lundi 17 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2202887 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | VEAUVY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 août 2022, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 31 mars 2022 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Luynes a refusé de lui verser la totalité de sa prime de service au titre de l'année 2021, ensemble la décision du 13 juin 2022 rejetant son recours gracieux.
Elle soutient qu'elle a été placée en arrêt de travail du 6 avril au 23 avril 2021 en raison du virus de la covid-19 qu'elle a contracté au travail et qu'une de ses collègues a, contrairement à elle, bénéficié d'une reconnaissance de sa maladie professionnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 décembre 2024, et un mémoire identique, non communiqué, enregistré le 20 décembre 2024, le centre hospitalier de Luynes, représenté par Me Veauvy, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que le moyen invoqué par Mme B est infondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- l'arrêté du 24 mars 1967 relatif aux conditions d'attribution de primes de service aux personnels de certains établissements énumérés à l'article 2 de la loi du 9 janvier 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lesieux,
- les conclusions de M. Gauthier, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, agent des services hospitaliers qualifié au sein du centre hospitalier de Luynes, a contracté, le 6 avril 2021, le virus de la covid-19, et a été placée en congé de maladie ordinaire jusqu'au 23 avril suivant. En conséquence, un abattement a été pratiqué sur sa prime de service au titre de l'année 2021. Mme B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 31 mars 2022 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Luynes a refusé de lui verser l'intégralité de sa prime au titre de l'année 2021, ainsi que la décision du 13 juin 2022 rejetant son recours gracieux.
2. Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 24 mars 1967 relatif aux conditions d'attribution de primes de service aux personnels de certains établissements énumérés à l'article 2 de la loi du 9 janvier 1986 : " Dans les établissements d'hospitalisation, de soins ou de cure publics (), les personnels titulaire et stagiaire ainsi que les agents des services hospitaliers recrutés à titre contractuel peuvent recevoir des primes de services liées à l'accroissement de la productivité de leur travail dans les conditions prévues au présent arrêté () ". Aux termes de l'article 3 du même arrêté : " () Pour tenir compte des sujétions journalières réelles, toute journée d'absence entraîne un abattement d'un cent quarantième du montant de la prime individuelle. Toutefois, n'entraînent pas abattement les absences résultant : () D'un congé consécutif à un accident du travail ou à une maladie professionnelle () ".
3. Il résulte de ces dispositions que le bénéfice de la prime de service à laquelle peuvent prétendre les personnels des services hospitaliers est lié à l'exercice effectif des fonctions, sauf exceptions limitativement énumérées, parmi lesquelles figurent notamment le congé consécutif à un accident du travail ou à une maladie professionnelle.
4. Mme B soutient qu'elle a contracté le virus de la covid-19 dans le cadre de son service et qu'une de ses collègues, qui a également contracté ce virus, a pu bénéficier d'une reconnaissance d'imputabilité au service de cette maladie. Toutefois, la requérante, qui n'établit pas avoir sollicité de son employeur la reconnaissance d'une maladie professionnelle, n'établit pas davantage qu'elle aurait contracté le virus dans le cadre de son service. C'est par suite sans méconnaître les dispositions citées ci-dessus que le directeur du centre hospitalier de Luynes a refusé de lui verser l'intégralité de sa prime de service au titre de l'année 2021 et ce alors au demeurant que la circonstance que l'une de ses collègues ait pu bénéficier d'une reconnaissance de maladie professionnelle est sans incidence sur la légalité des décisions en litige.
5. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions du 31 mars 2022 et du 13 juin 2022.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au centre hospitalier de Luynes.
Délibéré après l'audience du 27 février 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Lesieux, présidente,
Mme Bernard, première conseillère,
Mme Dicko-Dogan, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mars 2025.
La présidente-rapporteure,
Sophie LESIEUX
L'assesseure la plus ancienne,
Pauline BERNARD
La greffière,
Céline BOISGARD
La République mande et ordonne au ministre chargé de la santé et de l'accès aux soins, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02137
02/04/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2403399
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande en indemnité de l'association Carcassonne Olympique suite à la résiliation anticipée par la commune de Carcassonne d'une convention d'occupation de locaux. La juridiction a estimé que l'association ne justifiait pas de l'existence d'un préjudice certain et direct résultant de cette résiliation, notamment concernant les promesses d'embauche et le manque à gagner allégués. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la responsabilité administrative et les dispositions du code des relations entre le public et l'administration.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404649
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête en excès de pouvoir et la demande indemnitaire de riverains contestant l'emplacement d'un point de collecte de déchets. La juridiction estime que les nuisances alléguées ne constituent pas un trouble anormal de voisinage et que les requérants ont accepté ce risque en transformant un garage en habitation à proximité d'une installation préexistante. Le tribunal applique les principes généraux de la responsabilité administrative pour trouble anormal de voisinage.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406960
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision préfectorale de clôture d'une demande de titre de séjour pour motif de dossier incomplet. Le tribunal constate que la délivrance ultérieure d'une carte de séjour à l'intéressé a rendu le recours sans objet. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur l'annulation, mais l'État est condamné à verser 850 euros au requérant au titre des frais exposés.
02/04/2026