Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2405710

lundi 24 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2405710
TypeOrdonnance
Avocat requérantREGENT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte du désistement de M. B et Mme A concernant leurs conclusions en annulation et injonction, après que l'autorité consulaire a finalement enregistré la demande de visa de long séjour pour leur fils. Les requérants maintenaient uniquement leurs conclusions au titre des frais de justice. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l'État à leur verser 500 euros.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 avril 2024, M. C B et Mme D A, agissant en leur nom propre et en leur qualité de représentants légaux de leur fils mineur, E B, représentés par Me Régent, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle l'autorité consulaire française à Téhéran (Iran) a refusé d'enregistrer la demande de visa de long séjour au titre de la réunification familiale présentée pour E B ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire convoquer E B par l'autorité consulaire française à Téhéran en vue de l'enregistrement de sa demande de visa et de lui délivrer la quittance de frais de visas, dans un délai de vingt-et-un jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 5 décembre 2024, M. B et Mme A déclarent prendre acte du non-lieu à statuer sur leurs conclusions aux fins d'annulation et d'injonction mais maintenir le surplus des conclusions de leur requête.

La demande d'aide juridictionnelle de M. B a été rejetée par une décision du 12 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1' Donner acte des désistements () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Par un mémoire enregistré le 5 décembre 2024, M. C B et Mme D A doivent être regardés comme se désistant de leurs conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 500 euros au titre des frais exposés par M. B et Mme A et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de M. B et Mme A aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte.

Article 2 : L'Etat versera à M. B et Mme A une somme de 500 euros (cinq cents euros) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B, à Mme D A et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Fait à Nantes, le 24 mars 2025.

La présidente,

Claire Chauvet

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,