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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2308451

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2308451

mercredi 25 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2308451
TypeDécision
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantPELLION

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 juin 2023, Mme A B, représentée par Me Pellion, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 16 mars 2023 par lequel le préfet de la Sarthe a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Sarthe, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au profit de son conseil en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la compétence du signataire de l'arrêté attaqué n'est pas établie ;

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- le préfet a méconnu les articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de renouveler son titre de séjour " étudiant " ; elle a su trouver une formation qui lui permet de concilier son rôle de mère avec le suivi de ses études ; elle souhaite obtenir son diplôme de comptable en 2024 et trouver un emploi dans la comptabilité ; elle a su s'insérer dans le tissu socio-économique français ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en lui refusant le bénéfice de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; mère célibataire, elle s'occupe seule de son enfant ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- dès lors qu'elle peut prétendre à la délivrance de plein droit d'un titre de séjour, la mesure d'éloignement sera annulée ;

- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle a développé une vie privée et familiale en France ;

- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle ; elle construit sa vie sur le sol français ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- en cas de retour en Centrafrique, elle serait exposée au risque de subir des traitements inhumains prohibés par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 avril 2024, le préfet de la Sarthe conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce qu'il y a lieu de substituer les stipulations de l'article 9 de la convention franco-centrafricaine du 26 septembre 1996 relative à la circulation et au séjour des personnes aux dispositions des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile comme base légale de la décision attaquée.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 janvier 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention relative à la circulation et au séjour des personnes entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République centrafricaine, signée à Bangui le 26 septembre 1996 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Martin, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante centrafricaine née le 7 octobre 1994, est entrée en France le 20 octobre 2018 munie d'un visa D, valable du 10 octobre 2018 au 10 octobre 2019, afin d'y suivre des études. Elle s'est inscrite en troisième année de licence de droit à l'université du Mans et a obtenu du préfet de la Sarthe la délivrance de cartes de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". La durée de validité du dernier de ces titres de séjour a expiré le 10 octobre 2022. Elle en a sollicité le renouvellement. Toutefois, par un arrêté du 16 mars 2023, le préfet de la Sarthe a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué :

2. L'arrêté attaqué a été signé par M. Eric Zabouraeff, secrétaire général de la préfecture de la Sarthe. Par arrêté du 19 avril 2022, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Sarthe lui a donné délégation à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département de la Sarthe à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions relatives au séjour et à l'éloignement des étrangers. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit, dès lors, être écarté comme manquant en fait.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant refus de séjour :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent ". L'article L. 211-5 du même code dispose que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

4. L'arrêté attaqué, en tant qu'il porte refus de séjour, comporte de façon suffisamment détaillée l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il suit de là que le moyen tiré de l'insuffisante motivation du refus du séjour doit être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant" d'une durée inférieure ou égale à un an () ". En vertu de l'article L. 111-2 du même code, les dispositions de ce code s'appliquent sous réserve des conventions internationales. Aux termes des stipulations de l'article 9 de la convention franco-centrafricaine du 26 septembre 1994 relative à la circulation et au séjour des personnes : " Les ressortissants de chacun des Etats contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l'autre Etat doivent, outre le visa de long séjour prévu à l'article 4, justifier d'une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi, ou d'une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage ainsi que, dans tous les cas, de moyens d'existence suffisants. Les intéressés reçoivent un titre de séjour temporaire portant la mention "étudiant". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite effective des études ou de stage et de la possession de moyens d'existence suffisants. () " L'article 13 de la convention franco-centrafricaine stipule que : " Les points non traités par la présente Convention sont régis par la législation interne de chaque Etat. / Dans tous les cas, les dispositions de la législation interne des deux Etats ne pourront être en contradiction avec les termes de la présente Convention. " Il résulte de la combinaison de ces textes que la délivrance des titres de séjour portant la mention " étudiant " aux ressortissants centrafricains est régie par la convention franco-centrafricaine et non par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, qui ne leur est pas applicable. C'est donc à tort que le préfet de la Sarthe s'est fondé sur ces dispositions pour rejeter la demande de titre de séjour de Mme B.

6. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.

7. Les parties ayant été mises à même de présenter leurs observations sur la substitution de base légale opérée entre l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 9 de la convention franco-centrafricaine, il convient d'opérer cette substitution dès lors que celle-ci n'a pas pour effet de priver l'intéressée d'une garantie et que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer ces deux textes.

8. En troisième lieu, il résulte des stipulations de l'article 9 de la convention franco-centrafricaine du 26 septembre 1994 relative à la circulation et au séjour des personnes qu'il appartient à l'autorité administrative, saisie d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour en qualité d'étudiant, de rechercher si l'intéressé peut raisonnablement être regardé comme poursuivant effectivement des études et d'apprécier, sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études poursuivies en tenant compte de l'assiduité, de la progression et de la cohérence du cursus suivi.

