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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2504578

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2504578

mardi 2 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2504578
TypeOrdonnance
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de la décision de la CPAM du Loiret fixant une participation financière de 300 euros pour la complémentaire santé solidaire. Le juge a estimé que ce litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire, en application des articles L. 142-8 et L. 142-3 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 août 2025, M. A B doit être regardé comme demandant au juge des référés, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 28 avril 2025 par laquelle le directeur de la Caisse primaire d'assurance maladie du Loiret a soumis le bénéfice de la complémentaire santé solidaire au paiement d'une participation financière de 300 euros pour l'année.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. "

2. D'autre part, aux termes de l'article L. 142-8 du code de la sécurité sociale : " Le juge judiciaire connaît des contestations relatives : () 3° Au contentieux de l'admission à l'aide sociale défini à l'article L. 142-3. ". Aux termes de l'article L. 142-3 du même code : " Le contentieux de l'admission à l'aide sociale relevant du présent code comprend les litiges relatifs aux décisions prises en application du chapitre Ier du titre VI du livre VIII. ", lequel porte sur la protection complémentaire en matière de santé et notamment sur la complémentaire santé solidaire.

3. Il ressort des dispositions précitées que les conclusions de M. B relatives à un litige d'attribution de la complémentaire santé solidaire ne relèvent manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de la juridiction judiciaire. Ainsi, cette requête, qui est portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent au sens des dispositions, citées au point 1, de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de faire application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter les conclusions de la requête de M. B.

ORDONNE:

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Orléans, le 2 septembre 2025.

Le juge des référés,

Denis C

La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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