LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2308235

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2308235

jeudi 15 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2308235
TypeDécision
PublicationC
FormationOQTF 6 semaines - 6ème chambre
Avocat requérantPRELAUD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 16 juin 2023, le 15 novembre 2023, le 4 décembre 2023 et le 29 janvier 2024 Mme A B, représentée par Me Prelaud demande au Tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 1er juin 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de quarante-cinq jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office ;

2°) d'enjoindre au préfet la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation sous les mêmes conditions ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et au profit de Me Prelaud, qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;

Elle soutient que :

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle n'a pas bénéficié d'un entretien préalable pour faire valoir ses arguments concernant l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- le collège de médecins du service médical de l'OFII aurait dû être saisi ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles de l'article 33 de la convention de Genève ;

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle a été prise en application d'une obligation de quitter le territoire illégale ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 novembre 2023 et des pièces produites le 26 janvier 2024, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir que la qualité de réfugiée a été reconnue à la requérante et qu'un titre de séjour pluriannuel va lui être remis.

Par un mémoire enregistré le 29 novembre 2023 le préfet de la Loire-Atlantique produit l'autorisation provisoire de séjour délivrée à Mme B valable du 15 septembre 2023 au 14 mars 2024.

Mme B a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 novembre 2023.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Giraud pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant le cas où l'étranger fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sur le fondement des 1, 2° ou 4° de l'article L. 611-1 du même code, dans leur rédaction applicable jusqu'au 1er mai 2021.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

-le rapport de M. Giraud, président-rapporteur,

- les observations de Me Prelaud, représentant Mme B

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par arrêté du 1er juin 2023, le préfet de la Loire-Atlantique a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours à Mme B, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai. Elle demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

2. Par un mémoire en défense enregistré le 7 novembre 2023, le préfet de la Loire-Atlantique fait valoir que la protection subsidiaire a été reconnue à Mme B par une décision du 30 août 2023 de la Cour nationale du droit d'asile. Le préfet de la Loire-Atlantique indique qu'il a délivré à la requérante une autorisation provisoire de séjour valable du 15 septembre 2023 au 14 mars 2024, le temps que les services de l'OFPRA reconstituent l'état civil de la requérante afin que puisse, ensuite, sans instruction, lui être délivré un titre de séjour pluriannuel. Si le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas expressément abrogé l'arrêté contesté, il doit nécessairement être regardé comme l'ayant implicitement abrogé à compter de l'autorisation de séjour délivrée à la requérante. Cette autorisation provisoire de séjour ne peut plus être retirée ni abrogée, dès lors, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté attaqué ainsi que sur les conclusions à fin d'injonction.

Sur les conclusions tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

3. Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale au titre de la présente instance. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, la somme de 1 200 euros à verser à Me Prelaud, avocate du requérant. Ce versement vaudra, conformément à cet article 37, renonciation à ce qu'elle perçoive la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle dont bénéficie Mme B.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme B aux fins d'annulation et d'injonction.

Article 2 : L'Etat versera à Me Prelaud une somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B, à Me Prelaud et au préfet de la Loire-Atlantique.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 février 2024.

Le magistrat désigné,

T. GIRAUDLe greffier,

G. VIEL

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409576

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante ivoirienne, contestant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de la Sarthe. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par un délégataire et suffisamment motivé. Il a également estimé que la requérante n'apportait aucun élément pour démontrer une atteinte à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), ni un risque de traitements inhumains en cas de retour dans son pays d'origine au sens de l'article 3 de la même Convention et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

02/06/2025

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409845

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l’arrêté du préfet de Maine-et-Loire lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet ne s’était pas estimé lié par les décisions de l’OFPRA et de la CNDA. Il a également jugé que les éléments produits par le requérant ne permettaient pas d’établir qu’il serait personnellement exposé à des risques en Turquie, en application de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

02/06/2025

TA44
← Retour aux décisions
Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408973

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 17 mai 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique avait abrogé l'attestation de demandeur d'asile de M. B, ressortissant azerbaïdjanais, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a retenu que le préfet n'avait pas examiné l'état de santé du requérant, pourtant documenté par des pièces médicales, entachant ainsi sa décision d'un défaut d'examen personnel. Cette annulation de l'obligation de quitter le territoire français entraîne, par voie de conséquence, l'annulation des décisions subséquentes fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour. La solution se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

14/05/2025

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408706

24/04/2025