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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2305144

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2305144

mercredi 23 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2305144
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantCABINET STRATEM AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d’Orléans a été saisi par M. A, agriculteur, pour contester le refus de France AgriMer de lui verser une subvention de 4 983 €. En cours d’instance, France AgriMer a retiré sa décision de refus et versé la subvention, rendant le litige sans objet. Par ordonnance du 23 octobre 2024, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête. Il a toutefois condamné France AgriMer à verser 1 000 € à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 décembre 2023, M. B A, représenté par Me Benoit, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision de rejet en date du 30 août 2023 par laquelle le président de France AgriMer a refusé de lui accorder la subvention sollicitée d'un montant de 4.983 € ;

2°) de mettre à la charge de France AgriMer la somme de 1.500 € en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que le refus de versement est illégal au motif que les deux conditions cumulatives exigées ont été respectées dès lors que le devis du 7 mars 2022 n'a été signé que le 26 juillet 2022, c'est-à-dire après le 27 avril 2022, et que les travaux ont été achevés avant le 27 octobre 2023, la facture ayant été acquittée les 25 et 26 avril 2023.

Par un mémoire enregistré le 9 août 2024, l'établissement public national France AgriMer conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Il soutient que la décision en litige a été retirée par décision du 31 juillet 2024 notifiée le 5 août 2024 après nouvelle instruction du dossier et que la subvention demandée de 4.983 € a été versée.

Par un mémoire enregistré le 4 septembre 2024, M. A demande au tribunal de statuer sur ce que de droit s'agissant de la décision contestée et maintient ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une ordonnance du 19 juillet 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 19 septembre 2024 à 12 h 00.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code rural et de la pêche maritime ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A est agriculteur et a acquis divers matériels pour un montant total de 16.610 € HT. Il a sollicité dans le cadre du dispositif d'aide aux investissements France 2030 V1 de l'établissement public national France AgriMer l'octroi d'une subvention à laquelle il fut fait droit par décision du 7 avril 2022 à hauteur de 4.983 €. Toutefois, à la suite de sa demande de versement en date du 28 août 2023, il s'est vu opposer un refus notifié par mail en date du 30 août 2023 à 10 h 52. M. A a introduit ce même jour un recours gracieux par mail à 13 h 54 qui a été rejeté par décision du 5 octobre 2023. M. A demande au tribunal d'annuler la décision portant refus de versement de la subvention.

2. Selon l'article R. 222-1 du même code : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".

3. Il résulte de l'instruction qu'en cours d'instance, l'établissement public France AgriMer a retiré par décision datée du 31 juillet 2024 notifiée le 5 août 2024 la décision de refus de versement en litige et versé la subvention sollicitée. La requête de M. A a ainsi perdu son objet. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer

Sur les frais liés au litige :

4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de France AgriMer la somme de 1.000 € à verser à en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A.

Article 2 : France AgriMer versera la somme de 1.000 € en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à France AgriMer.

Fait à Orléans, le 23 octobre 2024.

Le président de la 5e chambre,

Samuel DELIANCOURT

La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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