jeudi 13 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2204462 |
| Type | Décision |
| Avocat requérant | SCP WEDRYCHOWSKI ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 décembre 2022, la communauté d'agglomération du pays de Dreux (Eure-et-Loir) succédant à la communauté de communes Val d'Avre, représentée par le cabinet d'avocats Casadei-Jung, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de prescrire une expertise aux fins de décrire et de constater les désordres affectant le centre aquatique sis 1 rue des Prés à Saint-Rémy-sur- Avre et dénommé Agglocéane, qu'elle a fait construire, d'en déterminer les causes ainsi que les travaux réparatoires nécessaires pour y mettre fin et chiffrer le coût de ces derniers, de dire si les désordres sont de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination, de manière générale de fournir tous éléments techniques et de fait et de faire toutes constatations ou investigations utiles de nature à permettre au tribunal administratif de déterminer les responsabilités éventuellement encourues et d'évaluer, s'il y a lieu, les préjudices subis par l'établissement public de coopération intercommunale.
Elle soutient que :
- pour assurer l'édification de cet espace aquatique, elle a conclu, sur le fondement des articles L. 1414-1 et suivants du code général des collectivités territoriales, un contrat de partenariat avec la société Auxifip, marque de la société Crédit Agricole spécialisée dans les partenariats publics / privés ;
- ce contrat confie à la société Auxifip le financement, la conception, la construction, l'entretien et une partie de la maintenance du centre aquatique à construire, en contrepartie du versement par la collectivité de divers loyers sur une durée de 25 ans à compter de la mise à disposition de cet équipement de sports et de loisirs ;
- à cet effet, la société Auxifip a négocié un contrat de promotion immobilière avec la société Adim Normandie Centre pour la conception et la réalisation des ouvrages et des équipements, sous la maitrise d'œuvre du cabinet Duval Raynal Architectures. L'entretien et la maintenance ont été partagés entre la société Sogéa Centre pour les opérations de maintenance lourdes et l'exploitant du centre aquatique pour la maintenance préventive et corrective de moindre importance ;
- l'équipement a été mis à disposition le 17 juin 2013 avec réserves, levées le 19 juillet 2013 ;
- dans un premier temps, l'exploitation du centre a été confiée par contrat d'affermage à la société Récréa pour être ensuite reprise en régie par la communauté d'agglomération du pays de Dreux à compter du 1er janvier 2021 ;
- depuis cette date, l'établissement public intercommunal relève divers désordres susceptibles de compromettre la solidité et le bon fonctionnement de l'ouvrage parmi lesquels le défaut d'étanchéité, la dangerosité et la non-conformité de la membrane de certains bassins (avec l'apparition de nombreux plis), le vieillissement prématuré des voiles béton et la corrosion inquiétante des structures en acier et des équipements ;
- en l'absence d'accord ou de consensus entre les parties prenantes sur le solutionnement de ces difficultés - et dans une perspective de recherche de responsabilité - la communauté d'agglomération du pays de Dreux sollicite le prononcé d'une mesure d'expertise.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 février 2023, la société Auxifip, représentée par Me David Epaud, s'associe aux conclusions à fins d'expertise présentées par la requérante concernant l'ensemble des désordres précisément définis par le rapport des services techniques de la communauté d'agglomération du pays de Dreux, formule toutes protestations et réserves sur ses responsabilités, et enfin, sollicite la mise en cause des sociétés Sogéa Centre, Action Développement Loisir (Récréa), CRAM, Adim Normandie-Centre, Mutuelle Architectes Français, Qualiconsult, Cebat 2000, Snidaro, Promoloisir (Institut de la piscine), QBE Europe et SMA SA en raison de leur intervention dans l'opération de construction du centre aquatique.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 février 2023, la société Snidaro, représentée par Me Guillaume Cadix, conclut, à titre principal, au rejet de sa mise en cause, et à titre subsidiaire, entend formuler toutes protestations et réserves sur sa responsabilité, elle demande que la mission de l'expert soit circonscrite et amendée, et enfin appelle en intervention forcée les sociétés SIA et Etandex, sous-traitants en charge, respectivement du " coulage radier et fonds de bassins " et de la " cristallisation et étanchéité des bacs tampon ", ainsi que la société et Allianz IARD, assureur de responsabilité de la société Snidaro.
