LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2600165

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2600165

mercredi 18 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2600165
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantRAYSSAC

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné au centre hospitalier de Vierzon de verser à la société Alterna Energie une provision de 139 941,88 euros. Cette somme correspond à des factures d'électricité impayées au titre d'un marché public, dont l'existence n'était pas sérieusement contestable, notamment en l'absence de mémoire en défense produit par l'hôpital. La décision s'appuie sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et rejette la demande d'injonction sous astreinte, tout en accordant 2 000 euros au titre des frais de procédure.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 janvier 2026, la Sas Alterna Energie, représentée par Me Rodolphe Rayssac, demande au juge des référés :

1) sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, de condamner le centre hospitalier de Vierzon à lui verser, dans le délai de quinze jours et sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard jusqu’à l’entière exécution de l’ordonnance à intervenir, la somme provisionnelle de 139 941,88 euros au titre du marché spécifique n° 2019-010-000-026 conclu avec le centre hospitalier ;

2) de mettre à la charge du centre hospitalier de Vierzon la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la requête relève de la compétence du tribunal administratif d’Orléans ;
- la requête est recevable ;
- sa créance n’est pas sérieusement contestable.

La requête a été communiquée au centre hospitalier de Vierzon qui n’a pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A... en application des articles L. 222-2-1 et L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Il résulte de l’instruction que par un marché spécifique n° 2019-010-000-026 conclu le 12 juillet 2022, la société requérante s’est engagée à fournir et distribuer de l’énergie électrique et des services associés aux membres du groupement d’intérêt public Réseau des acheteurs hospitaliers (Resah) dont est membre le centre hospitalier de Vierzon. En l’absence de règlement de certaines de ses factures, la société requérante a adressé, le 16 septembre 2025, un mémoire en réclamation au centre hospitalier. En l’absence de règlement, la société requérante demande de condamner le centre hospitalier de Vierzon à lui verser la somme provisionnelle de 139 941,88 euros en règlement de ses factures des 31 mars, 2, 21 et 28 avril, 2 mai et 3 juin 2025.

2. Aux termes de l’article R. 541-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, même en l’absence d’une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l’a saisi lorsque l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable. Il peut, même d’office, subordonner le versement de la provision à la constitution d’une garantie. ».

3. Il résulte des dispositions de l’article R. 541-1 du code de justice administrative que, pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s’assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l’existence avec un degré suffisant de certitude. Dans ce cas, le montant de la provision que peut allouer le juge des référés n’a d’autre limite que celle qui résulte du caractère non sérieusement contestable de l’obligation dont les parties font état. Dans l’hypothèse où l’évaluation du montant de la provision résultant de cette obligation est incertaine, le juge des référés ne doit allouer de provision, le cas échéant assortie d’une garantie, que pour la fraction de ce montant qui lui parait revêtir un caractère de certitude suffisant.

Sur la demande de versement de la somme provisionnelle de 139 941,88 euros :

4. Il résulte de l’instruction que, dans le cadre du marché susvisé, la société requérante a fourni de l’énergie électrique au centre hospitalier de Vierzon au cours des mois de mars, avril, mai et juin 2025 pour une somme globale de 139 941,88 euros. Le centre hospitalier, qui n’a pas produit de mémoire en défense suite à la communication de la requête, ne conteste pas devoir ladite somme. Ainsi, l’existence de l’obligation dont se prévaut la société requérante n’apparaît pas, en l’état de l’instruction, sérieusement contestable. Par suite, il y a lieu de condamner le centre hospitalier de Vierzon à verser à la société requérante la somme provisionnelle de 139 941,88 euros sans qu’il soit besoin, en l’espèce, de subordonner ce versement à la constitution d’une garantie.

Sur les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte :

5. En cas d’inexécution de la présente décision, les dispositions du II de l’article 1 de la loi du 16 juillet 1980 relative aux astreintes prononcées en matière administrative et à l'exécution des jugements par les personnes morales de droit public, reproduites au I de l’article L. 911-9 du code de justice administrative, permettent à la société requérante d’en obtenir le mandatement d’office, dans les conditions qui y sont prévues. Dès lors, il n’y a pas lieu de faire droit à ses conclusions accessoires à fin d’injonction sous astreinte.

Sur les frais du litige :

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier de Vierzon la somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par la société requérante et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Le centre hospitalier de Vierzon est condamné à verser à la Sas Alterna Energie, à titre de provision, la somme de 139 941,88 euros au titre du marché spécifique n° 2019-010-000-026 conclu avec le centre hospitalier et correspondant aux factures des 31 mars, 2 et 21 et 28 avril, 2 mai et 3 juin 2025.

Article 2 : Le centre hospitalier de Vierzon versera la somme de 2 000 euros à la Sas Alterna Energie au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la Sas Alterna Energie et au centre hospitalier de Vierzon.

Fait à Orléans, le 18 mars 2026.



Le juge des référés,






Jean-Michel A...

La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions