Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 28 octobre 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de l'EARL Las Vacaz, qui demandait le remboursement d'un crédit de TVA de 21 904 euros. Cette solution a été retenue car l'administration fiscale avait entièrement fait droit à la demande de la société le 8 septembre 2025, rendant le litige sans objet. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à l'EARL Las Vacaz au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 mars 2025, l’EARL Las Vacaz, représentée par Me Vendeville, demande au tribunal :
1°) d’ordonner le remboursement d’un crédit de taxe sur la valeur ajoutée d’un montant de 21 904 euros au titre de la période du 1er février 2023 au 30 novembre 2023, assorti des intérêts moratoires ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 septembre 2025, le directeur départemental des finances publiques de l’Isère conclut au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Par une décision du 8 septembre 2025, le directeur départemental des finances publiques de l’Isère a entièrement fait droit à la demande de la société requérante. Dès lors, la demande de remboursement présentée l’EARL Las Vacaz est devenue sans objet et il n’y a pas lieu d’y statuer.
Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la demande de remboursement de l’EARL Las Vacaz.
Article 2 : L’Etat versera à l’EARL Las Vacaz la somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l’EARL Las Vacaz et au directeur départemental des finances publiques de l’Isère.
Fait à Grenoble, le 28 octobre 2025.
Le président,
V. L’HÔTE
La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.