Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2419550

vendredi 4 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2419550
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B A d’un recours contre le refus implicite de l’autorité consulaire française à Abidjan d’enregistrer la demande de visa de son enfant mineur. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a informé le tribunal que l’enfant avait été convoqué le 2 janvier 2025 et que sa demande de visa avait été enregistrée, entraînant le retrait implicite de la décision contestée. Par une ordonnance du 4 avril 2025, la présidente du tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte. Les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées, le tribunal estimant qu’il n’y avait pas lieu de condamner l’État aux frais exposés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 décembre 2024, M. B A, agissant en son nom propre et en qualité de représentant légal de son enfant mineur, C A, représenté par Me Hentz, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de refus de l'autorité consulaire française à Abidjan (Côte d'Ivoire) de procéder à l'enregistrement de la demande de visa de C A ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de faire convoquer C A et d'enregistrer sa demande de visa dans un délai d'une semaine à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 janvier 2025, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte et s'en remet à la sagesse du tribunal concernant le surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que l'autorité consulaire française à Abidjan a convoqué, le 2 janvier 2025, l'enfant C A afin d'enregistrer sa demande de visa.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, M. C A a été convoqué par le poste consulaire le 2 janvier 2025 et que sa demande de visa a été enregistrée. Ainsi, la décision attaquée a implicitement mais nécessairement été retirée. Par suite, les conclusions de M. A aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte sont devenues sans objet. Dès lors, il n'y a pas lieu de statuer sur ces conclusions.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme que demande M. A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Fait à Nantes, le 4 avril 2025.

La présidente,

V. Poupineau

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,