mercredi 16 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2403972 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CALDERERO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 septembre 2024, M. A B, représenté par
Me Nicolas Calderero, demande au juge des référés :
1) sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 1er août 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur l'a informé de la perte de validité de son permis de conduire ;
2) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de restituer son permis de conduire dès la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que la décision attaquée porte une atteinte grave et immédiate à son activité professionnelle et à sa situation familiale et personnelle ;
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente, ne prend pas en compte le stage de sensibilisation à la sécurité routière suivi les 23 et 24 août 2024 et avant la notification de la décision, méconnaît les articles L. 223-1 et suivants et R. 223-3 du code de la route et n'a pas été précédée de la notification des retraits de points.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2024, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Il soutient que le permis de conduire du requérant est doté de quatre points à ce jour ce qui conduit à retirer la décision d'invalidation du permis de conduire de l'intéressé.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2403971, enregistrée le 23 septembre 2024, par laquelle M. A B demande l'annulation de la décision du 1er août 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur l'a informé de la perte de validité de son permis de conduire.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C Delandre en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Delandre, juge des référés, a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient pas présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
2. D'une part, il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral, extrait du système national des permis de conduire, relatif au requérant que quatre points ont été attribués à l'intéressé à raison du stage de sensibilisation à la sécurité routière suivi les 23 et 24 août 2024 et que son permis de conduire est doté de quatre points à ce jour. Dans ces conditions, le ministre de l'intérieur doit être regardé comme ayant retiré sa décision d'invalidation du permis de conduire du 1er août 2024. Par suite, les conclusions de la requête de M. B tendant à la suspension de l'exécution de la décision du 1er août 2024 du ministre de l'intérieur ainsi que ses conclusions en injonction sont devenues sans objet.
3. D'autre part, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B tendant à la suspension de l'exécution de la décision du 1er août 2024 du ministre de l'intérieur ainsi que sur ses conclusions en injonction.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.
Fait à Orléans, le 16 octobre 2024.
Le juge des référés,
C DELANDRE
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.