lundi 2 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2300944 |
| Type | Décision |
| Avocat requérant | RICOUARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 mars 2023, Mme D B, représentée par la SELARL BRG, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de prescrire une expertise médicale en vue de déterminer si elle a bénéficié d'une prise en charge et de soins attentifs par les services du Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Tours, du Centre Hospitalier de Loches, du Pôle santé Léonard de Vinci et de l'Institut Gustave Roussy, de donner tous éléments permettant d'apprécier ses préjudices, de dire que l'expert produira, avant le dépôt de son rapport définitif, un pré-rapport laissant aux parties un délai suffisant pour produire les observations en réponse, de statuer sur la consignation à valoir sur les honoraires d'expert et sur les dépens.
Elle soutient que :
- elle est prise en charge par le CHRU de Tours le 8 décembre 2011 pour une kystectomie de l'ovaire gauche, sous cœlioscopie. Les suites sont marquées par des récidives du kyste ovarien, engendrant plusieurs reprises chirurgicales en juin 2012 et janvier 2013 ;
- au printemps 2017, elle présente une nouvelle lésion ovarienne droite volumineuse donnant lieu, le 19 mai 2017, à une ovariectomie partielle droite par laparotomie au Centre Hospitalier de Loches. Cette intervention chirurgicale est marquée par une contamination de la cavité abdominale par du liquide mucineux et permet de retrouver des aspects en faveur d'une tumeur borderline de l'ovaire, laissée sous simple surveillance médicale ;
- en 2021, elle présente une récidive de kyste ovarien droit. Le 6 octobre 2021, elle est admise au Pôle santé Léonard de Vinci pour subir une annexectomie droite ainsi que plusieurs prélèvements biopsiques dont les résultats retrouvent une tumeur mucineuse borderline ovarienne droite mesurant 17 cm de grand axe, une surface externe rompue avant tout geste opératoire, et d'abondantes flaques de mucine acellulaires disséquant le tissu avoisinant ;
- la poursuite de sa prise en charge s'effectue au sein de l'Institut Gustave Roussy. Du 4 janvier au 17 février 2022, elle bénéficie de quatre cures de chimiothérapie par FOLFOX, réalisées au Centre Hospitalier de Montargis.
- le 8 mars 2022, elle subit une chirurgie de cytoréduction complète avec chimiothérapie hyperthermique intra-péritonéale, avec cholécystectomie, péritonectomie, résection du petit épiploon, appendicectomie. Les suites opératoires sont marquées par une péritonite sur perforation grêlique ;
- le 13 mars 2022, une reprise chirurgicale est réalisée en urgence pour jéjunostomie et résection-anastomose au niveau de l'iléon. Le 19 mai 2022, une nouvelle intervention chirurgicale se révèle nécessaire pour la fermeture de stomie par voie élective, anastomose jéjuno-jujunale termino-terminale manuelle. Le 21 mai 2022, elle bénéficie alors d'une reprise chirurgicale pour laparotomie exploratrice, viscérolyse, résection segmentaire de grêle et iléostomie.
- en janvier 2023, elle poursuit toujours les démarches entreprises dans le cadre d'un désir de grossesse. Elle reçoit un traitement hormonal journalier depuis novembre 2021, afin de traiter une ménopause précoce apparue suite à l'ovariectomie bilatérale, et d'en diminuer les effets secondaires ;
- compte tenu des multiples chirurgies qui ont été pratiquées, elle s'estime fondée à solliciter une expertise sur la nature des soins qu'elle a reçus, sur leur conformité aux données acquises de la science ainsi que sur l'étendue de ses préjudices, au contradictoire du Centre Hospitalier Régional Universitaire de Tours, du Centre Hospitalier de Loches, du Pôle Santé Léonard de Vinci, de l'institut Gustave-Roussy, et de l'ONIAM.
Par un mémoire enregistré le 14 mars 2023, la caisse primaire d'assurance maladie de Loir-et-Cher ne formule pas d'observation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2023, l'Institut de cancérologie Gustave Roussy, représenté par Me Soledad Ricouard, indique ne pas s'opposer à l'expertise sollicitée mais formule toutes protestations et réserves sur sa responsabilité. Il sollicite que la mission de l'expert soit complétée et conclut au rejet de la demande tendant à statuer sur la consignation préalable de la part de la requérante.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mars 2023, le CHRU de Tours, représenté par la SELARL Dérec, indique ne pas s'opposer à l'expertise sollicitée mais formule toutes protestations et réserves sur sa responsabilité. Il s'associe également aux conclusions de la requérante tendant à que l'expert établisse un pré-rapport ou une note de synthèse avant le dépôt de son rapport et demande, en outre, qu'il se fasse communiquer préalablement le relevé des frais et débours assumés par les organismes sociaux. Enfin, il sollicite que la mission de l'expert soit complétée et conclut au rejet de la demande relative à la consignation des frais d'expertise et des dépens.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mai 2023, l'Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), représenté par la SELARL RRM, ne s'oppose pas au principe de la mesure d'expertise sollicitée mais formule toutes protestations et réserves d'usage, demande que l'expert établisse un pré-rapport ou une note de synthèse avant le dépôt de son rapport, que sa mission soit précisée et complétée, et que les dépens soient réservés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mai 2023, le Centre Hospitalier de Loches, représenté par la SELARL Dérec, indique ne pas s'opposer à l'expertise sollicitée mais formule toutes protestations et réserves sur sa responsabilité. Il s'associe également aux conclusions de la requérante tendant à que l'expert établisse un pré-rapport ou une note de synthèse avant le dépôt de son rapport et demande, en outre, qu'il se fasse communiquer préalablement le relevé des frais et débours assumés par les organismes sociaux. Enfin, il sollicite que la mission de l'expert soit complétée et conclut au rejet de la demande relative à la consignation des frais d'expertise et des dépens.
La requête a été communiquée au Pôle de santé Léonard de Vinci qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'expertise :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ". La prescription d'une mesure d'expertise en application de ces dispositions est subordonnée à son utilité pour le règlement d'un litige principal qui doit être appréciée en tenant compte, notamment, de l'existence d'une perspective contentieuse recevable, des possibilités ouvertes au demandeur pour arriver au même résultat par d'autres moyens et de l'intérêt de la mesure pour le contentieux né ou à venir en prenant en compte, à cet effet, les expertises judiciaire ou amiable qui ont pu être prescrites ou réalisées au titre du même litige et au regard des motifs de droit et de fait qui justifient, selon la demande, la mesure sollicitée.
2. D'une part, il résulte de l'instruction que le litige susceptible d'opposer la requérante relève de la compétence de la juridiction administrative en tant qu'il concerne le CHRU de Tours, le Centre Hospitalier de Loches et l'ONIAM, qui ne s'opposent pas à la mesure d'expertise sollicitée par Mme B, laquelle entend, au principal, mettre en cause la responsabilité éventuelle de ces derniers. Par conséquent, la mesure d'expertise sollicitée présente un caractère d'utilité et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dès lors, d'y faire droit, de désigner un expert et de fixer sa mission comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
3. D'autre part, la présente demande en référé ne tend qu'à voir ordonner une mesure d'instruction avant tout procès et avant même que puisse être déterminée, eu égard aux parties éventuellement appelées en la cause principale, la compétence sur le fond du litige. En l'espèce, le fond du litige est de nature à relever au moins pour partie de la compétence de la juridiction administrative comme il est dit au point 2. Par suite, le caractère privé tant de la clinique Pôle de santé Léonard de Vinci que de l'hôpital Institut Gustave Roussy ne fait pas obstacle à ce que ces établissements participent à l'expertise afin d'en éclairer les travaux. Il y a donc lieu d'accueillir les conclusions de la requérante tendant à la mise en cause du Pôle de santé Léonard de Vinci et de l'Institut Gustave Roussy.
Sur les conclusions de l'Institut Gustave Roussy, du CHRU de Tours de l'ONIAM et du Centre Hospitalier de Loches tendant à leur donner acte de leurs protestations et réserves :
4. L'Institut Gustave Roussy, le CHRU de Tours, l'ONIAM et le Centre Hospitalier de Loches demandent au tribunal de leur donner acte de leurs protestations et réserves sur leur mise en cause et leur responsabilité. Il n'appartient pas au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de donner acte de telles protestations et réserves.
