mardi 6 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-1910548 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | JARRY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 septembre 2019, M. C B, représenté par Me Jarry, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 29 juillet 2019 par laquelle le préfet de la région Pays de la Loire lui a infligé 3 points de pénalité ainsi qu'une amende d'un montant de 1000 euros ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 160 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'est pas établi que la décision attaquée a été signée par une autorité compétente ;
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure, dès lors que les inspecteurs ont lors de leur contrôle méconnu la procédure contradictoire prévue par l'article 115 du règlement (UE) n° 404/2011 ;
- en qualifiant les faits reprochés d'infraction grave, l'administration a commis une erreur de qualification juridique au regard notamment des dispositions de l'article R. 946-5 du code rural et de la pêche maritime, dès lors d'une part que la majeure partie des erreurs de déclaration porte sur des quantités non soumises à déclaration ou des quantités inférieures à 20% de la quantité totale pêchée, d'autre part qu'il n'avait pas d'intention frauduleuse, ses ventes étant supérieures aux quantités enregistrées au journal de pêche ;
- la sanction prononcée à son encontre présente un caractère disproportionné, au regard de l'absence d'antécédents et de la complexité des outils de déclaration.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 novembre 2019, le préfet de la région Pays de la Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (CE) n° 1005/2008 du Conseil du 29 septembre 2008 ;
- le règlement (CE) n° 1224/2009 du Conseil du 20 novembre 2009 ;
- le règlement d'exécution (UE) n° 404/2011 de la Commission du 8 avril 2011 ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Frelaut,
- et les conclusions de M. Jégard, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, capitaine du navire de pêche professionnel " Anna Mamm Mari ", s'est vu infliger, par une décision du préfet de la région Pays de la Loire du 29 juillet 2019, 3 points de pénalités au titre du système de points pour les infractions graves aux règles de la politique commune de la pêche, ainsi qu'une amende de 1 000 euros. Par sa requête, M. B demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par M. A E, administrateur des affaires maritimes, directeur interrégional de la mer adjoint délégué. Par un arrêté du 29 novembre 2018, régulièrement publié, le préfet de la région Pays de la Loire a donné délégation à M. F D, directeur interrégional de la mer Nord Atlantique-Manche Ouest, à l'effet notamment de signer au nom du préfet de région les décisions, les actes administratifs, les conventions et les correspondances relevant des attributions de son service, à l'exception d'actes dont ne relève pas la décision attaquée. Par une décision du 11 janvier 2019, régulièrement publiée, M. F D a subdélégué sa signature à M. A E concernant les décisions, les actes administratifs, les conventions et les correspondances relevant des attributions de son service. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article 115 du règlement d'exécution (UE) de la Commission du 8 avril 2011 modifié, portant modalités d'application du règlement (CE) n° 1124/2009 du Conseil instituant un régime communautaire de contrôle afin d'assurer le respect des règles de la politique commune de la pêche : " Règles communes concernant les rapports d'inspection / () / 3. Les agents communiquent leurs observations à la personne physique ayant la responsabilité du navire de pêche () à la fin de l'inspection. L'opérateur a la possibilité de présenter des observations sur l'inspection et ses résultats. Les observations de l'opérateur sont notées dans le rapport d'inspection. () ". Aux termes de l'article 116 de ce règlement : " Etablissement des rapports d'inspection () / 2. L'agent responsable de l'inspection signe le rapport. L'opérateur est invité à signer le rapport. Sans préjudice de son droit national, sa signature constitue un accusé de réception du rapport et n'est pas considérée comme une acceptation de son contenu. / 3. Les agents peuvent établir les rapports d'inspection visés à l'article 115 du présent règlement sous forme électronique ". Aux termes de l'article 117 du même règlement : " Copie du rapport d'inspection / Une copie du rapport d'inspection visé à l'article 116 du présent règlement est envoyée à l'opérateur au plus tard quinze jours ouvrables après la fin de l'inspection et conformément au droit national de l'Etat membre ayant la souveraineté ou la juridiction sur le lieu de l'inspection. () ".
