Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2402639

lundi 7 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2402639
TypeOrdonnance
RecoursAutorisation
Avocat requérantNGANGA

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté le désistement d'office de la requête de M. A, qui contestait un refus de renouvellement de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Ce désistement est fondé sur l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, car M. A n'a pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. La notification de l'ordonnance de rejet, envoyée à son adresse, a été retournée avec la mention "destinataire inconnu", et le requérant n'a pas formé de pourvoi en cassation. En conséquence, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 octobre 2024.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 juin 2024, M. B C A, représenté par Me Nganga, avocat, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 14 mai 2024 par lequel la préfète du Loiret a refusé de renouveler son titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français ;

2°) d'enjoindre à la préfète de lui délivrer un récépissé en qualité d'étudiant ;

3°) de condamner l'Etat au versement d'une somme de 1 000 euros, dont distraction au profit de son conseil.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ". Aux termes de l'article R. 612-5-2 du même code : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ".

2. Par une requête enregistrée le 26 juin 2024 sous le n° 2402640, M. A a demandé, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 14 mai 2024 par lequel la préfète du Loiret a refusé de renouveler son titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Par une ordonnance du 12 juillet 2024, le juge des référés a rejeté cette demande au motif qu'aucun des moyens invoqués par le requérant n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté litigieux. Cette ordonnance a été notifiée à M. A par un courrier du 12 juillet 2024 qui l'informait que, en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, il serait réputé s'être désisté de sa requête tendant à l'annulation de l'arrêté du 14 mai 2024 si il ne produisait pas, dans le délai d'un mois et sous le numéro d'instance correspondant, un courrier confirmant le maintien de cette requête. Le pli recommandé contenant l'ordonnance n° 2402640 et le courrier de notification, envoyé à l'adresse de M. A indiquée dans la requête, a été retourné le 27 juillet 2024 au tribunal avec la mention " destinataire inconnu à l'adresse ". Ce pli doit ainsi être réputé reçu le 27 juillet 2024. M. A n'a pas formé de pourvoi en cassation contre l'ordonnance n° 2402640 et n'a pas confirmé le maintien de sa requête n° 2402639 à fin d'annulation dans le délai d'un mois qui lui était imparti. Le requérant doit ainsi être réputé s'être désisté de cette requête. Il y a lieu de lui donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C A et à la préfète du Loiret.

Fait à Orléans, le 7 octobre 2024.

Le président,

Frédéric DORLENCOURT

La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.