Elle soutient que :
- la société Auxifip n'apporte pas d'éléments suffisants permettant de la relier aux désordres dénoncés : le marché de la société Snidaro n'est pas joint à la requête, la pose du carrelage dont elle est responsable est étrangère aux questions de défaut d'étanchéité des membranes des bassins, de détérioration des voiles en béton et de corrosion des structures en acier.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mars 2023, la compagnie Allianz IARD, représentée par le cabinet Chevalier - Marty - Pruvost, relève qu'elle garantit la société Snidaro depuis le 1er janvier 2015 et ne présente donc pas la qualité d'assureur décennal pour l'opération en cause réalisée antérieurement, toutefois, ne s'oppose toutefois pas à la demande d'expertise mais formule toutes protestations et réserves d'usage et sollicite que les dépens soient réservés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mars 2023, la société Qualiconsult, représentée par la SELARL Ethis Avocats, conclut au rejet pur et simple de sa mise en cause.
Elle soutient que :
- la société Auxifip ne verse pas aux débats la convention conclue entre le maître de l'ouvrage et la société Qualiconsult, de telle sorte que l'objet exact de sa mission au titre des opérations de construction est inconnu ;
- la recevabilité de l'action du maître de l'ouvrage à l'encontre des constructeurs n'est pas démontrée ;
- les fonctions de contrôleur technique qu'exerce la société Qualiconsult se révèlent sans rapport avec les désordres affectant le centre aquatique.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 mars 2023, la SMA SA prise en qualité d'assureur Dommage-Ouvrage, représentée par Me Anne-Laure Dumeau, ne s'oppose pas à la demande d'expertise mais formule toutes protestations et réserves d'usage.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mars 2023, la société Mutuelle des Architectes Français (MAF), représentée par Me Olivier Delair, ne s'oppose pas à la demande d'expertise mais formule toutes protestations et réserves d'usage.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2023, la société Action Développement Loisir (Groupe Récréa), représentée par la SCP Wedrychowski et Associés, ne s'oppose pas à la demande d'expertise mais formule toutes protestations et réserves d'usage.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2023, la société Promoloisir exploitant sous le nom commercial d'Institut de la Piscine, représentée par Me Laurent Laloum Alkan, ne s'oppose pas à la demande d'expertise mais formule toutes protestations et réserves d'usage, et sollicite la mise en cause de son assureur, la société QBE.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 avril 2023, la société CEBAT 2000, représentée par la SCP Gibier - Festivi - Rivierre - Guepin, souligne qu'en sa qualité de bureau d'étude béton, les désordres relatifs aux membranes des bassin ou à la corrosion des structures métalliques ne la concerne pas et devraient être pris en charge par l'assureur dommage-ouvrage, précise également que le vieillissement des voiles béton relève de fissures de retrait uniquement inesthétiques sans présenter de caractère décennal, toutefois, elle ne s'oppose pas à la présente demande d'expertise mais formule toutes protestations et réserves d'usage.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 avril 2023, les sociétés ADIM Normandie Centre et Sogéa Centre, représentées par Me Delphine Cousseau, s'associent aux conclusions à fins d'expertise présentées par la requérante concernant l'ensemble des désordres précités et formulent toutes protestations et réserves d'usage, elles versent aux débats les pièces de marché attestant du lien qu'entretiennent les sociétés Qualiconsult et Snidaro avec la présente procédure et de l'utilité à les mettre en cause, et enfin, elle sollicite la mise en cause des sociétés MAF, Qualiconsult, Promoloisir - Institut de la Piscine, Abeille IARD, Snidaro, L'auxiliaire, CEBAT 2000, SMA, SIA et AXA France IARD en leur qualité de participant à l'acte de construction.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 avril 2023, la société QBE Europe venant aux droits de la société QBE Insurance Europe Limited, représentée par la SELARL Alchimie Avocats, entend intervenir volontairement dans la présente procédure d'expertise, elle sollicite la mise hors de cause corrélative de la société QBE Insurance Europe Limited, et elle ne s'oppose pas à la demande d'expertise mais formule toutes protestations et réserves d'usage.
Par un deuxième mémoire en défense, enregistré le 24 avril 2023, la SMA SA prise en qualité d'assureur Dommage-Ouvrage, maintient ses conclusions à fin d'expertise et appelle en cause les sociétés Sogéa Centre, MAF, Qualiconsult, AXA France IARD, Snidaro, l'Auxiliaire, Promoloisir (Institut de la Piscine), Abeille IARD, QBE Europe, Dallet, Etandex, SIA, et CEBAT 2000.
Par un second mémoire en défense, enregistré le 12 juin 2023, la société QBE Europe, maintient ses conclusions en intervention volontaire et mise hors de cause de la société QBE Insurance Europe Limited, et s'associe à la demande d'expertise formulée par la communauté d'agglomération du pays de Dreux tout en formulant les réserves et protestations d'usage, et enfin, elle appelle en cause les sociétés Auxifip, Sogéa Centre, Action Développement Loisir (Récréa), CRAM, ADIM Normandie Centre, MAF, Qualiconsult, CEBAT 2000, Snidaro, Promoloisir (Institut de la Piscine), SMA SA, SIA, Etandex, AXA France IARD, Allianz IARD, l'Auxiliaire, Abeille IARD et Dallet.
