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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2004641

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2004641

jeudi 13 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2004641
TypeDécision
RecoursAutorisation
Formation5ème Chambre
Avocat requérantROULLEAU

Texte intégral

Vu la procédure suivante n° 2004641 :

Par une requête, enregistrée le 30 avril 2020, M. B E, représenté par Me Julien Roulleau, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du préfet de Maine-et-Loire du 27 février 2020 lui refusant la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" en qualité de père d'enfants français ;

2°) d'enjoindre à cette autorité de prendre une nouvelle décision après avoir procédé à un nouvel examen de sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocat en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée a été signée par une autorité qui n'était pas habilitée à cette fin ;

- elle est entachée d'erreur de fait, à tout le moins, d'erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mai 2023, le préfet de Maine-et-Loire demande au tribunal de rejeter les conclusions présentées par M. E.

Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

L'aide juridictionnelle totale a été accordée à M. E par une décision du 15 février 2021 de la section du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Nantes en charge des affaires portées devant le tribunal administratif.

II - Vu la procédure suivante n° 2010871 :

Par une requête, enregistrée le 28 octobre 2020, M. B E, représenté par Me Jean-Raphaël Mongis, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du préfet de Maine-et-Loire du 18 août 2020 rejetant implicitement son recours gracieux formé à l'encontre de la décision du 27 février 2020 lui refusant la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" en qualité de père d'enfants français ;

2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer ce titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte d'un montant de 50 euros par jour de retard ;

3°) à défaut, de prescrire à cette même autorité de prendre une nouvelle décision après avoir procédé à un nouvel examen de sa situation, dans le même délai et sous la même astreinte, et de lui délivrer, dans l'attente de cette décision, une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée méconnaît les dispositions du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant et le 5ème alinéa du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mai 2023, le préfet de Maine-et-Loire demande au tribunal de rejeter les conclusions présentées par M. E.

Il soutient que :

- le moyen tiré de la méconnaissance du 5ème alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 est inopérant, au surplus, non fondé ;

- les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la Constitution, et notamment son préambule ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 ;

- le code de justice administrative ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'heure de l'audience.

Le rapport de M. G a été entendu au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 22 juin 2023 à partir de 9h45.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes enregistrées sous les nos 2004641 et 2010871 tendent à l'annulation, respectivement, d'une décision rejetant une demande de titre de séjour et d'une décision rejetant le recours gracieux formé contre ce refus de séjour. Elles ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu d'en joindre l'examen afin qu'il y soit statué par un seul et même jugement.

2. M. B E est un ressortissant tunisien qui est né le 9 septembre 1988. Il est entré en France au cours de l'année 2015. Il a noué une relation avec une ressortissante française, Mme A F, de laquelle sont nés deux enfants nés les 15 juillet 2018 et 16 juin 2019. Il a bénéficié d'une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" en qualité de parent d'un enfant français, dont la validité s'étendait du 15 janvier 2019 au 14 janvier 2020. Il a sollicité le renouvellement de ce titre de séjour le 13 février 2020, mais, par un arrêté du 27 février 2020, le préfet de Maine-et-Loire a rejeté cette demande. M. E demande au tribunal l'annulation de cette décision dans l'instance n° 2004641 enregistrée le 30 avril 2020. Le 18 juin suivant, les services de la préfecture de Maine-et-Loire ont réceptionné le recours gracieux formé par M. E contre la décision du 27 février 2020. Aucune décision expresse n'étant intervenue à l'expiration du délai de deux mois courant depuis cette réception, une décision implicite de rejet de ce recours est née le 18 août 2020, dont l'intéressé demande au tribunal l'annulation dans l'instance n° 2010871.

3. Il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative.

4. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () le titre de séjour est délivré par le préfet du département dans lequel l'étranger a sa résidence () ". Selon l'article 43 du décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à l'action des services de l'Etat dans les régions et départements : " Le préfet de département peut donner délégation de signature () 7° Aux agents en fonction dans les préfectures, pour les matières relevant des attributions du ministre de l'intérieur () ".

