Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2411971

vendredi 16 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2411971
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A pour contester la décision de l'OFII lui retirant, ainsi qu'à son fils, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales aux fins d'annulation et d'injonction, désistement dont il a été donné acte. Le tribunal a constaté que les conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle étaient devenues sans objet, M. A ayant obtenu l'aide juridictionnelle totale. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'OFII a été condamné à verser 500 euros à l'avocate du requérant, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2024, M. B A, représenté par Me Benveniste, demande au tribunal :

1°) d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

1°) d'annuler la décision du 28 mai 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a retiré, ainsi qu'à son fils, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil et a fixé une date de sortie de son hébergement ;

2°) d'enjoindre à l'OFII de rétablir ses droits et ceux de son fils aux conditions matérielles d'accueil de manière rétroactive à compter de la date de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 1 500 euros qui devra être versée à son avocat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, moyennant la renonciation de cet avocat à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Par un mémoire, enregistré le 7 janvier 2025, M. A déclare se désister purement et simplement des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction et maintenir le surplus de ses conclusions.

M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 août 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1' Donner acte des désistements () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. L'aide juridictionnelle totale a été accordée à M. A par une décision du 5 août 2024. Par suite, les conclusions tendant à son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en application de l'article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. Par un mémoire enregistré le 7 janvier 2025, M. A a déclaré se désister de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

4. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) la somme de 500 euros, sous réserve que Me Benveniste, avocate du requérant, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A à fin d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions de M. A aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte.

Article 3 : L'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) versera à Me Benveniste une somme de 500 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A, à l'Office français de l'immigration de l'intégration et à Me Benveniste.

Fait à Nantes, le 16 mai 2025.

Le président,

P. BESSE

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,