LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2404629

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2404629

mardi 18 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2404629
TypeDécision
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantSELARL BLT DROIT PUBLIC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 juin 2024, M. A B, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 29 avril 2024 par laquelle le directeur du centre Arthur Lavy l'a licencié pour insuffisance professionnelle ;

2°) d'enjoindre au centre Arthur Lavy de le réintégrer ou de procéder à son reclassement ;

3°) de mettre à la charge du centre Arthur Lavy une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation ;

- elle est entachée d'un détournement de procédure, d'un détournement de pouvoir et d'une inexactitude matérielle des faits ;

- elle est illégale à raison de l'illégalité de l'avis rendu par le comité consultatif paritaire dès lors que les droits de la défense ont été méconnus ;

- elle méconnaît les droits de la défense ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 octobre 2024, le centre Arthur Lavy, représenté par Me Bonnet conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les faits sont établis et justifient un licenciement pour insuffisance professionnelle.

Vu :

- la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;

- le code général de la fonction publique ;

- le décret n° 89-822 du 7 novembre 1989 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pollet,

- les conclusions de Mme Frapolli, rapporteure publique,

- et les observations de M. B et de Me. Freger, représentant le centre Arthur Lavy.

Considérant ce qui suit :

1. M. B exerce les fonctions d'aide-soignant au sein du centre Arthur Lavy situé à Thorens-Glières. Le 4 avril 2024, le conseil de discipline a émis un avis favorable à son licenciement pour insuffisance professionnelle. Par une décision du 29 avril 2024, le directeur du centre Arthur Lavy l'a licencié pour ce motif.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. La décision en litige portant licenciement pour insuffisance professionnelle comporte l'ensemble des motifs de fait et notamment les nombreux griefs reprochés à l'intéressé. Toutefois elle ne comporte aucune mention des motifs de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être accueilli.

3. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que la décision du 29 avril 2024 doit être annulée.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

4. Le présent jugement implique nécessairement qu'il soit procédé à la réintégration de M. B dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais exposés et les dépens :

5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas de lieu de mettre à la charge du centre Arthur Lavy une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative alors que M. B ne justifie pas avoir exposé des frais. Les conclusions présentées par le centre Arthur Lavy, partie perdante, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 29 avril 2024 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au centre Arthur Lavy de procéder à la réintégration de M. B dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Les conclusions présentées par le centre Arthur Lavy au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au centre Arthur Lavy.

Délibéré après l'audience du 28 janvier 2025, à laquelle siégeaient :

M. Vial-Pailler, président,

Mme Fourcade, première conseillère,

Mme Pollet, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 mars 2025.

La rapporteure,

MA. POLLET

Le président,

C. VIAL-PAILLERLe greffier,

G. MORAND

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA95Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507344

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant à un ressortissant colombien de quitter le territoire français, de fixer son pays de destination et de lui interdire le retour. Le tribunal a retenu que le préfet des Hauts-de-Seine avait commis une erreur de droit en prenant cette décision en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, puisque l'intéressé avait déjà quitté le territoire français avant la notification de l'arrêté. Par voie de conséquence, les mesures de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour ont également été annulées, et le préfet est enjoint de réexaminer la situation du requérant.

07/04/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA05293

03/04/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA03684

03/04/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03361

03/04/2026

← Retour aux décisions