4. Il résulte de ces dispositions que les inspecteurs d'un navire de pêche doivent, à l'issue de leur inspection, communiquer leurs observations à la personne physique ayant la responsabilité du navire de pêche, lui laisser la possibilité de présenter des observations sur cette inspection et de noter ces observations dans leur rapport, l'inviter à signer ce rapport et le lui transmettre dans un délai de 15 jours ouvrables, que ce rapport soit établi ou non sous forme électronique.
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 946-5 du code rural et de la pêche maritime : " Les intéressés sont avisés au préalable des faits relevés à leur encontre, des dispositions qu'ils ont enfreintes et des sanctions qu'ils encourent. L'autorité compétente leur fait connaître le délai dont ils disposent pour faire valoir leurs observations écrites et, le cas échéant, les modalités s'ils en font la demande selon lesquelles ils peuvent être entendus. Elle les informe de leur droit à être assisté du conseil de leur choix. ".
6. En l'espèce, le rapport de l'inspection du navire de pêche de M. B, effectuée les 14 et 15 mars 2019, indique : " pas de commentaires " dans sa rubrique n° 70, " commentaires du capitaine ", et " oui " dans sa rubrique n° 73, " signature du capitaine ". Le requérant, s'il conteste avoir été invité à présenter des observations et à signer le rapport d'inspection, ne produit toutefois aucun élément de nature à remettre en cause l'exactitude de ces mentions. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que ce rapport d'inspection a été joint au courrier de notification de la procédure de sanction administrative initiée par l'administration à l'encontre du requérant, daté du 26 mars 2019, et reçu par le requérant le 1er avril 2019, soit dans les 15 jours ouvrables suivant la fin de l'inspection, conformément aux dispositions précitées du règlement d'exécution (UE) du 8 avril 2011. En outre, il ressort des pièces du dossier que M. B a, ainsi qu'il a été dit, été averti par un courrier du 26 mars 2019 de la procédure de sanction administrative, et a présenté des observations par courrier de son conseil du 5 avril 2019 ainsi que lors d'un entretien du 5 juin 2019 auprès des services de la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) de la Vendée. Compte-tenu de l'ensemble de ces éléments, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision est entachée d'un vice de procédure, en ce qu'elle méconnaîtrait le principe du contradictoire.
7. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 du règlement (CE) n° 1005/2008 du Conseil du 29 septembre 2008 établissant un système communautaire destiné à prévenir, à décourager et à éradiquer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée : " Navires de pêche pratiquant la pêche INN / 1. Un navire de pêche est présumé pratiquer la pêche INN s'il est démontré qu'il a, en violation des mesures de conservation et de gestion applicables dans la zone d'exercice de ces activités : ()/ b) manqué à ses obligations d'enregistrement et de déclaration des données de capture ou des données connexes () / 2. Ces activités visées au premier paragraphe sont considérées comme des infractions graves au sens de l'article 42 en fonction de leur gravité, qui est déterminée par l'autorité compétente de l'Etat membre en tenant compte de critères tels que le dommage causé, sa valeur, l'étendue de l'infraction ou sa répétition ". Aux termes de l'article 42 de ce règlement : " Aux fins du présent règlement, on entend par infractions graves : / a) les activités considérées comme de la pêche INN conformément aux critères établis à l'article 3 ; / b) la réalisation d'opérations économiques concernant directement la pêche INN, y compris l'échange de produits de la pêche INN ou l'importation de ceux-ci ; / c) la falsification de documents visés par le présent règlement ou l'utilisation de ces faux documents ou de documents non valables ".