Par un deuxième mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2023, la société Auxifip, maintient ses conclusions à fin d'expertise au contradictoire des sociétés ADIM Normandie-Centre, Sogéa Centre, MAF en qualité d'assureur du cabinet Duval Raynal, Qualiconsult, CEBAT 2000, Snidaro, Promoloisir (Institut de la Piscine), QBE Europe en qualité d'assureur de Promoloisir (Institut de la Piscine), SMA SA en qualité d'assureur dommages-ouvrage, assureur d'ADIM Normandie-Centre, Action Développement Loisir (Récréa), CRAM, Abeille IARD en qualité d'assureur de Promoloisir (Institut de la Piscine), AXA France IARD en qualité d'assureur de SIA et de Qualiconsult, L'Auxiliaire, en qualité d'assureur de Snidaro, Dallet, Etandex, SMABTP sous réserve qu'il soit attesté de sa qualité d'assureur d'ADIM Normandie-Centre et de Sogea Centre, et Allianz IARD, en qualité d'assureur de Snidaro, elle sollicite que la mission de l'expert soit précisée, et enfin elle réitère toutes protestations et réserves d'usage.
Par un troisième mémoire en défense, enregistré le 15 juin 2023, la SMA SA prise en qualité d'assureur Dommage-Ouvrage, maintient ses conclusions aux mêmes fins et par les mêmes moyens.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 juin 2023, la compagnie d'assurances Abeille IARD et santé, représentée par Me Juliette Mel, sollicite sa mise hors de cause pure et simple, et demande au juge de condamner les sociétés Adim Normandie Centre, Sogéa Centre et SMA à lui verser la somme de 2000 € sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les sociétés Adim Normandie Centre, Sogéa Centre et SMA ont sollicité la mise en cause de la compagnie Abeille IARD en sa qualité d'assureur de la société Promoloisir ;
- or, l'entreprise Promoloisir a contracté auprès d'elle une police d'assurance à compter du 1er janvier 2013 jusqu'au 31 décembre 2016 ;
- par conséquent, au moment de l'ouverture du chantier le 5 mars 2012, la compagnie Abeille n'est pas l'assureur de Promoloisir et ne l'est plus à la date de dépôt de présente requête déposée par la communauté d'agglomération du pays de Dreux ;
- dès lors que ses garanties ne sont pas susceptibles d'être mobilisées, les sociétés Adim Normandie Centre, Sogéa Centre et SMA n'ont aucun intérêt et ne peuvent justifier d'aucune utilité à voir ordonner l'expertise à son contradictoire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juin 2023, la société SAS CRAM, représentée par la SELARL VD et Associés, ne s'oppose pas à la demande d'expertise mais formule toutes protestations et réserves d'usage, elle demande que la présente procédure soit rendue commune et opposable à ses deux assureurs successifs, la compagnie Allianz IARD pour la période de 2012 à mars 2021 et la compagnie HDI Global SE depuis le 24 mars 2021, et enfin, elle sollicite que les dépens soient réservés.
Par un quatrième mémoire en défense, enregistré le 24 juin 2023, la SMA SA prise en qualité d'assureur Dommage-Ouvrage, maintient ses conclusions et sollicite la mise hors de cause de la société SMABTP dans la mesure où le litige concerne exclusivement la SMA SA en qualité d'assureur dommage - ouvrage.
Par un second mémoire en défense, enregistré le 26 juin 2023, la société Snidaro et la compagnie d'assurance l'Auxiliaire-Vie, représentées par Me Guillaume Cadix, réitèrent leurs conclusions à titre principal relatives au rejet de leur mise en cause, et à titre subsidiaire, elles demandent que la mission de l'expert soit circonscrite et amendée, et que l'ensemble des défendeurs soient maintenus en cause dont la société Etandex et la compagnie Allianz IARD, à l'exception de la société SIA ayant fait l'objet de liquidation.
Elles soutiennent que :
- le rapport DO versé au débat confirme que la pose du carrelage à la charge de l'entreprise Snidaro n'est pas impliqué dans les désordres dénoncés ;
- la compagnie L'Auxiliaire-Vie appelée en cause par la SMA SA couvre le risque relatif à la vie au sens des articles L. 132-1 et suivants du code des assurances et doit donc être mise hors de cause ;
- la compagnie Abeille IARD, qui ne conteste pas sa qualité d'assureur de la société Promoloisir, doit être maintenue en cause.
