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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2412318

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2412318

vendredi 4 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2412318
TypeOrdonnance
Avocat requérantPRONOST

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte du désistement de M. A, qui sollicitait l'annulation du refus de visa de long séjour pour réunification familiale de D A, après que ce visa lui a été délivré le 14 octobre 2024. La requête, fondée sur le code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, ne présentait plus de litige sur le fond. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions accessoires de M. A tendant au remboursement des frais d'avocat, estimant qu'il n'y avait pas lieu de les mettre à la charge de l'État.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 août 2024, M. B A, agissant en son nom propre et en qualité de représentant légal de D A, représenté par Me Pronost, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté son recours contre la décision du 24 avril 2024 de l'autorité consulaire française à Port-au-Prince (Haïti) refusant de délivrer un visa de long séjour au titre de la réunification familiale à D A ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de délivrer le visa sollicité, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros qui devra être versée à son avocate au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, moyennant la renonciation de cette avocate à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Par un mémoire enregistré le 17 octobre 2024, M. A informe le tribunal que le 14 octobre 2024, D A s'est vu délivrer le visa sollicité, et qu'il doit être regardé comme se désistant de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte et déclare maintenir le surplus de ses conclusions.

M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 août 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1' Donner acte des désistements () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Par un mémoire enregistré le 17 octobre 2024, M. C, informant le tribunal qu'un visa de long séjour au titre de la réunification familiale a été délivré à D A, doit être regardé comme se désistant de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme que M. A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de M. A aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et à Me Pronost.

Fait à Nantes, le 4 avril 2025.

La présidente,

Claire Chauvet

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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