Sur les demandes de la requérante, du CHRU de Tours, de l'ONIAM et du Centre Hospitalier de Loches tendant à ce que l'expert établisse une note de synthèse ou un pré-rapport avant le dépôt de son rapport, ou qu'il se fasse communiquer préalablement le relevé des frais et débours des organismes de sécurité sociale :
5. Aux termes de l'article R. 621-7 du code de justice administrative, " L'expert garantit le caractère contradictoire des opérations d'expertise. () Les observations faites par les parties, dans le cours des opérations, sont consignées dans le rapport. L'expert recueille et consigne les observations des parties sur les constatations auxquelles il procède et les conclusions qu'il envisage d'en tirer () ". En application de ces dispositions, il appartient à l'expert, dans la conduite des opérations qui lui sont confiées dans le respect du principe du contradictoire, de communiquer aux parties ses constations et conclusions potentielles et de recueillir leurs éventuelles observations. Cependant, le dépôt d'un pré-rapport assurant et formalisant ainsi le partage des informations recueillies demeure une simple faculté. Par conséquent, les conclusions des parties tendant à la production d'un pré-rapport sont vouées au rejet. De même, il n'appartient qu'à l'expert d'apprécier s'il y a lieu de se faire communiquer certains documents ou certaines pièces détenues par les parties. Il suit de là que les conclusions susvisées ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions de la requérante tendant au prononcé de la consignation à valoir sur les frais d'expertise :
6. L'organisation des mesures d'expertise devant le juge administratif est régie par les articles R. 621-1 et suivants du code de justice administrative, qui contrairement au code de procédure civile, ne prévoient pas la fixation d'une consignation. Par suite, les conclusions susvisées de la requérante tendant à la définition d'une telle consignation ne sont pas recevables.
Sur les frais d'expertise :
7. Aux termes de l'article R. 621-13 du code de justice administrative : " Lorsque l'expertise a été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V, le président du tribunal () en fixe les frais et honoraires par une ordonnance prise conformément aux dispositions des articles R. 621-11 et R. 761-4. Ces frais et honoraires sont, en principe, mis à la charge de la partie qui a demandé le prononcé de la mesure d'expertise. Toutefois, pour des raisons d'équité, ils peuvent être mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties (). ".
8. Aux termes de ces dispositions, il n'appartient pas au juge des référés de se prononcer au stade de la désignation expertale sur la charge des dépens de la mesure d'instruction qu'il ordonne. Les dépens restent réservés.
O R D O N N E :
Article 1er : Le docteur A C, gynécologue et oncologue, demeurant 2 rue Rousselet à Paris (75007), est désigné avec pour mission de :
1°) se faire communiquer tous documents relatifs à l'état de santé de Mme B et, notamment, tous documents relatifs au suivi médical, aux actes de soins et aux diagnostics pratiqués sur elle par les services respectifs du Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Tours, du Centre Hospitalier de Loches, du Pôle santé Léonard de Vinci et de l'Institut Gustave Roussy ; convoquer et entendre les parties et tous sachants ; procéder à l'examen sur pièces du dossier médical de Mme B ainsi qu'éventuellement à son examen clinique ;
2°) décrire l'état de santé de Mme B et les conditions dans lesquelles elle a été prise en charge par les services du Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Tours, du Centre Hospitalier de Loches, du Pôle santé Léonard de Vinci et de l'Institut Gustave Roussy ; décrire l'état pathologique de l'intéressée ayant conduit aux soins, aux interventions et aux traitements pratiqués ;
3°) donner son avis sur le point de savoir si les interventions et les diagnostics établis ont été consciencieux, attentifs, diligents et conformes aux données acquises de la science, et s'ils étaient adaptés à l'état de Mme B et aux symptômes qu'elle présentait ; donner notamment son avis sur la pertinence des diagnostics des équipes médicales du Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Tours, du Centre Hospitalier de Loches, du Pôle santé Léonard de Vinci et de l'Institut Gustave Roussy;
4°) réunir, de manière générale, tous les éléments devant permettre de déterminer si des fautes médicales, des fautes de soins ou des fautes dans l'organisation des services du Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Tours, du Centre Hospitalier de Loches, du Pôle santé Léonard de Vinci et de l'Institut Gustave Roussy ont été commises ; rechercher si les diligences nécessaires pour l'établissement d'un diagnostic exact ont été mises en œuvre ; déterminer si la patiente a été victime d'un accident médical, d'un aléa thérapeutique ou d'une infection nosocomiale ;
