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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2409267

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2409267

mercredi 12 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2409267
TypeDécision
PublicationC
FormationOQTF 6 semaines - 1ère chambre
Avocat requérantPHILIPPON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 juin 2024, M. D A, représenté par Me Philippon, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 5 juin 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de six mois ;

3°) d'enjoindre au préfet de de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 25 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 400 euros qui devra être versée à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, moyennant la renonciation dudit avocat à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle ou à son profit en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 13 euros au titre des droits de plaidoirie en application des articles R. 652-27 et R. 652-28 du code de la sécurité sociale.

Il soutient que :

- il n'est pas établi que les décisions aient été signées par une autorité compétente ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision n'est pas suffisamment motivée ;

- le droit d'être entendu tel qu'il résulte de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne n'a pas été mis en œuvre avant l'édiction de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;

- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

- la décision est entachée d'une erreur de fait ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- la décision doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision fixant le pays de renvoi ;

- elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 août 2024, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 février 2025.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Douet, vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Douet, magistrat désigné,

- et les observations de Me Philippon, représentant M. A, qui soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire est entachée d'erreur de fait dès lors que les parents du requérant sont décédés et qu'il n'a plus de famille dans son pays d'origine et que la décision fixant le pays de renvoi n'a pas été précédée d'un examen sérieux de la question des risques encourus dans son pays d'origine dès lors que le préfet de la Loire-Atlantique s'est borné à citer la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; () Lorsque, dans le cas prévu à l'article L. 431-2, un refus de séjour a été opposé à l'étranger, la décision portant obligation de quitter le territoire français peut être prise sur le fondement du seul 4°. "

2. M. A, ressortissant de la République de Guinée-Bissau né le 14 février 2003, déclare être irrégulièrement entré en France le 13 juin 2022 et a formé une demande d'asile qui a fait l'objet d'une décision de rejet par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, le 7 août 2023, confirmée par un arrêt du 29 décembre 2023 de la Cour nationale du droit d'asile. Par sa requête, M. A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 5 juin 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai, en application du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

3. Par une décision du 20 février 2025, le bureau d'aide juridictionnelle a admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Les conclusions tendant à ce que le requérant soit provisoirement admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle sont ainsi devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

Sur le surplus des conclusions :

Sur le moyen commun aux décisions attaquées :

4. L'arrêté a été signé par Mme C B, directrice des migrations et de l'intégration. Par arrêté du 1er mars 2024 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet lui a donné délégation à l'effet de signer notamment les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque en fait.

Sur les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français :

5. La décision attaquée énonce avec suffisamment de précision les circonstances de fait et de droit qui la fondent. Le préfet n'a pas à énoncer l'ensemble des éléments qu'il a pris en considération mais uniquement ceux sur lesquels il a entendu fonder sa décision. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration doit être écarté comme manquant en fait.

6. Aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union ". Aux termes du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ".

7. Le droit d'être entendu, notamment énoncé par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et affirmé par un principe général du droit de l'Union européenne, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Toutefois, dans le cas prévu au 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, où la décision faisant obligation de quitter le territoire français est prise après que la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger, l'obligation de quitter le territoire français découle nécessairement du défaut de reconnaissance de cette qualité et de ce bénéfice. Le droit d'être entendu n'implique alors pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français dès lors qu'il a pu être entendu à l'occasion de l'examen de sa demande de reconnaissance de la qualité de réfugié. Le préfet de la Loire-Atlantique n'était pas tenu de l'inviter à se présenter en préfecture ni à produire d'autres pièces que celles déjà versées lors de sa procédure de demande d'asile. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux, ni qu'il aurait été empêché de faire valoir tout nouvel élément avant que ne soit édicté l'arrêté contesté. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit à être entendu doit être écarté.

8. La circonstance que l'administration n'aurait pas délivré à M. A l'information prévue à l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour l'inviter, le cas échéant, à présenter une autre demande d'asile est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée et le moyen, au surplus, manque en fait.

9. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "

10. M. A fait valoir qu'il est suivi depuis le mois de mars 2023 par la Mission locale et bénéficie dans ce cadre d'un accompagnement social destiné à faciliter l'insertion professionnelle des personnes les plus éloignées de l'emploi, âgées de 16 à 25 ans, concrétisé par deux stages de quatre jours chacun, du 31 juillet 2023 au 4 aout 2023 et du 4 au 8 septembre 2023 et d'une formation de trois mois à la fin de l'année 2023 en mécanique automobile. Cette circonstance ne permet toutefois pas de considérer que M. A, célibataire et sans enfant, a développé des attaches particulières sur le territoire français où il n'a résidé que deux ans pendant la durée d'examen de sa demande d'asile alors qu'il a vécu dans son pays d'origine jusqu'à l'âge de 19 ans et nonobstant la circonstance alléguée que ses parents sont décédés. Il n'est en outre pas justifié de perspectives d'insertion professionnelle durable. Dans ces circonstances et au regard des buts en vue desquels elle a été prise, la décision attaquée ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit par suite être écarté.

11. Il ne ressort d'aucune pièce du dossier que M. A aurait sollicité un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions est inopérant et ne peut qu'être écarté.

12. Si M. A soutient que le préfet de la Loire-Atlantique n'a ni invoqué ses problèmes de santé, dont il ne ressort au demeurant pas des pièces du dossier qu'ils seraient d'une particulière gravité, ni ses efforts d'insertion professionnelle de sorte que la décision serait entachée d'une erreur de fait, il ne ressort pas des pièces du dossier que les considérations factuelles omises par le préfet ont pu influer sur le sens de la décision litigieuse. La circonstance que la décision attaquée précise que M. A n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 19 ans ne révèle aucun défaut d'examen particulier, ni d'erreur de fait, nonobstant la circonstance que M. A ait déclaré, dans sa demande de titre de séjour, que ses parents étaient décédés et ne pas avoir de fratrie. Le moyen est écarté.

Sur les moyens dirigés contre la décision fixant le pays de destination :

13. L'illégalité de l'obligation de quitter le territoire n'étant pas établie, eu égard à ce qui vient d'être dit, le moyen tiré par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision, que M. A invoque à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, ne peut qu'être écarté.

14. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Selon l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. "

15. Le requérant, qui soutient qu'il a reçu des menaces de la part de sa famille paternelle, chrétienne animiste, en raison de sa conversion à l'islam en novembre 2021, que sa mère, musulmane, est décédée des suites d'un empoisonnement ourdi par un membre de sa famille et que les autorités locales ont refusé d'intervenir dans ce qu'elles estiment être un conflit familial, n'apporte aucun élément probant permettant d'établir qu'il encourrait, en cas de retour dans son pays, des risques pour sa vie ou sa liberté ou qu'il y serait exposé à des traitements inhumains ou dégradants. Au demeurant, sa demande de reconnaissance de la qualité de réfugié a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et par la Cour nationale du droit d'asile. Dans ces conditions, le préfet n'a pas méconnu les stipulations et dispositions précitées en fixant le pays de destination.

16. La décision fixant le pays de destination est fondée en fait sur la circonstance que M. A n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Une telle motivation ne révèle pas une absence d'examen de la situation particulière du requérant.

Sur les moyens dirigés contre l'interdiction de retour sur le territoire pour une durée de six mois :

17. L'illégalité de la décision fixant le pays de renvoi n'étant pas établie, eu égard à ce qui vient d'être dit, le moyen tiré par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision, que M. A invoque à l'encontre de la décision portant interdiction de retour, ne peut qu'être écarté.

18. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français " et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ". Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les motifs qu'invoque l'autorité compétente sont de nature à justifier légalement, dans son principe et sa durée, la décision d'interdiction de retour.

19. Il ressort de la motivation des arrêtés contestés que, pour édicter à l'encontre de M. A une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français pendant un an, le préfet a pris en compte la date d'entrée sur le territoire national du requérant, l'absence d'attaches familiales en France et l'absence de trouble à l'ordre public.

20. M. A ne résidait, ainsi qu'il a été dit, en France que depuis environ deux ans à la date de la décision contestée, y ayant uniquement séjourné en qualité de demandeur d'asile et ne justifie pas, ainsi qu'il a été dit, d'attaches particulière en France, ni n'établit en être dépourvu dans son pays d'origine où il a toujours vécu avant son arrivée en France. Il suit de là que les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile entachant une telle décision doivent être écartés.

21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A à fin d'annulation, ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction sous astreinte et la demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, doivent être rejetées ainsi qu'en application des dispositions des articles R. 652-27 et R. 652-28 du code de la sécurité sociale.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié M. E A, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Philippon.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mars 2025.

La magistrate désignée,

H. DOUET

Le greffier,

F. LAINÉ

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique

en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis

en ce qui concerne les voies de droit commun

contre les parties privées, de pourvoir

à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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