont perdu leur objet en cours d’instance en raison de la prolongation de la prise en charge du requérant jusqu’au 29 décembre 2023 ainsi qu’au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Par des mémoires le 15 décembre 2023 et le 28 décembre 2023, M. A..., représenté par Me Vigneron indique qu’il entend donc maintenir ses demandes au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu, en date du 9 avril 2024, la décision accordant au requérant le bénéfice de l’aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :


Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance:/ 1 Donner acte des désistements ; (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5º Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».


Par une requête enregistrée le 13 novembre 2023, M. A... a demandé l’annulation de la décision du 2 août 2023 par laquelle le département de l’Isère l’a exclu de l’aide sociale à l’enfance à compter du 31 octobre 2023 et a refusé de lui accorder un accompagnement jeune majeur. Postérieurement à l’enregistrement de sa requête, le président du département de l'Isère a, transmis au tribunal, le 19 décembre 2023, une décision en date du 25 septembre 2023 par laquelle il a prolongé la prise en charge du requérant au sein du dispositif de l’aide sociale à l’enfance jusqu’au 29 décembre 2023. Par des mémoires enregistrés le 15 décembre 2023 et le 28 décembre 2023, M. A... indique qu’il entend maintenir ses demandes au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.Ceci équivaut à un désistement pur et simple de ses conclusions aux fins d’annulation de la décision par laquelle le département de l’Isère l’a exclu de l’aide sociale à l’enfance à compter du 31 octobre 2023 et aux fins d’injonction. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.


Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux les conclusions présentées par M. A... au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.



O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte à M. A... du désistement de ses conclusions aux fins d’annulation de la décision par laquelle le département de l’Isère l’a exclu de l’aide sociale à l’enfance à compter du 31 octobre 2023 et aux fins d’injonction.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au département de l'Isère.


Fait à Grenoble, le 22 janvier 2026.




Le président de la 6ème Chambre,



C. Vial-Pailler

La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


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