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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2600770

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2600770

jeudi 2 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2600770
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... concernant le refus de la carte mobilité inclusion mention « stationnement » et de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). La juridiction se déclare incompétente pour connaître du recours relatif à l'AAH, qui relève du tribunal judiciaire de Tours en vertu des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. Elle rejette également la demande d'annulation concernant la carte mobilité inclusion comme irrecevable, la requérante n'ayant pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, prescrit par l'article R. 241-17-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 février 2026, Mme A... B... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 16 décembre 2025 par laquelle la présidente du conseil départemental d'Indre et Loire a rejeté sa demande de la carte mobilité inclusion mention « stationnement » ;

2°) d’annuler la décision du 16 décembre 2025 par laquelle la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées d'Indre-et-Loire a rejeté sa demande d’allocation aux adultes handicapés ;

3°) la révision de son dossier.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de l’organisation judiciaire ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (...) ».

2. Aux termes de l’article L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles : « I. La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées est compétente pour : (…) 3° Apprécier : a) Si l'état ou le taux d'incapacité de la personne handicapée justifie l'attribution, (...) pour l'adulte, de l'allocation prévue aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale (...) ». Aux termes de l’article L. 241-9 du même code : « Les décisions relevant du 1° du I de l'article L. 241-6 prises à l'égard d'un enfant ou un adolescent handicapé, ainsi que celles relevant des 2°, 3° et 5° du I du même article peuvent faire l'objet de recours devant les tribunaux judiciaires spécialement désignés en application de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. (…) »

3. Il résulte de ces dernières dispositions qu’il n’appartient qu’au tribunal judiciaire spécialement désigné de connaître des recours relatifs à l’allocation aux adultes handicapés. Par conséquent, les conclusions de Mme B... relatives à cette allocation ne relèvent manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative et doivent donc être rejetées. Il ressort du tableau VIII-III annexé au code de l’organisation judiciaire que le tribunal judiciaire compétent en la matière est celui de Tours, qu’il appartient à la requérante de saisir si elle s’y croit fondée.

4. Aux termes de l’article R. 241-17-1 du de l’action sociale et des familles : « Le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte “ mobilité inclusion ” destinée aux personnes physiques est formé, par tout moyen lui conférant date certaine, devant le président du conseil départemental. (…) »

5. Par un courrier du 20 février 2026, dont Mme B... a accusé réception le 23 février 2026, le greffier en chef du tribunal l’a invitée à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours et informée qu’à défaut de régularisation, sa requête pourrait être rejetée. À l’expiration du délai qui lui était ainsi imparti, Mme B... n’a pas justifié avoir, préalablement à la présentation de sa requête devant le tribunal, formé un recours administratif contre la décision par laquelle la présidente du conseil départemental d'Indre et Loire a rejeté sa demande de la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Les conclusions contre cette décision sont donc manifestement irrecevables et doivent, par suite, être rejetées en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Orléans, le 2 avril 2026.

Le président du tribunal,



J. BERTHET-FOUQUÉ


La République mande et ordonne au préfet d’Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


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