Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2112161

lundi 31 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2112161
TypeOrdonnance
Avocat requérantGOUILLON1

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme B d’une requête contestant le refus de la société Enedis de déplacer à ses frais un poteau et une ligne électriques situés sur leur propriété. Par un mémoire enregistré le 21 mars 2025, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur instance. Par ordonnance du 31 mars 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la société Enedis tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu de mettre les frais à la charge des requérants.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 28 octobre 2021 et le 6 février 2024, M. A B et Mme D C épouse B, représentés par Me Guillon, demandent au tribunal

1°) d'annuler la décision du 25 août 2021 par laquelle la société Enedis a refusé de déplacer, à ses frais, le poteau et la ligne électriques implantés sur leur propriété située au lieudit " Petite Voisine " à Noyen-sur-Sarthe ;

2°) d'enjoindre à la société Enedis de procéder à la dépose du support béton et du branchement aérien et de les déplacer en limite de leur propriété dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à l'expiration de ce délai en application des dispositions des articles L. 911-1 et L. 911-3 du code de justice administrative ;

3°) de mettre à la charge de la société Enedis le versement de la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 octobre 2022, la société Enedis, représentée par Me Paitier, conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, au rejet de la requête, à titre infiniment subsidiaire, à ce qu'il soit enjoint à la société Enedis de procéder au déplacement des ouvrages en litige dans un délai minimum de six mois à compter de la notification du jugement à intervenir et demande à ce que soit mis à la charge des requérants le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 21 mars 2025, M. et Mme B déclarent se désister de leur instance.

Vu les pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1' Donner acte des désistements () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Par un mémoire enregistré le 21 mars 2025, M. et Mme B ont déclaré se désister de leur instance. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. et Mme B la somme de 1 500 euros que la société Enedis demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. et Mme B.

Article 2 : Les conclusions de la société Enedis présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et Mme D C épouse B et à la société Enedis.

Fait à Nantes, le 31 mars 2025.

La présidente,

H. DOUET

La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,