9. Pour rejeter la demande présentée par Mme B, le préfet de la Sarthe s'est fondé sur le motif tiré de ce que l'intéressée n'établissait pas le caractère réel et sérieux des études poursuivies depuis son entrée sur le territoire français.

10. Il ressort des pièces du dossier que la requérante s'est inscrite, au titre des années universitaires 2018/2019, 2019/2020 et 2020/2021 en troisième année de licence de droit à l'université du Mans sans parvenir à valider cette année. Au titre de l'année 2021/2022, elle s'est inscrite à la préparation par correspondance en trois ans du diplôme de comptabilité et de gestion à l'Ecole Française de Comptabilité de Lyon. Au titre de l'année 2022/2023, l'intéressée a justifié être toujours engagée dans cette formation par correspondance. S'agissant des trois années passées à l'université du Mans, si Mme B fait valoir, pour expliquer son échec, que le niveau était supérieur à celui qu'elle avait connu en Centrafrique et qu'elle devait s'adapter à un nouvel environnement, ces éléments d'explication ne suffisent pas à justifier les trois échecs successifs et ne permettent pas, dès lors, de remettre en cause l'appréciation portée par le préfet sur la réalité et le sérieux des études poursuivies en France. Pour expliquer son choix de suivre une formation par correspondance à compter de la rentrée 2021, la requérante fait valoir qu'elle a donné naissance à un enfant, le 31 décembre 2021, qu'elle élève seule, que cette formation lui permet de concilier la charge de ses études avec celle représentée par son enfant, qu'elle a obtenu de bonnes notes en avril 2023 et qu'elle projette d'obtenir son diplôme en 2024 puis de rechercher un travail en tant que comptable. Toutefois, elle ne soutient pas que cette formation s'accompagne d'un stage obligatoire qui nécessite sa présence sur le territoire français. Dès lors, le préfet a pu estimer à bon droit que cette formation à distance pouvait se dérouler sans que la présence de l'intéressée sur le territoire français fût requise. Il suit de là que le préfet de la Sarthe n'a ni commis d'erreur d'appréciation, ni méconnu l'article 9 de la convention franco-centrafricaine en refusant de délivrer à Mme B une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant ".

11. En quatrième lieu, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".

12. Lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement d'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à un titre de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code. Il est constant que Mme B a sollicité un titre de séjour sur le fondement exclusif de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle ne peut, par suite, soutenir utilement que le préfet, en rejetant sa demande, aurait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, l'ensemble des moyens soulevés à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision portant refus de séjour ayant été écartés, Mme B n'est pas fondée à soutenir qu'elle remplit les conditions pour se voir délivrer de plein droit un titre de séjour et qu'elle ne peut, dès lors, être éloignée du territoire français.

14. En second lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, () ".

15. Mme B est arrivée sur le territoire français le 20 octobre 2018, à l'âge de 24 ans. Célibataire, elle est mère d'un enfant né sur le territoire français le 31 décembre 2021, qui n'a pas été reconnu par son père. Si elle justifie avoir exercé des activités professionnelles à temps partiel durant ses années d'études et disposer d'un logement au Mans, elle n'est pas dépourvue d'attaches familiales en Centrafrique où résident son père ainsi que ses frères et sœurs. Ainsi, rien ne s'opposait, à la date de l'arrêté attaqué, à ce qu'elle poursuivît sa formation par correspondance dans son pays d'origine tout en continuant de s'occuper de son enfant. La circonstance que l'intéressée, postérieurement au non-renouvellement de son titre de séjour, travaille chez des particuliers au moyen de chèques emploi-service est sans incidence à cet égard. Dans ces conditions, le préfet de la Sarthe, en lui faisant obligation de quitter le territoire français, n'a pas porté au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale une atteinte excessive et n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes raisons, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste quant à l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation de Mme B.

En ce qui concerne l'autre moyen soulevé à l'encontre de la décision fixant le pays de destination :

16. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Selon ce dernier : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".

17. Mme B soutient qu'en cas de retour en Centrafrique, elle sera exposée, eu égard au climat de violence qui prévaut dans ce pays, au risque de subir des traitements inhumains et dégradants prohibés par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Toutefois, en se bornant à produire un rapport d'Amnesty International sur la situation des droits humains en Centrafrique, elle ne démontre pas qu'elle serait personnellement et directement exposée au risque qu'elle allègue en cas de retour dans son pays d'origine. Dès lors, elle n'est pas fondée à soutenir qu'en fixant son pays d'origine comme pays de destination, le préfet de la Sarthe aurait méconnu les dispositions et stipulations citées au point précédent.

18. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 16 mars 2023.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

19. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme B doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que la somme demandée au profit de son conseil par la requérante, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, soit mise à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, au préfet de la Sarthe et à Me Pellion.

Délibéré après l'audience du 28 août 2024, à laquelle siégeaient :

M. Martin, président,

Mme Martel, première conseillère,

Mme Kubota, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2024.

Le président-rapporteur,

L. MARTIN

L'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

C. MARTEL

La greffière,

V. MALINGRE

La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

cc

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