Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B... pour contester la mise en fourrière de son véhicule et demander le remboursement des frais associés. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a jugé que la mise en fourrière constitue une opération de police judiciaire relevant de la compétence exclusive des juridictions judiciaires, en application des articles L. 325-1 et suivants du code de la route. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 mai 2025, M. A... B... demande au tribunal d’annuler la décision de mise en fourrière de son véhicule, intervenue le 28 avril 2025, et de lui accorder le remboursement des frais de fourrière s’élevant à 196,91 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative (…) ».
2. La mise en fourrière d’un véhicule, prescrite en exécution des articles L. 325-1 et suivants du code de la route, dans les conditions prévues par les articles R. 325-12 et suivants du même code, a le caractère d’une opération de police judiciaire. Il n’appartient dès lors qu’aux juridictions judiciaires de connaître des litiges qui s’y rapportent. Par suite, la requête de M. B... ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il y a lieu de la rejeter par application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Orléans, le 15 octobre 2025.
Le président,
Frédéric DORLENCOURT
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.