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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2302927

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2302927

mardi 14 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2302927
TypeDécision
Avocat requérantPINDER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 juillet 2023, la région Centre Val-de-Loire demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de prescrire une expertise aux fins de relever et décrire les désordres, les malfaçons et/ou les non-conformités affectant le gymnase du lycée Augustin Thierry à Blois (Loir-et-Cher), d'en déterminer les origines, les causes et l'étendue, de donner son avis sur les solutions appropriées pour remédier aux désordres, de préciser et chiffrer les travaux nécessaires à la conservation de l'équipement et à sa réparation définitive, de donner un avis sur ses préjudices, et de manière générale, de fournir tous éléments techniques et de fait, de faire toutes constatations ou investigations utiles de nature à permettre au tribunal administratif de déterminer les responsabilités éventuellement encourues.

Elle soutient que :

- par acte d'engagement du 7 avril 2011, elle a confié la maîtrise d'œuvre du projet de construction du gymnase à un groupement composé de la SARL Essentiel (en qualité de mandataire), de la société FGECO, de la société Ethis, de la Société Arest et de M. A B (ayant cessé son activité depuis 2020) ;

- les travaux ont débuté au mois d'août 2012 et ont été réceptionnés, selon les lots, en novembre et décembre 2013 ;

- cette opération de construction a notamment fait l'objet de l'allotissement suivant :

- le lot n°1 " Démolition terrassement, VRD, aménagements extérieurs et plantations " a été attribué à la société Gabriel TP,

- le lot n° 2 " Gros œuvre " a été attribué à la société BIMG,

- le lot n° 3 " Charpente, ossature bois et bardage extérieur " a été attribué à la société James

- le lot n° 4 " Couverture, étanchéité extérieure " a été attribué à la société SMAC,

- le lot n° 5 " Menuiseries extérieures aluminium " a été attribué à la société Alutech,

- le lot n° 6 " Plâtrerie, cloisons sèches et isolation " a été attribué à la société RIVL,

- le lot n° 7 " Menuiseries intérieures bois " a été attribué à la société BMCC,

- le lot n° 8 " Revêtement de sols durs et faïence " a été attribué à la société SRS,

- le lot n° 9 " Revêtement de sols sportifs " a été attribué à la société Mondo France,

- le lot n° 11 " Plafonds suspendus " a été attribué à la société Bern'Isol,

- le lot n° 14 " Equipements sportifs " a été attribué à la société Nouansport,

- le lot n° 16 " Plomberie, sanitaire, chauffage, ventilation " a été attribué à la société Galloux,

- postérieurement à la réception des travaux, plusieurs désordres sont apparus au cours des années 2018 et 2019. Ils ont été relevés et consignés par constat de commissaire de justice le 9 mars 2022 et portent sur le revêtement du sol devenu très glissant et faisant l'objet de dilatation ne permettant plus de positionner les équipements dans les réservations prévues à cet effet, l'apparition de fissures traversantes dans les vestiaires et les locaux techniques, les traces de corrosions des aciers affleurant en façade, des infiltrations en toiture et un phénomène d'éblouissement gênant considérablement les usagers ;

- par conséquent, elle sollicite le prononcé de la présente mesure d'expertise au contradictoire des entreprises susmentionnées et de leurs assureurs.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 1er et 17 août 2023, la SMABTP, prise en qualité d'assureur des entreprises mentionnées ci-après et représentée par le cabinet Arcole, d'une part, ne s'oppose pas à la demande d'expertise au contradictoire des entreprises Alutech, Bern'Isol et SMAC mais formule toutes protestations et réserves d'usage, et d'autre part, sollicite la mise hors de cause des sociétés SRS et Galloux qui ne sont pas concernées par les désordres dénoncés par la requérante.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 3 août et 11 octobre 2023, la société Nouansport et son assureur la compagnie Allianz IARD, représentées par Me Elsa Magali Pinder, sollicitent à titre principal leur mise hors de cause dans la mesure où elles ne sont pas concernées par les désordres, et à titre subsidiaire, s'en rapportent à justice quant à la présente procédure.