5. L'arrêté du 27 février 2021 a été signé, non par le préfet de Maine-et-Loire, mais "pour le préfet" par Mme D C en qualité de directrice de l'immigration et des relations avec les usagers de la préfecture de ce département. Cette dernière bénéficiait, par arrêté de ce préfet, pris le 21 février 2021 et publié le 26 février suivant au recueil des actes administratifs de ce département, d'une délégation à l'effet de signer les arrêtés formalisant l'ensemble des décisions relatives au séjour. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'habilitation de la signataire du refus de séjour en litige doit être écarté.

6. Aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" est délivrée de plein droit : () 6° A l'étranger (), qui est père () d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée ; () ".

7. Pour rejeter la demande tendant au renouvellement de la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" sur le fondement des dispositions précitées du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de Maine-et-Loire s'est fondé sur deux motifs. Il a estimé que M. E ne justifiait pas, au regard des documents produits, d'une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de ses deux enfants dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil. Il a également considéré que la présence en France de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public. La décision implicite de rejet du recours gracieux formé contre la décision du 27 février 2020 doit être regardée comme fondée sur les deux mêmes motifs.

8. Pour justifier qu'il contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses deux enfants dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, aux termes duquel chacun des parents contribue à cet entretien et à cette éducation à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant, M. E produit diverses attestations et des justificatifs d'achats de vêtements pour enfants ainsi que de produits alimentaires et de soins pour enfants. La mère des enfants indique, dans une attestation, que leur père a toujours été présent dans leur vie, qu'il a pu les emmener en ballade ou en visite chez des membres de leur famille, qu'ils vivent ensemble depuis la naissance de leur premier enfant, et qu'il est présent lors des rendez-vous médicaux. La présence lors de ces rendez-vous est confirmée par le médecin des enfants. Les attestations établies par la mère et la sœur de sa compagne, ainsi que par des amis des parents de ces enfants évoquent notamment l'implication de M. E dans la vie de ses enfants, des sorties fréquentes, et le souci régulier pour le bien-être de ces derniers. Cependant, ces attestations, qui remontent, à l'exception de l'une d'entre elles qui n'est pas datée, au mois de mai de l'année 2020, soit postérieurement à la première des décisions attaquées, sont globalement peu circonstanciées. Les dates des rendez-vous médicaux ne sont pas davantage précisées par le certificat établi le 12 mai 2020 par le médecin qui suit les enfants. Il ressort également des pièces du dossier que M. E a été incarcéré entre le 8 novembre 2019 et le 28 juin 2020, période au cours de laquelle est intervenu le refus de séjour en litige et que s'il soutient qu'il a pu être en contact avec ses enfants à l'occasion de visites au parloir, il ne produit que les badges remis par l'établissement, au sein duquel il a purgé sa peine d'emprisonnement, à ses enfants et à leur mère à la suite de la délivrance à ces derniers de permis de visite, cette production n'étant pas accompagnée de celle d'un document relevant les dates des différentes visites qu'ils auraient rendues à M. E lors de son incarcération. Les justificatifs d'achats précités qu'il produit remontent, pour ceux dont il est possible de déterminer la date, aux 29 août 2018, 8 septembre 2018 et 14 octobre 2019, de sorte qu'aucune régularité dans les actes d'achats n'apparait. Certes, il fait état de ses faibles ressources, mais cette allégation n'est corroborée par aucune pièce. Au regard de l'ensemble de ces éléments, et en l'absence d'autres pièces, notamment des photographies montrant régulièrement le père des enfants à leurs côtés depuis leur naissance, alors que la vie commune avec ces derniers et leur mère n'est attestée que par les seules déclarations de cette dernière, le motif tiré du défaut de justification d'une contribution effective de M. E à l'entretien et à l'éducation de ses deux enfants dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil ne peut être regardé comme entaché d'une erreur d'appréciation.

