LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2511521

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2511521

lundi 23 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2511521
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantAMET

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté municipal n'ayant pas opposé d'opposition à une déclaration préalable pour un portail. La juridiction a jugé les requérants irrecevables, estimant qu'ils ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, car la réalisation du portail n'était pas de nature à affecter directement les conditions d'occupation de leur bien voisin. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, qui conditionne la recevabilité d'un tel recours.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 octobre 2025 et des mémoires du 23 décembre 2025 et du 4 mars 2026, M. B... A... et Mme E... D..., représentés par Me Teissier puis par Me Amet, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l’arrêté n° DP 74 150 25 0 0033 du 6 juin 2025 par lequel le maire de la commune de Loisin ne s’est pas opposé à la déclaration préalable de M. C... pour la réalisation d’un portail ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Loisin une somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par des mémoires en défense enregistrés le 12 novembre 2025, 26 novembre 2025 et 6 janvier 2026, M. C..., représenté par Me Rocher-Thomas, conclut au rejet de la requête en raison de son irrecevabilité et demande que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (...) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…).

Par l’arrêté n° DP 74 150 25 0 0033 du 6 juin 2025 le maire de la commune de Loisin ne s’est pas opposé à la déclaration préalable de M. C... pour la réalisation d’un portail à une distance de 3 m par rapport à la voie publique.

Aux termes de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme : « Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation (…) ».

Selon l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, il appartient à tout requérant, personne physique, qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.

Les requérants justifient être propriétaires occupants de la parcelle cadastrée ZD 422 qui fait face au projet de l’autre côté de la rue de Guichard ; ils ont ainsi la qualité de voisins immédiats. Pour justifier de leur intérêt pour agir contre l’arrêté attaqué, ils font valoir que l’entrée de leur propriété est située immédiatement en face de l’entrée de la propriété de M. C..., de l’autre côté de la rue de Guichard, laquelle se caractérise par son étroitesse. M. A... fait également valoir qu’il est médecin urgentiste et que « l’accès à sa villa ne doit jamais être encombré à toute heure de la journée et de la nuit ». Ils ajoutent également que, compte tenu de l’angle de l’accès et de la pente pour accéder à la maison des pétitionnaires, l’ajout d’un portail aggrave les conditions d’accès et de stationnement sur la rue et sur sa propriété.

Toutefois, au vu de l'ensemble des pièces du dossier, rien ne permet d’affirmer ou même de présumer que la seule réalisation d’un portail de clôture de la propriété de M. C... à trois mètres de la limite de la voie publique est de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien des requérants en modifiant la situation antérieure. En particulier, même si le portail se situe en recul de seulement 3 m par rapport à la voie publique, le temps très réduit d’ouverture de ce portail télécommandé, durant lequel un véhicule sera effectivement arrêté en partie sur la voie publique, tout au plus sur 1 ou 2 m, ne peut être regardé comme affectant la possibilité pour M. A... ou Mme D... de sortir de leur propriété, y compris au regard de la profession de médecin urgentiste de M. A.... Enfin, même en tenant compte de la relative étroitesse de la voie publique, ce même temps de stationnement très réduit sur la voie publique, le temps d’ouverture du portail, ne peut être regardé comme aggravant ni les conditions de circulation sur cette voie ni les conditions d’accès à la propriété des requérants. Dans ces conditions, les requérants ne disposent pas d’un intérêt pour agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme pour demander l’annulation de la décision attaquée.

Il résulte de ce qui précède que les requérants ne sont pas recevables à demander l’annulation de l’arrêté n° DP 74 150 25 0 0033 du 6 juin 2025 du maire de la commune de Loisin.


Il y a lieu de mettre à la charge de M. A... et Mme D..., partie perdante, le paiement de la somme de 1 500 euros à M. C... en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er :
La requête de M. A... et Mme D... est rejetée.

Article 2 :
M. A... et Mme D... verseront la somme de 1 500 euros à M. C... en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et Mme E... D..., à M. F... C... et à la commune de Loisin.


Fait à Grenoble, le 23 mars 2026.


Le président de la 2ème chambre,




Mathieu Sauveplane


La République mande et ordonne à la préfète de la Haute-Savoie en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions