Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’une requête visant à obtenir l’annulation du refus implicite du préfet de l’Isère de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec droit au travail. En l’absence de confirmation expresse du maintien de ses conclusions, malgré une demande adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 13 février 2026, la présidente de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 juillet 2024, M. A... B..., représenté par Me Lamy, demande demande au tribunal :
1) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de l’Isère a refusé de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec droit au travail ;
2°) d’enjoindre au préfet de l’Isère de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec droit au travail, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance et sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 500 euros au titre de L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 décembre 2024, la préfète de l’Isère conclut au non-lieu à statuer, et au rejet des conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Une lettre a été adressée le 9 janvier 2026 au conseil de M. B..., l’invitant, sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai d’un mois, le maintien de ses conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative et notamment l’article R. 612-5-1.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1( Donner acte des désistements (…) ».
2. Aux termes de l’article R.612-5-1 du même code: « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d’Etat, le président de la chambre chargée de l’instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. (…)».
3. En dépit de la demande datée du 9 janvier 2026 qui lui a été adressée en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative et qui est réputée notifiée deux jours ouvrés après sa mise à disposition dans l’application Télérecours, conformément aux dispositions de l’article R. 611-8-6 du même code, M. B... n’a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois qui lui était imparti. Par suite, il doit être réputé s’être désisté de l’ensemble des conclusions de sa requête. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er :
Il est donné acte du désistement de la requête de M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à Me Lamy et à la préfète de l’Isère.
Fait à Grenoble, le 13 février 2026.
La présidente de la 4ème chambre,
C. Rizzato
La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.