Par un troisième mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2023, la société QBE Europe, maintient ses conclusions en intervention volontaire et mise hors de cause de la société QBE Insurance Europe Limited. Elle confirme l'appel en cause des participants à l'acte de construction et de maintenance et notamment la compagnie d'assurance Abeille IARD.
Elle soutient que :
- ni les conditions particulières de la police d'assurance contractée par la société Promoloisir auprès de la compagnie Abeille IARD pour la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2016, ni d'ailleurs les pièces versées au débat, ne permettent d'exclure avec certitude que cette dernière soit tenue de mobiliser ses garanties au profit de son assuré, d'autant que l'entreprise Promoloisir serait intervenue à nouveau sur l'ouvrage litigieux, en juin 2014.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 septembre 2023, la société HDI Global SE, représentée par le cabinet Omen Avocats, ne s'oppose pas à la demande d'expertise mais formule toutes protestations et réserves d'usage.
Par un second mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2023, la compagnie d'assurances Abeille IARD et santé, représentée par Me Juliette Mel, maintient ses conclusions en faveur de sa mise hors de cause pure et simple et de la condamnation aux dépens des sociétés Adim Normandie Centre, Sogéa Centre et SMA. Elle précise également que la compagnie QBE n'apporte aucun élément probant sur l'intervention en 2014 de son assurée, la société Promoloisir, de sorte que la compagnie Abeille IARD ne puisse être attraite à la procédure d'expertise.
Par un second mémoire en défense, enregistré le 7 novembre 2023, les sociétés ADIM Normandie Centre et Sogéa Centre, confirment leurs précédentes écritures à fin d'expertise, à l'exception du désordre relatif à la corrosion des structures en acier du centre aquatique dont elle demande l'exclusion du périmètre d'investigations.
Elles soutiennent que :
- la SMA, assureur dommage-ouvrage, a accordé sa garantie au titre de ce sinistre et émis une proposition d'indemnité définitive qui a été acceptée par la société Auxifip ;
- la mesure d'expertise sollicitée ne présente donc plus aucune utilité sur ce point dans la mesure où l'expertise amiable d'assurance a déjà permis de procéder aux constats sur site, à la définition des causes, de la solution réparatoire et de son coût ;
- enfin les préjudices matériels étant couverts par l'offre de dédommagement de l'assureur, la question de la dégradation des armatures en acier ne présente plus de perspective contentieuse.
Par un troisième mémoire en défense, enregistré le 18 janvier 2024, la société Auxifip maintient ses précédentes écritures. Elle réitère notamment ses appels en cause des compagnies SMABTP, l'Auxiliaire et Abeille IARD en leur qualité d'assureurs en garantie décennale et de la société Snidaro, responsable d'une découpe accidentelle de la membrane des bassins. Elle confirme également sa demande d'expertise portant sur l'intégralité des désordres initialement définis, y compris ceux relatifs à la corrosion des structures dans la mesure où contrairement aux énonciations de la compagnie SMA, Auxifip n'a pas donné son accord à la proposition de réparation de l'assureur D/O.
Par un troisième mémoire en défense, enregistré le 13 avril 2024, la société Snidaro et la compagnie d'assurance l'Auxiliaire-Vie maintiennent et complètent leurs conclusions aux fins de rejet de la requête en expertise.
Elles soutiennent que :
- la communauté d'agglomération du pays de Dreux ne présente pas le caractère de maître d'ouvrage dans le cadre de la construction du centre aquatique édifié sur la base d'un contrat de partenariat avec la société Auxifip. En conséquence, l'ouvrage en cause ne procédant pas de travaux publics, la demande d'expertise ne peut prospérer ;
- dès lors que les préjudices matériels font l'objet de dédommagement par l'assurance Dommage - Ouvrage, l'expertise ne présente aucune utilité.
Par un quatrième mémoire en défense, enregistré le 28 avril 2024, la société Auxifip, maintient ses précédentes écritures et fait valoir que la communauté d'agglomération du pays de Dreux témoigne pleinement de sa qualité pour agir en fondant ses prétentions sur le contrat de partenariat qui la lie à Auxifip, sans invoquer faussement la qualité de maître de l'ouvrage
La requête a été communiquée à la société Etandex, à la société Dallet et à la compagnie SMABTP qui n'ont pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code des assurances.
Vu le code général des collectivités territoriales.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'expertise :
1. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. ". La prescription d'une mesure d'expertise en application de ces dispositions est subordonnée à son utilité pour le règlement d'un litige principal qui doit être appréciée en tenant compte, notamment, de l'existence d'une perspective contentieuse recevable, des possibilités ouvertes au demandeur pour arriver au même résultat par d'autres moyens et de l'intérêt de la mesure pour le contentieux né ou à venir en prenant en compte, à cet effet, les expertises judiciaire ou amiable qui ont pu être prescrites ou réalisées au titre du même litige et au regard des motifs de droit et de fait qui justifient, selon la demande, la mesure sollicitée.
2. En second lieu, la circonstance que les assurés qu'ils représentent soient présents à une expertise prescrite sur le fondement des dispositions précitées ne fait pas obstacle à ce que le juge des référés soit saisi de conclusions tendant à ce que cette expertise soit réalisée au contradictoire des assureurs des parties.
3. En troisième lieu, l'article L. 1414-1 du code général des collectivités territoriales, dans sa version applicable en l'espèce, dispose que " I. - Le contrat de partenariat est un contrat administratif par lequel une collectivité territoriale ou un établissement public local confie à un tiers, pour une période déterminée en fonction de la durée d'amortissement des investissements ou des modalités de financement retenues, une mission globale ayant pour objet la construction ou la transformation, l'entretien, la maintenance, l'exploitation ou la gestion d'ouvrages, d'équipements ou de biens immatériels nécessaires au service public, ainsi que tout ou partie de leur financement à l'exception de toute participation au capital. Toutefois, le financement définitif d'un projet doit être majoritairement assuré par le titulaire du contrat, sauf pour les projets d'un montant supérieur à un seuil fixé par décret. Il peut également avoir pour objet tout ou partie de la conception de ces ouvrages, équipements ou biens immatériels ainsi que des prestations de services concourant à l'exercice, par la personne publique, de la mission de service public dont elle est chargée. II. - Le cocontractant de la personne publique assure la maîtrise d'ouvrage des travaux à réaliser. Après décision de l'organe délibérant de la collectivité territoriale concernée, il peut être chargé d'acquérir les biens nécessaires à la réalisation de l'opération, y compris, le cas échéant, par voie d'expropriation. Il peut se voir céder, avec l'accord du cocontractant concerné, tout ou partie des contrats passés par la personne publique pouvant concourir à l'exécution de sa mission. La rémunération du cocontractant fait l'objet d'un paiement par la personne publique pendant toute la durée du contrat. Elle est liée à des objectifs de performance assignés au cocontractant. Le contrat de partenariat peut prévoir un mandat de la personne publique au cocontractant pour encaisser, au nom et pour le compte de la personne publique, le paiement par l'usager final de prestations revenant à cette dernière. III. - Lorsque la réalisation d'un projet relève simultanément de la compétence de plusieurs personnes publiques, ces dernières peuvent désigner par convention celle d'entre elles qui réalisera l'évaluation préalable, conduira la procédure de passation et, éventuellement, en suivra l'exécution ".
4. Il résulte de l'instruction que la communauté d'agglomération du pays de Dreux a décidé d'engager la construction d'un complexe aquatique dénommé " Agglocéane " par la conclusion d'un contrat de partenariat en date du 22 juin 2011 avec la société AUXIFIP chargée d'une mission globale relative au financement, à la conception, à la construction, à l'entretien et à la maintenance de cet équipement. A cette fin, la société AUXIFIP a conclu le 22 juin 2011 un contrat de promotion immobilière avec la société ADIM Normandie Centre pour la conception et la réalisation des ouvrages et des équipements, sous la maitrise d'œuvre du cabinet Duval Raynal Architectures. L'entretien et la maintenance ont été partagés entre la société Sogéa Centre et l'exploitant du centre aquatique. L'équipement a été mis à disposition de la collectivité le 17 juin 2013 avec réserves. Celles-ci ont été levées par procès-verbal du 19 juillet 2013. L'exploitation du centre a été confiée par contrat d'affermage à la société Récréa jusqu'au 1er janvier 2021 pour être ensuite reprise en régie par la communauté d'agglomération. Depuis 2021, elle constate divers désordres susceptibles de compromettre la solidité et le bon fonctionnement de l'ouvrage parmi lesquels le défaut d'étanchéité et la non-conformité de la membrane de certains bassins, le vieillissement des voiles béton et la corrosion des structures en acier et des équipements. Compte tenu de la persistance des désordres et du refus de leur prise en garantie, la communauté d'agglomération demande au juge des référés de désigner un expert aux fins de décrire et de constater les désordres affectant l'établissement, d'en déterminer les causes ainsi que les travaux réparatoires nécessaires pour y mettre fin et chiffrer le coût de ces derniers, de dire si les désordres sont de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination, de manière générale de fournir tous éléments techniques et de fait et de faire toutes constatations ou investigations utiles de nature à permettre au tribunal administratif de déterminer les responsabilités éventuellement encourues et d'évaluer, s'il y a lieu, les préjudices subis par la communauté d'agglomération du pays de Dreux.