Par un mémoire en défense, enregistrés le 4 août 2023, la société BMCC et son assureur la compagnie Groupama Paris Val-de-Loire, représentées par la SELARL Dérec, sollicitent à titre principal leur mise hors de cause dans la mesure où elles sont étrangères aux désordres allégués, et à titre subsidiaire, formulent toutes protestations et réserves d'usage et demandent au juge de dire que l'expert produira, avant le dépôt de son rapport définitif, un projet de rapport laissant aux parties un délai suffisant pour produire les observations en réponse.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 août 2023, la compagnie Monceau Générale Assurances, prise en qualité d'assureur de la société RIVL et représentée par la SELARL Rodas - Del Rio, ne s'oppose pas à la demande d'expertise mais formule toutes protestations et réserves d'usage.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 août 2023, les compagnies MMA IARD Assurances Mutuelles et MMA IARD SA, prises en leur qualité d'assureurs de la société James et représentées par la SCP Chevallier - Godeau, ne s'opposent pas à la demande d'expertise mais formulent toutes protestations et réserves d'usage.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 29 août 2023 et 1er octobre 2024, la société Arest représentée par la SELARL Ethis Avocats, ne s'oppose pas à la demande d'expertise mais formule toutes protestations et réserves d'usage.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 septembre 2023, la société Alutech, représentée par Me Delphine Cousseau, sollicite sa mise hors de cause dans la mesure où les menuiseries qu'elle a posées ne sont pas à l'origine des infiltrations dénoncées, et demande la condamnation de la Région Centre Val-de-Loire à lui verser la somme de 1 500 € sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juin 2024, la société Mondo France représentée par la SELARL Racine Avocats, ne s'oppose pas à la demande d'expertise mais formule toutes protestations et réserves d'usage et sollicite la réserve des dépens.

La requête a été communiquée à la SARL Essentiel, à la société Gabriel TP, à la société BIMG et à la société RIVL représentées toutes deux par leur liquidateur Me Hubert Lavallart, à la société James, à la société SMAC, à la société Bern'Isol, à la société Ethis et à la société FGECO qui n'ont pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande d'expertise :

1. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. ". La prescription d'une mesure d'expertise en application de ces dispositions est subordonnée à son utilité pour le règlement d'un litige principal qui doit être appréciée en tenant compte, notamment, de l'existence d'une perspective contentieuse recevable, des possibilités ouvertes au demandeur pour arriver au même résultat par d'autres moyens et de l'intérêt de la mesure pour le contentieux né ou à venir en prenant en compte, à cet effet, les expertises judiciaire ou amiable qui ont pu être prescrites ou réalisées au titre du même litige et au regard des motifs de droit et de fait qui justifient, selon la demande, la mesure sollicitée.

2. En second lieu, la circonstance que les assurés qu'ils représentent soient présents à une expertise prescrite sur le fondement des dispositions précitées ne fait pas obstacle à ce que le juge des référés soit saisi de conclusions tendant à ce que cette expertise soit réalisée au contradictoire des assureurs des parties.

3. Il résulte de l'instruction que la région Centre Val-de-Loire a décidé de construire, à partir de l'année 2011, un gymnase au sein du Lycée Augustin Thierry à Blois. A cette fin, un marché public de travaux portant notamment sur les lots n°1 " Démolition terrassement, VRD, aménagements extérieurs et plantations, n° 2 " Gros œuvre ", n° 3 " Charpente, ossature bois et bardage extérieur ", n° 4 " Couverture, étanchéité extérieure ", n° 5 " Menuiseries extérieures aluminium ", n° 6 " Plâtrerie, cloisons sèches et isolation ", n° 7 " Menuiseries intérieures bois ", n° 8 " Revêtement de sols durs et faïence ", n° 9 " Revêtement de sols sportifs ", n° 11 " Plafonds suspendus ", n° 14 " Equipements sportifs " et n° 16 " Plomberie, sanitaire, chauffage, ventilation " a été attribué à différentes entreprises. Le chantier a fait l'objet de réception en novembre et décembre 2013. Depuis la livraison de cet équipement, la région constate des désordres affectant les sols sportifs, l'apparition de fissures dans les vestiaires et les locaux techniques, la corrosion des aciers affleurant en façade, des infiltrations ainsi qu'un phénomène d'éblouissement pour les usagers. A défaut de solution amiable, la région Centre Val-de-Loire demande au juge des référés de désigner un expert aux fins de décrire et de constater les désordres affectant le gymnase et leur importance, d'en déterminer les causes ainsi que les travaux nécessaires et de fournir tous les éléments permettant de déterminer l'origine des désordres permettant au tribunal administratif de déterminer les responsabilités éventuellement encourues et d'évaluer les préjudices.

4. Le litige au fond susceptible d'opposer la région Centre Val-de-Loire aux constructeurs ainsi que leurs assureurs concernant les désordres précités relève de la compétence de la juridiction administrative dès lors qu'il concerne la réalisation de marchés et de travaux publics ainsi que les participants à ces travaux. La mesure sollicitée par la requérante entre dans le champ d'application des dispositions de l'article R. 532-1 précité et est utile afin de constater contradictoirement l'ampleur du sinistre et d'en déterminer les causes. Par suite, il y a lieu d'ordonner l'expertise sollicitée, de désigner un expert et de fixer sa mission comme il est dit à l'article 2 de la présente ordonnance.

