LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2407195

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407195

lundi 7 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2407195
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMERAUD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 septembre 2024, l'association One Voice, représentée par Me Gossement, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'arrêté du 17 septembre 2024 par lequel le préfet de l'Isère a modifié l'arrêté d'ouverture et de fermeture de la chasse pour la campagne 2024-2025 en fixant le prélèvement maximal autorisé de gélinotte des bois et de lagopède alpin ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

L'association soutient que :

L'urgence est caractérisée car la décision litigieuse autorise le prélèvement de 20 gélinottes des bois et de 25 lagopèdes alpin, espèces très vulnérables, dont elle compromet la conservation ; qu'elle a des conséquences irréversibles ; que la période de chasse est déjà ouverte ;

Les moyens de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision sont :

- le vice de procédure en l'absence de participation du public ;

- la méconnaissance de la directive 2009/147/CE du 30 novembre 2009 relative à la conservation des oiseaux sauvages et de leurs habitats, notamment ses articles 2 et 7 et des articles L. 420-1 et L. 425-6 du code de l'environnement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 septembre 2024, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que l'urgence n'est pas caractérisée et qu'aucun des moyens n'est de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision litigieuse.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 20 septembre 2024 sous le numéro 2407194 par laquelle l'association One Voice demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- la directive 2009/147/CE du parlement européen et du conseil du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages ;

- le code de l'environnement ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Bonino, greffière d'audience, Mme B a lu son rapport et entendu :

- les observations de Me Grenet, représentant l'association One Voice ;

- les observations de Mme A, représentant le préfet de l'Isère.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

La fédération départementale des chasseurs de l'Isère a adressé une note en délibéré le 27 septembre 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 18 juin 2024, le préfet de l'Isère a fixé du 15 septembre au 11 novembre 2024 la période de chasse au lagopède alpin et à la gélinotte des bois pour la campagne 2024-2025 et rappelé que cette chasse est soumise dans le département à un prélèvement maximum autorisé (PMA), fixé en septembre, après estimation estivale d'indices de reproduction.

2. Le 17 septembre 2024, le préfet de l'Isère a modifié cet arrêté et fixé le PMA pour la campagne annuelle à 2 oiseaux par chasseur et à 20 pour l'ensemble du département s'agissant de la gélinotte des bois. Pour le lagopède alpin, ce PMA a été fixé à 2 oiseaux par chasseur et à 25 pour l'ensemble du département dans les seules régions bioclimatiques des Alpes internes du nord orientales-zone de transition (Oisans-Rousses) et Alpes internes du nord occidentales-zone de transition.

3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".

4. Une première étude réalisée en 2024 sur la présence de la gélinotte des bois dans le massif du Taillefer (Isère) sur un périmètre de 120 hectares, a permis d'estimer une densité de 3 ou 4 couples aux 100 hectares soit, avec un indice de reproduction de 2 jeunes par adultes, une population de l'ordre de 30 oiseaux pour 120 hectares pour cette zone et 1 couple aux 200 hectares pour les autres secteurs. Au regard des 120 000 hectares de surface d'habitats favorables à l'espèce en Isère, le prélèvement maximal autorisé fixé à 20 pour l'ensemble du département ne paraît pas, cette année et en l'état de ces premières données, de nature à porter atteinte à l'état de conservation de l'espèce, quand bien même celle-ci est désormais classée quasi-menacée.

5. Le prélèvement de lagopèdes alpins a été autorisé dans les deux régions bioclimatiques où les indices de reproduction, estimés sur un échantillon suffisant, sont supérieurs à 0,6 jeune par adulte et dès lors considérés comme bons par l'observatoire des galliformes de montagnes.

6. En l'état de l'instruction, le moyen tiré de la méconnaissance de la directive 2009/147/CE et des articles L. 420-1 et L. 425-6 du code de l'environnement n'est pas de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée. Il en est de même de l'autre moyen soulevé. Par suite, les conclusions en suspension ne peuvent qu'être rejetées. Il en est de même, par voie de conséquence, des conclusions présentées par l'association requérante au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de l'association One Voice est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association One Voice et au ministre de la transition écologique.

Copie en sera adressée au préfet de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 7 octobre 2024.

La juge des référés,La greffière,

A. BJ. BONINO

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

← Retour aux décisions

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026