LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2400828

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2400828

mardi 12 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2400828
TypeDécision
Avocat requérantSELARL VERPONT AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 février 2024, la société Edec-laboratoire CAT, représentée par Me Toihiri, demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision du directeur général de la santé, portée à sa connaissance par un courrier daté du 1er décembre 2023, d'attribuer officiellement l'aide d'Etat aux fins d'exécuter le service d'intérêt économique général de mise sur le marché des trousses de prévention à destination des usagers de drogue au laboratoire Delpharm à compter de la conclusion d'une convention entre l'Etat et ce laboratoire ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- il y a urgence à suspendre la décision contestée qui va lui faire perdre a minima 50 % du volume de trousses distribuées et générer une augmentation de leur coût de revient estimée à 1,2 millions d'euros par an, entraînant à très court terme un dépôt de bilan et la disparition de quarante-trois emplois au sein de ses deux établissements pharmaceutiques ; l'attribution de l'aide à une autre société met en outre en péril la bonne exécution du service d'intérêt général de mise sur le marché de trousses de prévention, cette situation étant de nature à porter atteinte à la santé publique ;

- sont de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée les moyens tirés :

* de l'existence d'un vice de procédure en l'absence de communication par le ministère de la santé du dossier de candidature de la société ayant bénéficié de l'aide d'Etat alors que se pose la question de sa complétude ;

* de l'atteinte à la sécurité juridique ;

* de la méconnaissance du droit exclusif dont elle devait bénéficier ;

* de l'erreur de droit et de l'erreur de fait tenant à l'attribution à la société Delpharm de la qualité de premier metteur sur le marché ;

* de l'erreur de droit tenant à l'attribution de l'aide malgré une candidature non conforme à l'arrêté du 22 décembre 2021, fixant les modalités d'attribution de l'aide au responsable de la mise sur le marché des trousses de prévention ;

* de l'erreur manifeste d'appréciation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Rouault-Chalier, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " et aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Par ailleurs, l'article L. 522-3 de ce code permet au juge des référés de rejeter par une ordonnance motivée, sans procédure contradictoire écrite ou orale, une requête dont il apparaît qu'elle est manifestement irrecevable.

2. Une demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit, à raison de son lien avec une demande d'annulation, être portée devant la juridiction saisie au fond de ces conclusions d'annulation.

3. En l'espèce, par la requête ci-dessus analysée, la société Edec-laboratoire CAT demande à la juge des référés du tribunal administratif d'Orléans de suspendre l'exécution de la décision du directeur général de la santé, portée à sa connaissance par un courrier daté du 1er décembre 2023, d'attribuer officiellement au laboratoire Delpharm l'aide d'Etat aux fins d'exécuter le service d'intérêt économique général de mise sur le marché des trousses de prévention à destination des usagers de drogue, à compter de la conclusion d'une convention entre l'Etat et ce laboratoire, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision. Toutefois, il est constant qu'à ce jour aucun recours tendant à l'annulation pour excès de pouvoir de cette décision n'a été enregistré au greffe du tribunal administratif d'Orléans, sans qu'ait d'incidence à cet égard la circonstance qu'un tel recours ait déjà été enregistré au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, dès lors qu'à la date de la présente ordonnance ledit recours n'a pas été transmis au tribunal administratif de céans.

4. Il résulte de ce qui précède que, faute d'être portée devant la juridiction saisie au fond d'une demande d'annulation, la présente demande à fin de suspension est manifestement irrecevable. Par suite, il y a lieu de faire application des dispositions précitées de l'article

L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la société Edec-laboratoire CAT est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Edec-laboratoire CAT.

Fait à Orléans, le 12 mars 2024.

La juge des référés,

Patricia ROUAULT-CHALIER

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

← Retour aux décisions