Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2401858

jeudi 13 février 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2401858
TypeOrdonnance
PublicationD
Avocat requérantBRAS

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme et M. A d’une requête visant à l’annulation d’un arrêté du 26 septembre 2023 par lequel le maire de Charonville n’a pas fait opposition à une déclaration préalable pour l’implantation d’un pylône de téléphonie mobile. Postérieurement à l’introduction du recours, le maire a retiré cet arrêté par une décision du 14 novembre 2024 devenue définitive. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation avaient perdu leur objet et qu’il n’y avait donc pas lieu d’y statuer. Il a toutefois condamné la commune à verser 1 500 euros aux requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 2 mai 2024, le 21 octobre 2024 et le 3 décembre 2024, Mme et M. A, représentés par Me Bras, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 26 septembre 2023 par lequel le maire de la commune de Charonville n'a pas fait opposition à la déclaration préalable déposée par la société ATC France tendant à l'implantation d'un pylône destiné à accueillir des antennes relais de téléphonie mobile sur une parcelle cadastrée ZB n°28 sur le territoire de la commune de Charonville ;

2°) d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de la commune de Charonville a rejeté leur recours gracieux ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Charonville une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré 16 septembre 2024, la société ATC France conclut au non-lieu à statuer.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er octobre 2024, la commune de Charonville conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. En l'espèce, par arrêté du 26 septembre 2023, le maire de la commune de Charonville n'a pas fait opposition à la déclaration préalable déposée par la société ATC France tendant à l'implantation d'un pylône destiné à accueillir des antennes relais de téléphonie mobile sur le territoire de la commune. Par arrêté du 14 novembre 2024, postérieur à l'introduction de la requête et devenu définitif à la date de la présente ordonnance, le maire a retiré cette non-opposition à la déclaration préalable de la société ATC. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme et M. A ont perdu leur objet. Il n'y a donc pas lieu pour le tribunal d'y statuer.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Charonville la somme de 1.500 euros à verser aux requérants sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme et M. A.

Article 2 : La commune de Charonville versera la somme de 1.500 euros à Mme et M. A. sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme et M. B et Pascal A, à la commune de Charonville et à la SNC ATC France.

Fait à Orléans, le 13 février 2025.

Le président de la 2ème chambre,

Denis LACASSAGNE

La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.