9. Pour estimer que la présence en France de M. E constituait une menace pour l'ordre public, le préfet de Maine-et-Loire s'est appuyé sur la triple condamnation pénale dont a fait l'objet l'intéressé. Par un jugement du 29 mars 2018, le tribunal correctionnel de Saumur lui a infligé une peine de trois mois d'emprisonnement avec sursis à raison de faits de refus par le conducteur d'un véhicule d'obtempérer à une sommation de s'arrêter et de conduite d'un véhicule sans permis, commis le 2 décembre 2017. Par un jugement du 8 novembre 2018, le tribunal correctionnel de Poitiers a prononcé à l'encontre de M. E une peine de deux années d'emprisonnement pour des faits d'acquisition, d'offre ou cession non autorisée de stupéfiants et d'usage illicite de stupéfiants, commis entre le 1er novembre 2017 et le 15 mai 2018. L'intéressé a été enfin condamné, par un jugement du 19 septembre 2019 du tribunal correctionnel de Saumur, à une peine de quatre mois d'emprisonnement pour des faits de rébellion et d'outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique et de conduite d'un véhicule en ayant fait un usage de substances ou de plantes classées comme stupéfiants commis le 6 mai 2019.

10. Certes, les faits pour lesquels M. E a été condamné par les deux premiers jugements précités ont été commis sur la période comprise entre le 1er novembre 2017 et le 15 mai 2018, soit avant la naissance de son premier enfant, et n'ont pas fait obstacle à qu'il puisse se voir délivrer, le 15 janvier 2019, soit postérieurement à ces jugements, la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" en qualité de parent d'un enfant français alors que, comme cela été rappelé au point 4, cette délivrance intervient sauf si la présence en France de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public. Toutefois, postérieurement à la naissance de son premier enfant, M. E a commis de nouveaux faits ayant donné lieu à une condamnation pénale prononcée le 19 septembre 2019, certes à une peine d'emprisonnement moins importante, puisqu'elle a été fixée à 4 mois, mais les faits en cause, soit des faits de rébellion et d'outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique et de conduite d'un véhicule en ayant fait un usage de substances ou de plantes classées comme stupéfiants, atteignent un niveau de gravité qui, conjugué avec le degré de gravité des faits commis entre le 1er novembre 2017 et le 15 mai 2018 et alors que les derniers faits remontent au 6 mai 2019, dans l'année qui précède le refus de séjour en litige, permet de regarder la présence de M. E en France comme constitutive d'une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, quand bien même le requérant soutient que la paternité l'a responsabilisé, ce qui est cependant contredit par les faits ressortant du dossier puisqu'une partie des faits ont été commis après la naissance du premier enfant et que les derniers faits remontent à une date antérieure d'un peu plus mois à la naissance de son second enfant, le préfet de Maine-et-Loire n'a pas davantage entaché le second motif de la décision attaquée d'erreur d'appréciation.

11. En troisième lieu, un refus de séjour ne peut être légalement opposé s'il porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale d'un ressortissant étranger et s'il méconnait ainsi les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant énoncent que dans toutes les décisions qui concernent les enfants, notamment celles prises par des autorités administratives, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale.

12. Au regard des éléments mentionnés au point 8, dont il ressort que M. E ne peut être regardé comme justifiant d'une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de ses enfants depuis leur naissance et alors que la décision en litige n'a pas pour objet d'obliger l'intéressé à quitter le territoire français et donc de le séparer notamment de ses enfants français, cette décision, qui est par ailleurs fondée légalement sur le motif tiré d'une présence constitutive d'une menace pour l'ordre public, ne peut être regardée, ni comme portant une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé et comme méconnaissant par suite l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni comme étant contraire aux stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

13. En dernier lieu, le cinquième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 énonce : " Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances ". Le requérant soutient que, dans la mesure où il remplit toutes les conditions pour bénéficier du titre de séjour sollicité, le refus de séjour en litige porte une atteinte disproportionnée au droit d'obtenir un emploi. Or, comme cela a été précédemment relevé, le requérant ne remplit pas les conditions requises pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le dernier moyen soulevé doit, en tout état de cause, être écarté.

14. Il résulte de tout ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 27 février 2020 prise par le préfet de Maine-et-Loire lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et de la décision implicite de rejet de son recours gracieux. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées, dans l'instance n° 2004641, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, ainsi que de celles présentées sur le seul fondement du premier de ces deux articles dans l'instance n° 2010871, doivent être également rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : Les requêtes présentées par M. E sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Julien Roulleau.

Délibéré après l'audience du 22 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Luc Martin, président,

M. David Labouysse, premier conseiller,

Mme Nathalie Caro, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2023.

Le rapporteur,

D. G

Le président,

L. MARTIN

La greffière,

V. MALINGRE

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

V. MALINGRE

Nos 2004641 et 2010871

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