LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2213469

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2213469

mercredi 26 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2213469
TypeDécision
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantSELARL LEXCAP ANGERS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 11 octobre 2022 et le 2 août 2024, la société Provinvest Gestion Developpement, représentée par Me Thoumazeau, demande au tribunal :

1°) de condamner la commune de Mauges-sur-Loire à lui verser la somme de

110 196,15 euros en réparation du préjudice que lui a causé la rupture des négociations précontractuelles ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Mauges-sur-Loire la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la commune de Mauges-sur-Loire a commis une faute en renonçant au projet d'aménagement de l'usine Corine du Bellay après avoir entamé des négociations avec elle et poursuivi les pourparlers ;

- cette faute lui a causé un préjudice commercial et financier à hauteur de 40 114,90 euros, un préjudice tiré du manque à gagner à hauteur de 65 081,25 euros et un préjudice d'atteinte à sa réputation professionnelle à hauteur de 5 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juillet 2024, la commune de Mauges-sur-Loire, représentée par Me Meunier, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société Provinvest Gestion Developpement au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- elle n'a pas commis de faute dès lors qu'elle était libre de mettre fin aux négociations précontractuelles ;

- les préjudices dont se prévaut la société Provinvest Gestion Developpement ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 13 décembre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au

14 janvier 2025 à 12h00.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme El Mouats-Saint-Dizier,

- les conclusions de M. Simon, rapporteur public,

- et les observations de Me Pasco, représentant la société Provinvest Gestion Developpement, et de Me Nguyen, représentant la commune de Mauges-sur-Loire.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 17 février 2020, le conseil municipal de la commune de Mauges-sur-Loire a approuvé le principe de la vente d'une partie des bâtiments du site industriel de l'ancienne usine Corine du Bellay à la société Provinvest Gestion Developpement afin qu'elle réalise des logements locatifs sociaux, des locaux et équipements publics et a approuvé le principe du rachat par vente en l'état futur d'achèvement des équipements publics. La délibération prévoyait un délai de six mois pendant lequel il incombait à la société Provinvest Gestion Developpement de réaliser les études de faisabilité architecturale et financière et au terme duquel les conditions de la vente pourraient être négociées puis actées par une promesse de vente. En raison de l'abandon du projet par la commune, la société Provinvest Gestion Developpement a adressé un projet de protocole transactionnel que la commune a rejeté par un courrier du

11 mai 2022. Par un courrier du 7 juillet 2022, la société Provinvest Gestion Developpement a contesté la décision du 11 mai et a demandé à la commune de lui verser la somme de

110 196,15 euros. Par sa requête, la société demande de condamner la commune à lui verser cette somme.

Sur la responsabilité de la commune :

2. La rupture unilatérale, par la personne publique, pour un motif d'intérêt général, des négociations préalables à la passation d'un contrat n'est pas de nature à engager sa responsabilité pour faute. Cette responsabilité peut, toutefois, être mise en cause lorsque la personne publique, au cours des négociations, a incité son partenaire à engager des dépenses en lui donnant, à tort, l'assurance qu'un tel contrat serait signé, si celui-ci peut soutenir qu'il ignorait légitimement le risque auquel il s'exposait. En revanche, alors même qu'une telle assurance aurait été donnée, elle ne peut créer aucun droit à la conclusion du contrat. La perte du bénéfice que le partenaire pressenti escomptait de l'opération ne saurait, dans cette hypothèse, constituer un préjudice indemnisable.

3. En premier lieu, il résulte de l'instruction que la société Provinvest Gestion Developpement a initié le projet d'aménagement auprès de la commune en faisant valoir sa spécialisation dans la construction et la vente en l'état futur d'achèvement et que la délibération du 17 février 2020, qui approuve le principe de l'attribution d'un projet à la société requérante, ne se prononce pas sur les conditions financières du projet et conditionne la réalisation de celui-ci au fait que le déficit de l'opération, sans compter le coût d'acquisition des équipements publics intégrés à l'opération, ne dépasse pas 300 000 euros. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que, par la délibération du 17 février 2020, la commune n'a pas promis à la société qu'une promesse de vente ou un acte de vente définitif serait conclu au terme du délai de six mois mais a seulement invité la société à réaliser, à ses frais, les études nécessaires notamment à la négociation des conditions financières du projet. La société Provinvest Gestion Developpement, en tant que professionnelle du secteur, ne pouvait ignorer que l'étude de faisabilité ne conduirait pas forcément à la conclusion du contrat envisagé. En troisième lieu, il ne résulte pas de l'instruction, et en particulier des échanges de mail entre la société et la commune de Mauges-sur-Loire que cette dernière aurait fermement incité la société Provinvest Gestion Developpement à poursuivre les démarches en vue de la conclusion d'un acte de vente à la fin de l'année 2020. Au contraire, la commune l'a simplement informée de ce que le programme de l'opération devait être confirmé et qu'elle n'avait pas assez de visibilité sur les coûts engendrés pour valider les propositions de la société. En dernier lieu, il résulte de l'instruction que la commune a renoncé à conclure le projet proposé par la société Provinvest Gestion Developpement au regard des résultats de l'étude de faisabilité qui l'a conduite à préférer garder la maîtrise d'ouvrage du projet et le confier à des opérateurs publics. Contrairement à ce que soutient la société requérante, il résulte de l'instruction que, dès le 13 janvier 2021, cette société pouvait s'attendre à ce que la commune choisisse de ne pas lui confier le projet au regard des maquettes financières transmises à la société. Dans ces conditions, la commune de Mauges-sur-Loire ne peut être regardée comme ayant donné à la société Provinvest Gestion Developpement l'assurance qu'un acte de vente serait conclu et la société ne pouvait légitimement ignorer le risque auquel elle s'exposait en débutant les démarches pour mener à bien le projet envisagé. Par suite, la société Provinvest Gestion Developpement n'est pas fondée à soutenir que la commune de Mauges-sur-Loire a commis une faute susceptible d'engager sa responsabilité.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'indemnisation présentées par la société Provinvest Gestion Developpement doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la commune de Mauges-sur-Loire qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Il y lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre une somme de 1 500 euros à la charge de la société Provinvest Gestion Developpement au titre de ces dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société Provinvest Gestion Developpement est rejetée.

Article 2 : La société Provinvest Gestion Developpement versera une somme de 1 500 (mille cinq-cents) euros à la commune de Mauges-sur-Loire au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Provinvest Gestion Developpement et à la commune de Mauges-sur-Loire.

Délibéré après l'audience du 5 mars 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Rimeu, présidente,

M. Jégard, premier conseiller,

Mme El Mouats-Saint-Dizier, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mars 2025.

La rapporteure,

M. EL MOUATS-SAINT-DIZIER

La présidente,

S. RIMEU La greffière,

P. LABOUREL

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA35Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504243

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un professeur demandant l'annulation du refus de son placement en congé de longue maladie et de son placement en disponibilité d'office pour raison de santé. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur les avis défavorables des conseils médicaux, qui n'avaient pas constaté le caractère invalidant et de gravité confirmée requis par les articles L. 822-6 et suivants du code général de la fonction publique. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la motivation et à la procédure.

08/04/2026

TA35Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506604

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un maître de conférences demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de télétravail à temps complet pour raison de santé. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet, née du silence gardé par l'université, était entachée d'une erreur de droit car elle méconnaissait l'obligation d'aménagement pesant sur l'employeur public envers un agent reconnu travailleur handicapé, au sens de l'article L. 5213-6 du code du travail et de l'article 20 quater de la loi du 13 juillet 1983. En conséquence, le tribunal a annulé cette décision implicite de rejet.

08/04/2026

TA35Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301439

La décision concerne un litige portant sur le calcul de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour un établissement commercial exploité par la SAS Oléa Exploitation. Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de la société, qui contestait la méthode de pondération des surfaces utilisée par l'administration fiscale pour déterminer l'assiette de l'impôt. Le tribunal a jugé que les coefficients de réduction appliqués, fondés notamment sur le critère d'accessibilité à la clientèle, étaient conformes aux dispositions des articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de son annexe III.

08/04/2026

TA35Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302143

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande d'un contribuable visant à obtenir la décharge de rappels de TVA et de pénalités pour la période 2013-2017. Le tribunal a jugé que l'activité d'agent commercial exercée constituait bien une activité économique imposable à la TVA, et que son défaut de déclaration caractérisait une activité occulte. Cette qualification a permis à l'administration d'appliquer le délai de reprise étendu de dix ans prévu à l'article L. 176 du livre des procédures fiscales et la majoration de 80% prévue à l'article 1728 du code général des impôts.

08/04/2026

← Retour aux décisions