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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2503278

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2503278

mardi 8 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2503278
TypeDécision
Avocat requérantVIGNERON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 mars 2025, Mme B D épouse A, représentée par Me Vigneron, demande à la juge des référés :

1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler son titre de séjour ;

3°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer une carte de résident valable dix ans ou à défaut de réexaminer sa situation, le tout dans un délai de quinze jours et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 avril 2025, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer.

Vu :

- la requête enregistrée le 25 mars 2025 sous le numéro 2503279 par laquelle Mme D épouse A demande l'annulation de la décision attaquée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 7 avril 2025 à 11 h 30, en présence de Mme Bonino, greffière d'audience, Mme C a lu son rapport et entendu les observations de Me Provost substituant Me Vigneron et représentant Mme D épouse A, qui maintient les demandes et moyens développés par écrit.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Compte tenu de l'urgence qu'il y a à statuer sur le recours de Mme D épouse A, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

2. La préfète justifie par une attestation de décision favorable du 3 avril 2025 qu'il a été fait droit à la demande de la requérante et qu'une carte de résident valable du 3 avril 2025 au 2 avril 2035 est en cours de fabrication. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en suspension et en injonction présentées par la requérante.

3. Mme D épouse A bénéficie de l'aide juridictionnelle provisoire. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 600 euros à verser à Me Vigneron sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l'Etat et de l'admission définitive du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 600 euros sera versée à Mme D épouse A.

O R D O N N E :

Article 1er : Mme D épouse A est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en suspension et en injonction de Mme D épouse A.

Article 3 : L'Etat versera une somme de 600 euros à Me Vigneron sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l'Etat et de l'admission définitive de Mme D épouse A au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 600 euros sera versée à Mme D épouse A.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B D épouse A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 8 avril 2025.

La juge des référés,

A. C

La greffière,

J. Bonino

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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