5. A l'appui de leurs conclusions tendant au rejet de la demande d'expertise, la société Snidaro et son assureur, la compagnie l'Auxiliaire, font valoir que la collectivité requérante - qui n'est pas maître d'ouvrage mais locataire d'un équipement sportif conçu et édifié par la société Auxifip - ne dispose d'aucune perspective contentieuse à l'égard des constructeurs du complexe en cause. Il ressort toutefois de l'instruction que, contrairement aux allégations de ces dernières, la communauté d'agglomération du pays de Dreux sollicite la présente mesure sur le fondement du contrat de partenariat conclu avec la société Auxifip, laquelle appelle secondairement en cause les entreprises ayant concouru à la construction du centre aquatique. Le litige au fond susceptible d'opposer la communauté d'agglomération à la société Auxifip concernant les désordres précités relève donc de la compétence de la juridiction administrative dès lors qu'il concerne l'exécution du contrat administratif du 22 juin 2011 prévoyant de confier à la société Auxifip une mission globale d'édification et d'entretien d'un centre aquatique au profit de l'établissement public de coopération intercommunal en qualité de bailleur. A ce titre, la communauté d'agglomération du pays de Dreux justifie donc d'un intérêt à l'expertise qu'elle sollicite en vue de déterminer l'existence et les causes des désordres affectant le complexe Agglocéane et leur imputabilité ou non à des vices de conception et de construction, dans la perspective de mettre en œuvre l'éventuelle responsabilité du co-contractant à son égard devant le juge administratif. Dans ces conditions, l'expertise demandée présente un caractère utile et entre donc dans le champ d'application des dispositions de l'article R. 532-1 précité. Par suite, il y a lieu d'ordonner l'expertise sollicitée, de désigner un seul expert et de fixer la mission de l'expert comme il est dit à l'article 2 de la présente ordonnance.
Sur le périmètre de la mission confiée à l'expert :
6. Les sociétés ADIM Normandie Centre et Sogéa Centre observent que plusieurs sinistres ont été déclarés à la SMA SA, assureur dommage-ouvrage, antérieurement ou simultanément à l'introduction de la présente procédure, concernant notamment la corrosion des aciers. Par une offre en date du 28 avril 2023, l'assureur a accordé sa garantie au titre de ce sinistre et émis une proposition d'indemnité définitive qui a été acceptée par la société Auxifip, maître d'ouvrage. Les sociétés ADIM Normandie Centre et Sogéa Centre demandent, en conséquence, d'exclure ce chef de dommage du champ de l'expertise. Néanmoins, la société Auxifp indique, sans être contredite, que s'il est vrai qu'un devis de réparation relatif à ce désordre a fait l'objet d'une validation à titre conservatoire, elle n'a en revanche pas marqué son accord à l'égard de SMA SA et toute acceptation ou réparation est écartée dans l'immédiat. Dans la mesure où la question de la corrosion des aciers persiste sans l'obtention d'un accord ou une solution, les conclusions des sociétés ADIM Normandie Centre et Sogéa Centre tendant à limiter le périmètre de la mission de l'expert doivent être rejetées et les opérations d'expertise doivent porter sur l'intégralité des désordres dénoncés.
Sur la demande en intervention volontaire de la compagnie QBE Europe et la mise hors de cause de la compagnie QBE Insurance Europe Limited :
7. La compagnie QBE Europe fait valoir que toutes les activités et engagements de la succursale en France de QBE Insurance Europe Limited ont été transférés à la succursale en France de QBE Europe depuis le 1er janvier 2019, parmi lesquels la police d'assurance souscrite par la société Promoloisir mise en cause par la société Auxifip. Dès lors, il y a lieu d'admettre l'intervention volontaire de la compagnie QBE Europe qui justifie d'un intérêt suffisant en sa qualité d'assureur d'une partie appelée en cause pour participer aux opérations d'expertise, et corrélativement, de mettre hors de cause la compagnie QBE Insurance Europe Limited.
Sur la demande de mise hors de cause de la société l'Auxiliaire Vie :
8. La société l'Auxiliaire Vie soutient, sans être contredite, qu'elle ne présente pas la qualité d'assureur de la société Snidaro dans la mesure où elle exerce dans le secteur de l'assurance - vie et n'intervient pas en matière d'assurance de travaux. Par suite, il y a lieu de mettre la société l'Auxiliaire Vie hors de cause.
