LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2111597

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2111597

mercredi 26 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2111597
TypeDécision
Formation5ème Chambre
Avocat requérantKADDOURI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait la décision du 20 septembre 2021 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui retirant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A a dissimulé avoir déjà obtenu une protection internationale en Italie, manquant ainsi à ses obligations envers les autorités d'asile. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation concernant sa vulnérabilité est également écarté, faute de justification.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 octobre 2021, M. B A, représenté par Me Kaddouri, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 20 septembre 2021 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à Nantes lui a retiré le bénéfice des conditions matérielles d'accueil qui lui avaient été accordées ;

2°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans un délai de 7 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation administrative dans un délai de 2 mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration de l'intégration la somme de 1 800 euros à verser à son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- elle méconnait l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'elle ne tient pas compte de sa vulnérabilité.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mars 2024, l'Office français de l'immigration de l'intégration conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 31 janvier 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 22 janvier 2025 à 10h.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant afghan né le 24 juin 1991, est entré irrégulièrement en France, y a sollicité l'asile le 25 juin 2021 auprès des services de la préfecture de Loire-Atlantique, et a accepté le même jour l'offre de prise en charge de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Le 24 aout 2021, l'OFII a informé M. A de son intention de mettre fin aux conditions matérielles d'accueil. Par une décision du 20 septembre 2021 dont le requérant demande l'annulation, la directrice territoriale à Nantes de l'OFII a mis fin au bénéfice des conditions matérielles d'accueil.

2. En premier lieu, la décision attaquée vise les articles L. 551-16 et R. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, anciennement L. 744-7 et R. 744-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et indique à M. A que l'OFII a décidé de mettre fin aux conditions matérielles d'accueil dont il bénéficiait, car il n'a pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile en dissimulant le fait qu'il bénéficie d'une protection internationale en Italie. Cette décision comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde et est, par suite, suffisamment motivée. De plus, il ressort de cette motivation, qui se réfère à l'évaluation de la situation personnelle et familiale de M. A, que la directrice territoriale de l'OFII a procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Par suite, les moyens tirés du défaut de motivation de la décision attaquée et du défaut d'examen réel et sérieux de la situation de vulnérabilité du requérant doivent être écartés.

3. En deuxième lieu aux termes de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile : " Il est mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur, dans le respect de l'article 20 de la directive 2013/33/ UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, dans les cas suivants : () / 3° Il ne respecte pas les exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes ; () ".

4. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du résumé de l'entretien individuel qui s'est tenu dans les locaux de la préfecture de la Loire-Atlantique le 25 juin 2021, que M. A a déclaré n'avoir jamais demandé l'asile dans un Etat membre de l'Union européenne, alors qu'il ressort du courrier de la Directrice de l'Asile du 25 juin 2021, qu'il a demandé l'asile le 4 aout 2015 en Italie, et le 10 aout 2015 en Hongrie. De plus, il est constant qu'il bénéficie de la protection internationale en Italie, ce qu'il n'a pas davantage déclaré auprès des autorités françaises en charge de l'asile lors du dépôt de sa demande. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

5. En troisième lieu, M. A soutient que la directrice territoriale de l'OFII aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de sa vulnérabilité. Toutefois, le requérant ne justifie pas des raisons qui l'ont conduit à méconnaître ses obligations envers les autorités en charge de l'asile et s'il fait valoir qu'à la date de la décision attaquée, il vivait seul sur le territoire national, sans aucune ressource et sans domicile fixe, alors même qu'il a déclaré, dans un entretien de réévaluation de sa vulnérabilité qui s'est tenu le 24 aout 2021, qu'il était hébergé chez son oncle maternel, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il présentait, à cette même date, une vulnérabilité particulière. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

6. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à solliciter l'annulation de la décision qu'il conteste. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E:

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Kaddouri et à l'Office français de l'immigration de l'intégration.

Délibéré après l'audience du 22 janvier 2025, à laquelle siégeaient :

M. Luc Martin, président,

Mme Claire Martel, première conseillère,

Mme Justine-Kozue Kubota, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mars 2025.

La rapporteure,

J-K. C

Le président,

L. MARTIN

La greffière,

S. BARBERA

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

1

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302927

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... A... visant à engager la responsabilité de la commune d'Aubagne, de GRDF et de la société SOBECA suite à un accident de motocyclette. Le tribunal a jugé la requête irrecevable à l'encontre de la commune et de SOBECA pour défaut de demande indemnitaire préalable obligatoire, et a estimé que les conditions de la responsabilité de GRDF, en tant que maître d'ouvrage, n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les règles de procédure administrative contentieuse, notamment l'exigence d'une demande préalable.

07/04/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303832

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du département des Bouches-du-Rhône refusant le versement d'une subvention pour l'achat d'un véhicule électrique à M. C... B... La juridiction a retenu que le refus était insuffisamment motivé, car il ne comportait pas la référence à la base légale ou réglementaire appliquée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au département de réexaminer la demande du requérant dans un délai de trois mois.

07/04/2026

TA13

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308520

**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral refusant une autorisation de défrichement pour un projet de lotissement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Urban Foncier et confirme le refus de défrichement. Il écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'irrégularité de la procédure, et estime que le préfet a légalement justifié son refus au regard des risques d'incendie. **Textes appliqués** : Les articles L. 341-1, L. 341-3 et L. 341-5 (notamment son 9°) du code forestier, relatifs à la définition du défrichement, son autorisation préalable et les motifs de refus pour la protection contre les risques naturels comme les incendies.

07/04/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309108

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de propriétaires visant à faire déplacer des armoires de fibre optique d'Orange et à obtenir des indemnités. La juridiction a jugé que le préjudice allégué (gêne d'accès au garage) ne constituait pas un dommage anormal et spécial, condition nécessaire pour engager la responsabilité sans faute du gestionnaire d'un ouvrage public. Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité publique pour dommages de travaux publics.

07/04/2026

← Retour aux décisions