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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2507209

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2507209

vendredi 3 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2507209
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCAMARA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours confirmant le refus de visa de long séjour pour regroupement familial opposé à Mme B... par l’autorité consulaire à Dakar. Postérieurement à la requête, le visa a été délivré le 21 juillet 2025, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a pas lieu de statuer sur ces conclusions. Il condamne néanmoins l’État à verser 500 euros aux requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 avril 2025, M. E... A... et Mme D... F... B..., représentés par Me Camara, demandent au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite de rejet née du silence de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France sur le recours formé contre la décision du 28 novembre 2024 de l’autorité consulaire française à Dakar (Sénégal) refusant de délivrer un visa de long séjour à Mme B... au titre du regroupement familial ;

2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de délivrer le visa sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, ou, à défaut, de réexaminer la demande de visa dans le même délai ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juillet 2025, le ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et s’en remet à la sagesse du tribunal concernant le surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que le 21 juillet 2025, l’autorité consulaire française à Dakar a délivré le visa sollicité.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.





Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

Postérieurement à l’introduction de la requête, l’autorité consulaire française à Dakar a délivré, le 21 juillet 2025, le visa sollicité à Mme B.... Ainsi, la décision attaquée a implicitement mais nécessairement été retirée. Dans ces conditions, les conclusions de M. A... et Mme B... aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. Dès lors, il n’y a pas lieu d’y statuer.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 500 euros au titre des frais exposés par les requérants et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A... et Mme B... aux fins d’annulation et d’injonction.

Article 2 : L’Etat versera à M. A... et Mme B... la somme de 500 (cinq cents) euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. E... A..., à Mme D... C... et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.


Fait à Nantes, le 3 octobre 2025.
La présidente,






V. POUPINEAU

La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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