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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2601494

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2601494

jeudi 2 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2601494
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait une injonction au préfet pour un réexamen urgent de sa situation. Le juge constate que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait obstacle à l'exécution d'une décision administrative préalable (un refus de regroupement familial), ce qui est incompatible avec ce fondement. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans préjudice d'un éventuel nouveau recours administratif.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 13, 27 et 29 mars 2026, M. B... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’enjoindre au préfet d’Eure-et-Loir de réexamen de sa situation dans les plus brefs délais ;

2°) de mettre à la charge de l’État les dépens éventuels.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C... en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Aux termes de son article L. 522-3 : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».

2. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

4. Il résulte de l’instruction que par une décision du 26 mars 2026, le préfet d’Eure-et-Loir a refusé la demande de regroupement familial formulée par M. A... le 26 août 2024. Dans ces conditions, la demande présentée au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, dans le dernier état des écritures de M. A..., fait obstacle à l’exécution d’une décision administrative. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée en application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans que l’intéressé ne soit empêché, s’il s’y croit fondé, de demander au préfet de réexaminer sa situation ou de déposer auprès de ce dernier un nouveau dossier.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B....

Copie et au préfet d’Eure-et-Loir.

Fait à Orléans, le 2 avril 2026.

Le juge des référés,




G. C...

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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