Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2401973

vendredi 4 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2401973
TypeOrdonnance
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A contestant le refus de délivrance d’un visa de court séjour par les autorités consulaires françaises à Alger. M. A avait saisi le tribunal par courriel, sans utiliser le téléservice obligatoire prévu à l’article R. 414-2 du code de justice administrative, et n’a pas régularisé sa requête malgré une demande en ce sens. En application de l’article R. 222-1 4° du même code, la requête a été rejetée sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 février 2024, M. B A demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 5 décembre 2023 par laquelle l'autorité consulaire française à Alger a refusé de lui délivrer un visa d'entrée et de court séjour en France ;

2°) d'enjoindre à l'autorité consulaire française de procéder au rééxamen de sa situation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête () ". Aux termes de l'article R. 414-2 du même code : " () Les personnes physiques et morales de droit privé non représentées par un avocat, autres que celles chargées de la gestion permanente d'un service public, peuvent adresser leur requête à la juridiction par voie électronique au moyen d'un téléservice accessible par le réseau internet. / Ces personnes ne peuvent régulièrement saisir la juridiction par voie électronique que par l'usage de ce téléservice. (). ".

3. En dépit de la demande de régularisation adressée par le tribunal le 8 février 2024, M. A qui a introduit la présente requête par courriel, n'a pas, à l'expiration du délai qui lui était imparti, régularisé sa requête en l'introduisant via le téléservice mentionné à l'article R. 414-2 du code de justice administrative ou par un moyen autre que le courier électronique. Dès lors, la requête, qui n'a pas été régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et ne peut qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Nantes, le 4 avril 2025

Le premier conseiller, faisant fonction de président,

L. BOUCHARDON

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,