5°) donner son avis sur le point de savoir si le dommage corporel constaté a un rapport avec l'état de Mme B, ou l'évolution prévisible de cet état ; le cas échéant, déterminer la part du préjudice présentant un lien de causalité direct, certain et exclusif avec un manquement reproché au Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Tours, au Centre Hospitalier de Loches, au Pôle santé Léonard de Vinci et/ou à l'Institut Gustave Roussy, en excluant la part des séquelles à mettre en relation avec la pathologie initiale, son évolution ou toute autre cause extérieure ; en cas de causes multiples, d'indiquer la part imputable (pourcentage) à chacune des causes ;
6°) donner son avis sur le point de savoir si le ou les manquements du Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Tours, du Centre Hospitalier de Loches, du Pôle santé Léonard de Vinci et de l'Institut Gustave Roussy éventuellement constatés ont fait perdre à Mme B une chance sérieuse de guérison des lésions dont elle est atteinte ; donner son avis sur l'ampleur (pourcentage) de la chance perdue par Mme B de voir son état de santé s'améliorer ou d'éviter de le voir se dégrader en raison de ces manquements ; en cas de manquements multiples, indiquer la part imputable à chacun de ces manquements ;
7°) dire si le dossier médical et les informations recueillies permettent de savoir si Mme B a été informée de la nature des opérations qu'elle allait subir, et des conséquences normalement prévisibles de ces interventions et si elle a été mise à même de formuler un consentement éclairé ; dans la négative, préciser si Mme B a subi une perte de chance de se soustraire au risque en refusant l'opération si elle en avait connu tous les dangers (pourcentage) ;
8°) dire si l'état de Mme B a entraîné une incapacité permanente partielle résultant de troubles physiologiques ou psychologiques et en préciser les dates de début et de fin, ainsi que le ou les taux ;
9°) indiquer à quelle date l'état de Mme B peut être considéré comme consolidé ; préciser s'il subsiste une incapacité permanente partielle et, dans l'affirmative, en fixer le taux, en distinguant la part imputable au manquement éventuellement constaté de celle ayant pour origine toute autre cause ou pathologie, eu égard notamment aux antécédents médicaux de l'intéressée ; dans le cas où cet état ne serait pas encore consolidé, indiquer, si dès à présent, une incapacité permanente partielle est prévisible et en évaluer l'importance ;
10°) dire si l'état de Mme B est susceptible de modification en amélioration ou en aggravation ; dans l'affirmative, fournir toutes précisions utiles sur cette évolution, sur son degré de probabilité et dans le cas où un nouvel examen serait nécessaire, mentionner dans quel délai ;
11°) donner son avis sur l'existence éventuelle de préjudices annexes (souffrances endurées, préjudice esthétique, préjudice d'agrément spécifique, préjudice psychologique, préjudice sexuel) et le cas échéant, en évaluer l'importance, en distinguant la part imputable au manquement éventuellement constaté de celle ayant pour origine toute autre cause ou pathologie, eu égard, notamment aux antécédents médicaux de l'intéressée ;
12°) donner son avis sur la répercussion de l'incapacité médicalement constatée sur la vie personnelle de Mme B ;
13°) apporter, d'une manière générale, tous éléments qui seraient utiles à la solution du litige par la juridiction éventuellement saisie.
Article 2 : Les opérations d'expertise auront lieu contradictoirement entre, d'une part,
Mme B et la caisse primaire d'assurance maladie de Loir-et-Cher, d'autre part, le Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Tours, le Centre Hospitalier de Loches, le Pôle santé Léonard de Vinci, l'Institut Gustave Roussy et l'ONIAM.
Article 3 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur qu'avec l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 4 : Préalablement à toute opération, l'expert effectuera une déclaration sur l'honneur dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 5 : L'expert avertira les parties et organiseront le déroulement des travaux d'expertise conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.
Article 6 : L'expert déposera son rapport définitif au greffe par voie électronique avant le 31 janvier 2024. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 7 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.
Article 8 : Le surplus des demandes des parties est rejeté.
Article 9 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D B, à la caisse primaire d'assurance maladie de Loir-et-Cher, au Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Tours, au Centre Hospitalier de Loches, au Pôle santé Léonard de Vinci, à l'Institut Gustave Roussy, à l'ONIAM et à l'expert désigné.
Fait à Orléans, le 2 octobre 2023.
Le Président,
Benoist GUÉVEL
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
ABo