LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2601773

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2601773

mercredi 25 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2601773
TypeDécision
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de La Chapelle-Saint-Mesmin en désignant un expert pour évaluer l'état de bâtiments présentant un risque pour la sécurité publique. Le juge a ordonné cette mesure d'expertise urgente en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et de la procédure de référé prévue aux articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative. L'expert devra constater l'état des lieux et se prononcer sur l'existence d'un danger imminent dans un délai de vingt-quatre heures.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 mars 2026, la commune de La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), représentée par son maire, demande au juge des référés de nommer un expert, en application de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, aux fins d’examiner l’état d’une longère aménagée en maison d’habitation et de la grange attenante situées 25 et 25bis rue de Pailly, cadastrées section AH 295 et 296.

Il soutient que les immeubles en cause, propriétés de Mme C... E..., M. B... E... et Mme F... E..., présentent un risque pour la sécurité publique.
Vu les autres pièces du dossier. Vu :
le code de la construction et de l’habitation ;
le code de justice administrative. Considérant ce qui suit :

D’une part, aux termes de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation : « Préalablement à l'adoption de l'arrêté de mise en sécurité, l'autorité compétente peut demander à la juridiction administrative la désignation d'un expert afin qu'il examine les bâtiments, dresse constat de leur état y compris celui des bâtiments mitoyens et propose des mesures de nature à mettre fin au danger. L'expert se prononce dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa désignation. Si le rapport de l'expert conclut à l'existence d'un danger imminent, l'autorité compétente fait application des pouvoirs prévus par la





section 3 du présent chapitre. » Aux termes de l’article R. 511-2 de ce code : « Lorsque l'autorité compétente demande à la juridiction administrative la désignation d'un expert en vertu de l'article L. 511-9, il est fait application des dispositions du chapitre 1er du titre III du livre V du code de justice administrative et de l'article R. 556-1 du même code ».

D’autre part, aux termes de l’article R. 556-1 du code de justice administrative :
« Lorsque le juge administratif est saisi par le maire, sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, d’une demande tendant à la désignation d’un expert, il est statué suivant la procédure de référé prévue à l’article R. 531-1 ». Aux termes de l’article R. 531-1 du même code : « S’il n’est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d’avocat et même en l’absence d’une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction. (...) »

La commune de La Chappelle Saint-Mesmin fait valoir que les bâtiments situés 25 et 25bis rue de Pailly, dont Mme C... E..., M. B... E... et Mme F... E... sont propriétaires, présentent un danger pour la sécurité publique compte tenu de la ruine partielle du mur mitoyen de la grange, de l’affaissement de sa toiture et de l’apparition de fissures en façade de la maison d’habitation. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de procéder à la désignation d’un expert.

O R D O N N E :

Article 1er : M. A... D..., architecte, demeurant 6 rue des Fossés à Châtillon-sur-Loire (45360), est désigné en qualité d’expert avec pour mission de :

dans les vingt-quatre heures suivant l’intervention de la présente ordonnance, se rendre sur les lieux, 25 et 25bis rue de Pailly à La Chapelle Saint-Mesmin, examiner les bâtiment, dresser constat de leur état y compris celui des bâtiments mitoyens ;

donner son avis sur l’état des immeubles, la solidité de leurs éléments constitutifs et sur l’existence d’un éventuel danger pour les occupants des immeuble ou les tiers ;

donner son avis sur le caractère imminent de ce danger ;

le cas échéant, proposer les mesures de nature à mettre fin au danger s'il le
constate.

Article 2 : L’expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles énumérés à l’article R. 531-2 du code de justice administrative.

Article 3 : Préalablement à toute opération, l’expert effectuera une déclaration sur l’honneur dans les formes prévues à l’article R. 621-3 du code de justice administrative.

Article 4 : Le constat aura lieu en présence d’un représentant de la commune de La Chapelle Saint-Mesmin et de Mme C... E..., M. B... E... et Mme F... E..., les propriétaires.

Article 5 : L’expert avertira le maire et les propriétaires par tous moyens utiles des jours et heures de la visite de l’immeuble prévue à l’article 1er.

Article 6 : L'expert déposera son rapport au greffe par voie électronique dans les plus brefs délais. Des copies seront notifiées par l’expert au maire et aux propriétaires. Avec leur accord, cette notification pourra s’opérer sous forme électronique. L’expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par le demandeur et les personnes intéressées.

Article 7 : Les frais et honoraires de l’expert seront mis à la charge de la personne ou des personnes désignées par l’ordonnance par laquelle le président du tribunal procédera à leur liquidation et taxation.

Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de La Chapelle Saint-Mesmin, à Mme C... E..., à M. B... E..., à Mme F... E..., et à M. A... D..., l’expert.


Fait à Orléans, le 25 mars 2026.


Le juge des référés,





J. BERTHET-FOUQUÉ

















La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

← Retour aux décisions