Sur les demandes de mise hors de cause de la société Galloux et de son assureur la SMABTP ainsi que de la société Nouansport et de son assureur Allianz IARD :

5. Au soutien de sa mise hors de cause, la compagnie SMABTP fait valoir que sa sociétaire, la société Galloux, titulaire du lot n° 16 " Plomberie, sanitaire, chauffage, ventilation " est parfaitement étrangère aux désordres allégués par la région qui n'apporte aucun élément témoignant de sa quelconque implication dans la dégradation des sols sportifs, la survenance des fissures, des corrosions ou des infiltrations du bâtiment. La société Nouansport et son assureur Allianz IARD avancent également que leur mise en cause dans les opérations d'expertise ne reçoit aucune justification dans la mesure où les dysfonctionnements susmentionnés ne présentent aucun rapport avec les missions de fourniture d'articles et d'équipements de sport issues du lot n° 14 dont la société Nouansport est titulaire. Il résulte de l'instruction que ni les conclusions de la région Centre Val-de-Loire à fins de mise en cause, ni aucune pièce du dossier ne permettent de caractériser utilement un lien manifeste, même ténu, entre les interventions des sociétés Galloux et Nouansport et les désordres constatés dans le gymnase. Par conséquent, il y a lieu de mettre hors de cause ces sociétés ainsi que leurs assureurs.

Sur les demandes de mise hors de cause de la société SRS et de son assureur la SMABTP, de la société BMCC et de son assureur Groupama Paris - Centre Val-de-Loire, ainsi que de la société Alutech :

6. D'une part, la société SRS conclut à sa mise hors de cause dès lors que - titulaire du lot n° 8 " Revêtement de sols durs et faïence " - elle n'est pas intervenue sur le sol sportif du gymnase et ne peut donc être impactée par les problématiques de glissance et de dilatation de ce revêtement. D'autre part, la société BMCC soulève que les désordres énoncés n'ont aucun rapport avec le lot n° 7 " Menuiseries intérieures bois " dont elle avait la charge. Enfin, la société Alutech, responsable du lot n° 5 " Menuiseries extérieures aluminium " s'appuie sur le rapport d'expertise amiable établi par la société IXI imputant les infiltrations à la défaillance du pare-pluie relevant du système d'étanchéité et de la couverture. Toutefois, en l'état de l'instruction, il est utile, eu égard à la nature des désordres en cause (parmi lesquels figurent également la faïence manquante et décollée dans le vestiaire telle mentionnée par le constat de commissaire de justice du 9 mars 2022) et de l'intervention de ces entreprises dans les opérations de construction, de les attraire à la présente procédure qui ne tend qu'au prononcé d'une mesure d'instruction ne faisant pas préjudice au principal. Le cas échéant, il appartiendra à l'expert, s'il l'estime pertinent, de solliciter du juge des référés, en fournissant toute justification, la mise hors de cause des parties dont la participation ne serait pas ou plus nécessaire, en application des dispositions de l'article R. 532-3 du code de justice administrative. Par suite, la présence à l'expertise de la société SRS et de son assureur la SMABTP, de la société BMCC et de son assureur Groupama Paris - Centre Val-de-Loire, ainsi que de la société Alutech est nécessaire à l'utilité de la mesure, de sorte que leurs demandes tendant à être mises hors de cause doivent être rejetées.

Sur la demande de la société BMCC et de son assureur la compagnie Groupama Paris Val-de-Loire tendant à ce que l'expert établisse une note de synthèse ou un pré-rapport avant le dépôt de son rapport :

7. Aux termes de l'article R. 621-7 du code de justice administrative : " L'expert garantit le caractère contradictoire des opérations d'expertise. () Les observations faites par les parties, dans le cours des opérations, sont consignées dans le rapport. L'expert recueille et consigne les observations des parties sur les constatations auxquelles il procède et les conclusions qu'il envisage d'en tirer () ". En application de ces dispositions, il appartient à l'expert, dans la conduite des opérations qui lui sont confiées dans le respect du principe du contradictoire, de communiquer aux parties ses constatations et conclusions potentielles et de recueillir leurs éventuelles observations sous la forme d'un projet de rapport communiqué aux parties. Par suite, il y a lieu de faire droit aux conclusions de la société BMCC et de son assureur la compagnie Groupama Paris Val-de-Loire déposées en ce sens.

