lundi 17 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2502705 |
| Type | Ordonnance |
| Avocat requérant | KHEDDAR |
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution et notamment son préambule ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Vial-Pailler, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 14 mars 2025 en présence de M. Ribeaud, greffier d'audience, M. Vial-Pailler a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Kheddar, avocat de Mme A B, qui maintient sa demande au titre des frais irrépétibles.
Après avoir prononcé, à l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".
2. Il résulte de l'instruction que la préfète de l'Isère a, postérieurement à l'enregistrement de la requête, délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour valable du 14 mai 2025 au 13 juin 2025. Ainsi les conclusions de la requête de Mme A B tendant à ce qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation d'instruction de sa demande, l'autorisant à travailler, dans un délai de 48h à compter de la notification de l'ordonnance à venir sont devenues sans objet.
Sur les frais du litige :
3. Il y a lieu de condamner l'Etat, en application des dispositions de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative, à verser la somme de 1 200 euros à Mme A B.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction de la requête de Mme A B
.
Article 2 : L'Etat versera à Mme A B la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3: Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 17 mars 2025.
Le juge des référés,
C.Vial-Pailler
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.