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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2600721

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2600721

mercredi 1 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2600721
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le juge a constaté que la requête, qui contestait la fin de son droit au RSA, ne contenait aucun exposé des moyens et n'avait pas été régularisée malgré une mise en demeure du greffe. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, qui permettent le rejet des requêtes irrecevables non régularisées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 février 2026, Mme B... A... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 23 décembre 2025 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales d'Eure-et-Loir, pour le président du conseil départemental, lui a notifié la fin de son droit au revenu de solidarité active.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (...) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. (…) Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ». Aux termes de l’article R. 772-6 du même code : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti (…) ».

2. Aux termes de l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles : « Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l’objet, préalablement à l’exercice d’un recours contentieux, d’un recours administratif auprès du président du conseil départemental. (…) »

3. Mme A... se borne à adresser au tribunal la décision du 23 décembre 2025 lui ayant notifié la fin de son droit au revenu de solidarité active, sans présenter une requête énonçant des conclusions et exposant des moyens.

4. Par un courrier du 10 février 2026, adressé par l’application télérecours, Mme A... a été invitée par le greffe du tribunal à régulariser sa requête en complétant sa motivation à l’aide d’un formulaire, et en justifiant avoir formé un recours administratif préalable devant le président du conseil départemental. À l’expiration du délai qui lui était imparti, Mme A... n’a pas régularisé sa requête. Celle-ci est donc manifestement irrecevable et doit, par suite, être rejetée en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Orléans, le 1er avril 2026.

Le président du tribunal,




J. BERTHET-FOUQUÉ

La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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