Sur les conclusions des entreprises et de leurs assureurs tendant à leur donner acte de leurs protestations et réserves :

8. Ces sociétés demandent de leur donner acte de leurs protestations et réserves. Il n'appartient pas au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de donner acte de telles protestations et réserves. Les conclusions présentées à cette fin doivent être rejetées.

Sur les dépens :

9. Dans le cas d'une expertise ordonnée en référé, il appartient au seul président du tribunal de désigner, par ordonnance, la partie qui assumera la charge des frais et honoraires en application du premier alinéa de l'article R. 621-13 susmentionné. Il n'appartient au juge des référés ni de déterminer la charge des dépens de la mesure d'instruction qu'il ordonne ni de la réserver pour le futur.

Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

10. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ". Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la société Alutech sur le fondement de ces dispositions.

O R D O N N E :

Article 1er : La société Galloux, son assureur la SMABTP, la société Nouansport et son assureur Allianz IARD sont déclarées hors de cause.

Article 2 : M. C, ingénieur travaux publics, demeurant 19-21 rue de Lourmel à Paris (75015), est désigné en qualité d'expert avec pour mission de :

1°) se rendre au gymnase du lycée Augustin Thierry à Blois, se faire remettre tous documents utiles à l'accomplissement de sa mission et entendre toute personne susceptible de l'éclairer, décrire la nature et l'étendue des désordres affectant cet équipement sportif tels que mentionnés par le constat de commissaire de justice du 9 mars 2022 et la requête introductive présentée par la région Centre Val-de-Loire, procéder à toutes constatations utiles relatives à l'état de l'ouvrage et notamment procéder au relevé précis et détaillé des non-conformités, dire si elles sont évolutives ou généralisées ;

2°) établir les causes et origines des désordres, déterminer si les dommages constatés sont de nature à rendre l'ouvrage impropre à sa destination ou à compromettre sa solidité ; dire s'ils sont imputables à un défaut de conception, à un défaut de surveillance des travaux, à des défauts d'exécution, à des défauts de maintenance et d'exploitation ou à toute autre cause et, en cas de causes multiples, d'indiquer la part imputable à chacune des causes ;

3°) déterminer les travaux de réparation nécessaires pour remédier aux désordres ;

4°) indiquer les travaux éventuels à réaliser d'urgence, dans l'hypothèse où les désordres relevés seraient de nature à constituer un risque pour la sécurité des usagers et en évaluer le coût ;

5°) fournir tous éléments permettant à la juridiction éventuellement saisie d'évaluer l'étendue des préjudices subis ;

6°) apporter, d'une manière générale, tous éléments qui seraient utiles à la solution du litige par la juridiction saisie.

Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621. 2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.

Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert effectuera une déclaration sur l'honneur dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.

Article 4 : Les opérations d'expertise auront lieu contradictoirement en présence des représentants de la région Centre Val-de-Loire, de la SARL Essentiel, de la SARL Gabriel TP, de la société James, de la société SRS, de la société SMAC, de la société Alutech, de Me Hubert Lavallart en qualité de liquidateur des sociétés BIMG et RIVL, de la société BMCC, de la société Mondo France, de la société Bern'Isol, de la société Ethis, de la société FGECO, de la société Arest, de la compagnie SMABTP, des compagnies MMA IARD Assurances Mutuelles et MMA IARD SA, de la compagnie Monceau Générale Assurances et de la compagnie Groupama Centre-Val-de-Loire.

Article 5 : L'expert avertira les parties et organisera le déroulement des travaux d'expertise conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.

Article 6 : L'expert déposera son rapport définitif au greffe par voie électronique avant le 30 avril 2025. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.

Article 7 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.

Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à la région Centre Val-de-Loire, à la SARL Essentiel, à la SARL Gabriel TP, à la société James, à la société SRS, à la société SMAC, à la société Alutech, à Me Hubert Lavallart en qualité de liquidateur des sociétés BIMG et RIVL, à la société BMCC, à la société Mondo France, à la société Bern'Isol, à la société Ethis, à la société FGECO, à la société Arest, à la compagnie SMABTP, aux compagnies MMA IARD Assurances Mutuelles et MMA IARD SA, à la compagnie Monceau Générale Assurances, à la compagnie Groupama Centre-Val-de-Loire, à la société Nouansport, à la compagnie Allianz IARS, à la société Galloux et à l'expert.

Fait à Orléans, le 14 janvier 2025.

Le Président,

Juge des référés,

Benoist GUÉVEL

La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

ABo

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