8. Aux termes de l'article 14 du règlement (CE) n° 1224/2009 du conseil du 20 novembre 2009 instituant un régime communautaire de contrôle afin d'assurer le respect des règles de la politique commune de la pêche : " Etablissement et transmission du journal de pêche /1. Sans préjudice des dispositions spécifiques contenues dans les plans pluriannuels, les capitaines de navires de pêche communautaires d'une longueur hors tout de 10 mètres au moins tiennent un journal de pêche de leurs activités, en indiquant expressément toutes les quantités de chaque espèce capturée et conservée à bord supérieures à 50 kg en équivalent-poids vif. () / 2. Le journal de pêche visé au paragraphe 1 comporte en particulier les informations suivantes : () / f) les quantités estimées de chaque espèce en kilogrammes exprimées en équivalent-poids vif ou, le cas échéant, le nombre d'individus ; () / 3. La tolérance autorisée dans les estimations consignées dans le journal de bord des quantités en kilogrammes de poisson détenu à bord est de 10% pour toutes les espèces. () ". Aux termes de l'article 92 de ce règlement : " Système de points pour les infractions graves / 1. Les Etats membres appliquent un système de point pour les infractions graves visées à l'article 42, paragraphe 1, point a) du règlement (CE) n° 1005/2008 sur la base duquel le titulaire d'une licence de pêche se voit attribuer le nombre de points approprié s'il commet une infraction aux règles de la politique commune de la pêche. / 2. Lorsqu'une personne physique a commis une infraction grave aux règles de la politique commune de la pêche ou qu'une personne morale est reconnue responsable d'une telle infraction, un nombre de points appropriés est attribué au titulaire de la licence de pêche. () ".
9. Aux termes de l'article L. 946-1 du code rural et de la pêche maritime : " Indépendamment des sanctions pénales qui peuvent être prononcées et sous réserve de l'article L. 946-2, les manquements à la réglementation prévue par les dispositions du présent livre, les règlements de l'Union européenne pris au titre de la politique commune de la pêche et les textes pris pour leur application, y compris les manquements aux obligations déclaratives et de surveillance par satellite qu'ils prévoient, et par les engagements internationaux de la France peuvent donner lieu à l'application par l'autorité administrative d'une ou plusieurs des sanctions suivantes : / 1° Une amende administrative égale au plus : / a) A cinq fois la valeur des produits capturés, débarqués, transférés, détenus, acquis, transportés ou mis sur le marché en violation de la réglementation, les modalités de calcul étant définies par décret en Conseil d'Etat ; / b) A un montant de 1 500 € lorsque les dispositions du a ne peuvent être appliquées. / () / 3° L'attribution au titulaire de licence de pêche ou au capitaine du navire de points dans les conditions prévues à l'article 92 du règlement (CE) n° 1224 / 2009 du 20 novembre 2009 et l'inscription au registre national des infractions à la pêche maritime ; () ". Aux termes de l'article R. 946-4 du même code: " La présente section définit les " infractions graves ", au sens de l'article 42 du règlement (CE) n° 1005/2008 du Conseil du 29 septembre 2008 établissant un système communautaire destiné à prévenir, à décourager et à éradiquer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée ainsi que du paragraphe 1 de l'article 90 du règlement (CE) n° 1224/2009 du Conseil du 20 novembre 2009 instituant un régime communautaire de contrôle afin d'assurer le respect des règles de la politique commune de la pêche. / Ces infractions donnent lieu à l'attribution de points de pénalité au titulaire d'une licence de pêche et au capitaine d'un navire de pêche en vertu de l'article 92 du règlement (CE) n° 1224/2009 précité et des dispositions prises pour son application. / Le nombre de points de pénalité est fonction des catégories d'infractions mentionnées à l'annexe XXX du règlement d'exécution (UE) n° 404/2011 de la Commission du 8 avril 2011 portant modalités d'application du règlement (CE) n° 1224/2009 du Conseil du 20 novembre 2009 instituant un régime communautaire de contrôle afin d'assurer le respect des règles de la politique commune de la pêche. () ". Aux termes de l'article R. 946-5 du même code : " I. Constituent une " infraction grave " entrant dans la catégorie n° 1 mentionnée au troisième alinéa de l'article R. 946-4 et donnent lieu à l'attribution de trois points de pénalité lorsqu'ils sont commis dans une ou plusieurs des conditions définies au II : 1° Les manquements aux obligations déclaratives concernant le navire, ses déplacements, les opérations de pêche, les captures et les produits qui en sont issus, l'effort de pêche, le stockage, la transformation, le transbordement, le transfert ou le débarquement des captures et des produits de la pêche et de l'aquaculture marine ; (). II. -Les conditions mentionnées au I sont les suivantes : 1° Lors d'une action de pêche, d'un transbordement ou d'un débarquement réalisés sur une espèce régulée ou interdite pour des quantités supérieures à 100 kg ou à 20 % des quantités totales mentionnées dans le journal de pêche, la fiche de pêche, la déclaration de transbordement ou la déclaration de débarquement ; () ; / 5° Ces manquements sont constatés à trois reprises dans une période de trois mois consécutifs ; () ".
