Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir un rappel de salaire et de congés payés de son ancien employeur privé. Le tribunal a estimé que ce litige entre une salariée et une société de droit privé relevait manifestement de la compétence des juridictions judiciaires, et non de la juridiction administrative. Il a fondé sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant pas de sa compétence.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 février 2026, Mme A... B... saisit le tribunal en vue d’obtenir le paiement d’un rappel de salaire et congés payés alors qu’elle était salariée au sein de la société Groupe Delta Ouest.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’organisation judiciaire ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; (…) ».
2. Le litige que soumet Mme B... au tribunal, qui l’oppose en qualité de salariée à son employeur, société de droit privé, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle des juridictions de l’ordre judiciaire. Il y a lieu, par suite, de faire application des dispositions précitées du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et de rejeter la requête comme portée devant une juridiction manifestement incompétente pour en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Orléans, le 13 février 2026.
La présidente de la 1ère chambre,
Anne LEFEBVRE-SOPPELSA
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.