Sur les demandes de mise hors de cause des sociétés Snidaro, Qualiconsult, Abeille IARD et SMABTP :
9. D'une part, la société Snidaro ayant réalisé la pose du carrelage, s'appuie notamment sur le rapport amiable d'expertise d'assurance DO du 12 avril 2017, pour alléguer que la société Auxifip n'apporte aucun élément témoignant de sa quelconque implication dans la survenance des désordres relatifs à la pose des membranes des bassins ou à la construction des structures en béton et en acier du centre aquatique. La société Qualiconsult, en charge du contrôle technique suivant convention du 28 juin 2011 conclue avec la société ADIM Normandie Centre, avance également que sa mise en cause dans les opérations d'expertise ne reçoit aucune justification dans la mesure où les défauts d'étanchéité et les dégradations des voiles béton et des structures en acier relèvent du gros œuvre et ne présentent aucun rapport avec les missions de contrôle technique qui lui ont été confiées.
10. D'autre part, au soutien de sa mise hors de cause, la compagnie Abeille IARD prise en qualité d'assureur de la société Promoloisir fait valoir que ses garanties ne peuvent être mobilisées soit que la réclamation constituée par la requête en référé expertise présentée par la communauté d'agglomération du pays de Dreux et les mises en cause subséquentes est postérieure à la période d'assurance de la société Promoloisir, soit que le début des travaux à compter du 5 mars 2012 est antérieur à la souscription de la police contractée par ladite société. La SMA SA énonce, quant à elle, que le litige concernant exclusivement l'assureur dommage-ouvrage du maître d'ouvrage, la participation de la SMABTP à l'expertise en qualité d'assureur responsabilité décennale ne présente aucune utilité.
11. Toutefois, en l'état de l'instruction et alors qu'il n'appartient pas au juge des référés de se prononcer sur le fondement juridique sur lequel les sociétés Snidaro, Qualiconsult, Abeille IARD, SMABTP sont susceptibles de voir leurs responsabilités recherchées, il est utile, eu égard à la nature des désordres en cause et de l'intervention de ces entreprises dans les opérations de construction, de les attraire à la présente procédure qui ne tend qu'au prononcé d'une mesure d'instruction ne faisant pas préjudice au principal. Le cas échéant, il appartiendra à l'expert, s'il l'estime pertinent, de solliciter du juge des référés, en fournissant toute justification, la mise hors de cause des parties dont la participation ne serait pas ou plus nécessaire, en application des dispositions de l'article R. 532-3 du code de justice administrative. Par suite, la présence à l'expertise des sociétés Snidaro, Qualiconsult, Abeille IARD et SMABTP est nécessaire à l'utilité de la mesure, de sorte que leurs demandes tendant à être mises hors de cause doivent être rejetées.
Sur la demande de mise en cause des sociétés Sogéa Centre, Action Développement Loisir (Récréa), CRAM, Adim Normandie-Centre, Mutuelle Architectes Français, Cebat 2000, Promoloisir (Institut de la piscine), QBE Europe, SMA SA, Etandex, Allianz IARD, l'Auxiliaire, AXA France IARD, Dallet, et HDI Global SE:
12. Peuvent être appelées à une expertise ordonnée sur le fondement des dispositions citées au point 1, non seulement les personnes dont la responsabilité est susceptible d'être engagée par l'action qui motive la demande d'expertise, mais aussi toute personne dont la présence est de nature à éclairer les travaux de l'expert. Il résulte des pièces du dossier que la société Auxifip, titulaire d'un marché de partenariat, a réalisé la construction du centre " Agglocéane " grâce à un contrat de promotion immobilière passé avec la société ADIM Normandie Centre, que cette dernière a confié les travaux aux sociétés susmentionnées, sous maîtrise d'œuvre du cabinet Duval Raynal Architectures. En raison de l'intervention de ces entreprises dans ce dossier, leurs présences et celles de leurs assureurs aux opérations d'expertise est de nature à éclairer les travaux de l'expert. Il suit de là qu'il y a lieu de faire droit aux conclusions de mise en cause des sociétés Sogéa Centre, Action Développement Loisir (Récréa), CRAM, Adim Normandie-Centre, Mutuelle Architectes Français, Cebat 2000, Promoloisir (Institut de la piscine), QBE Europe, SMA SA, Etandex, Allianz IARD, l'Auxiliaire, AXA France IARD, Dallet, et HDI Global SE.
Sur les conclusions des entreprises et de leurs assureurs tendant à leur donner acte de leurs protestations et réserves :
13. Ces sociétés demandent de leur donner acte de leurs protestations et réserves. Il n'appartient pas au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de donner acte de telles protestations et réserves. Les conclusions présentées à cette fin doivent être rejetées.
Sur les dépens :
14. Dans le cas d'une expertise ordonnée en référé, il appartient au seul président du tribunal de désigner, par ordonnance, la partie qui assumera la charge des frais et honoraires en application du premier alinéa de l'article R. 621-13 susmentionné. Il n'appartient au juge des référés ni de déterminer la charge des dépens de la mesure d'instruction qu'il ordonne ni de la réserver pour le futur.
Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
15. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
16. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la compagnie Abeille IARD sur le fondement de ces dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : La compagnie QBE Insurance Europe Limited et la société l'Auxiliaire Vie sont mises hors de cause.
Article 2 : M. B A, ingénieur spécialisé en piscine, demeurant 40 rue des Carrières à Montmorency (95160), est désigné en qualité d'expert avec pour mission de :
1°) se rendre sur les lieux du centre aquatique Agglocéane, 1 rue des Prés à Saint-Rémy-sur- Avre, se faire remettre tous documents utiles à l'accomplissement de sa mission et d'entendre toute personne susceptible de l'éclairer, procéder à toutes constatations utiles relatives à l'état de l'établissement et notamment procéder au relevé précis et détaillé de tous les désordres l'affectant tels qu'identifiés par le rapport des services techniques de la communauté d'agglomération du pays de Dreux dans sa requête introductive, dire s'ils sont évolutifs ou généralisés ;
2°) dire si les désordres concernant le défaut d'étanchéité et la non-conformité de la membrane de certains bassins, le vieillissement des voiles béton et la corrosion des structures en acier et des équipements dénoncés par la communauté d'agglomération du pays de Dreux sont de nature à compromettre la solidité des ouvrages ou à les rendre impropres à leur destination, s'ils sont imputables à un défaut de conception, à un défaut de surveillance des travaux, à des défauts d'exécution, à des défauts de maintenance ou à toute autre cause et, en cas de causes multiples, d'indiquer la part imputable à chacune des causes ;
3°) fournir tous éléments techniques et de fait de nature à permettre à la juridiction éventuellement saisie de déterminer les responsabilités encourues ;
4°) déterminer les travaux de réparation nécessaires pour remédier aux désordres ;
5°) indiquer les travaux éventuels à réaliser d'urgence, dans l'hypothèse où les désordres relevés seraient de nature à constituer un risque pour la sécurité des usagers ;
6°) fournir tous éléments permettant à la juridiction éventuellement saisie d'évaluer l'ensemble des préjudices subis par la communauté d'agglomération du pays de Dreux, notamment le coût des travaux de réparation des désordres ;
7°) apporter, d'une manière générale, tous éléments qui seraient utiles à la solution du litige par la juridiction saisie.
Article 3 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 4 : Préalablement à toute opération, l'expert effectuera une déclaration sur l'honneur dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 5 : Les opérations d'expertise auront lieu contradictoirement en présence des représentants de la communauté d'agglomération du pays de Dreux, de la société Auxifip, de la société Sogéa Centre, de la société Action Développement Loisir (Récréa), de la société CRAM, de la société ADIM Normandie Centre, de la Mutuelle des Architectes Français (MAF), de la société Qualiconsult, de la société CEBAT 2000, de la société SNIDARO, de la société Promoloisir (Institut de la Piscine), de la société QBE Europe, de la société SMA SA, de la société Etandex, de la société Allianz IARD, de la société AXA France IARD, de la société Abeille IARD, de la société L' Auxiliaire, de la société Dallet, de la société SMABTP et de la société HDI Global SE.
Article 6 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.
Article 7 : L'expert déposera son rapport définitif au greffe par voie électronique avant le 31 décembre 2024. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 8 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.
Article 9 : Le surplus des demandes des parties est rejeté.
Article 10 : La présente ordonnance sera notifiée à la communauté d'agglomération du pays de Dreux, à la société Auxifip, à la société Sogéa Centre, à la société Action Développement Loisir (Récréa), à la société CRAM, à la société ADIM Normandie Centre, à la Mutuelle des Architectes Français (MAF), à la société Qualiconsult, à la société CEBAT 2000, à la société SNIDARO, à la société Promoloisir (Institut de la Piscine), à la société QBE Europe, à la société SMA SA, à la société Etandex, à la société Allianz IARD, à la société AXA France IARD, à la société Abeille IARD, à la société L'Auxiliaire, à la société Dallet, à la société SMABTP, à la société HDI Global SE, à la société QBE Insurance Europe Limited, à la société l'Auxiliaire Vie
et à l'expert.
Fait à Orléans, le 13 juin 2024.
Le Président,
Juge des référés,
Benoist GUÉVEL
La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
ABo