10. Pour fonder la sanction litigieuse, le préfet de la région Pays de la Loire a retenu à l'encontre de M. B la circonstance qu'il a exercé son activité de pêche maritime sans respecter les obligations déclaratives nécessaires au contrôle de ces activités, pour avoir sous-estimé de façon répétée des captures dans ses déclarations effectuées dans son journal de pêche électronique, au-delà de la marge de tolérance de 10% entre les déclarations de capture et les déclarations au débarquement. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a, lors de son entretien préalable avec les services de la DDTM de la Vendée du 5 juin 2019, reconnu les erreurs d'enregistrement qui lui sont reprochées. Il s'agit notamment, ainsi qu'il résulte tant du courrier de notification de la procédure de sanction administrative daté du 26 mars 2019 que des termes de la décision attaquée, d'écarts supérieurs à 30% entre les volumes déclarés en capture et les volumes déclarés au débarquement, pour quatre espèces, lors de la marée du 10 au 15 mars 2019 : le grondin perlon, le merlu, la baudroie et le merlan. D'autre part, il résulte des contrôles croisés documentaires des marées produits que des écarts de plus de 20% ont été constatés au cours des marées du 12 au 14 février concernant le merlu, puis du 19 au 23 février 2019, concernant le merlu et la sole, espèces régulées. Par suite, dès lors que les écarts entre les quantités capturées et débarquées ont, au moins sur les marées précitées, concerné des espèces régulées, et ont porté sur plus de 20 % des quantités totales déclarées, l'administration était fondée à considérer que M. B avait manqué à ses obligations déclaratives dans les conditions fixées par les dispositions précitées du II de l'article R. 946-5 du code rural et de la pêche maritime, et que ces manquements constituaient de ce fait, comme le prévoit cet article, une infraction grave entrant dans la catégorie n°1 mentionnée au troisième alinéa de l'article R. 946-5 du même code, donnant lieu à l'attribution de trois points de pénalité. Enfin, la circonstance que le requérant n'aurait pas eu d'intention frauduleuse, à la supposer établie en dépit du caractère répété des manquements de ce dernier, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, eu égard aux motifs sur lesquels elle se fonde. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'en lui appliquant la sanction litigieuse, l'administration aurait inexactement qualifié les faits de l'espèce, ni qu'elle aurait pris une sanction disproportionnée.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande le requérant au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au secrétaire d'Etat chargé de la mer.
Copie en sera adressé au préfet de la région des Pays de la Loire.
Délibéré après l'audience du 9 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Degommier, président,
Mme Frelaut, première conseillère,
Mme Martel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2023.
La rapporteure,
L. FRELAUT
Le président,
S. DEGOMMIERLa greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne au secrétaire d'Etat chargé de la mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce que requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Conseil d'État — N° 515333
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.
03/05/2026
Conseil d'État — N° 509298
Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 507528
Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.
09/04/2026