mercredi 26 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2302375 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique - 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL SAMSON & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 octobre 2023, M. A C, représenté par la SELARL Samson et associés, demande au tribunal d'annuler les décisions de retraits de points afférentes aux infractions commises les 25 mai 2019, 12 novembre 2020 et 6 septembre 2022 à 7h45 et 7h46.
Il soutient que :
- il n'a pas été destinataire des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- la réalité des infractions en litige n'est pas établie.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 février 2025, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
Par un mémoire en date du 6 février 2025, M. C se désiste de ses conclusions à l'encontre des décisions de retraits de points afférentes aux infractions commises les 12 novembre 2020 et 6 septembre 2022 à 7h45 et 7h46 et maintient le surplus de ces écritures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
La présidente a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, l'annulation de la décision de retraits de points afférente à l'infraction commise le 25 mai 2019 (2 points).
Sur le désistement partiel :
2. Par un mémoire en date du 6 février 2025, M. C se désiste purement et simplement de ses conclusions à l'encontre des décisions de retraits de points afférentes aux infractions commises les 12 novembre 2020 et 6 septembre 2022 à 7h45 et 7h46. Il doit en être donné acte.
Sur la légalité de la décision de retraits de points afférentes à l'infraction commise le 25 mai 2019 (2 points) :
3. Il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues à ces articles, lesquelles constituent une garantie essentielle en ce qu'elles mettent l'intéressé en mesure de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis.
4. S'il ressort du relevé d'information intégral, dont les informations sont issues du système national des permis de conduire, qu'en application des dispositions de l'article 529-2 du code de procédure pénale et à défaut du paiement de l'amende forfaitaire ou du dépôt régulier d'une requête tendant à son exonération, un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée a été émis et est devenu définitif, cette circonstance permet seulement d'établir la réalité de l'infraction en application des dispositions du quatrième alinéa de l'article L. 223-1 du code la route. En revanche, cela n'est pas de nature à établir que le requérant aurait reçu l'information prévue l'article L. 223-3 du code la route, lorsque le requérant ne s'est pas acquitté du paiement de l'amende et que l'administration n'apporte pas la preuve de la notification de l'avis de contravention ou de l'amende forfaitaire majorée.
5. Il ressort des pièces du dossier que l'infraction restant en litige a été constatée par procès-verbal électronique et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Or, le procès-verbal électronique produit par le ministre ne comprend ni la signature du requérant ni la mention " refus de signer " et le ministre ne justifie ni que le requérant a reçu l'amende forfaitaire majorée ni qu'elle a été payée. Il s'ensuit que le requérant est fondé à soutenir qu'il n'avait pas bénéficié de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La décision de retrait de points relative à l'infraction commise le 25 mai 2019 doit être annulée, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
D É C I D E :
Article 1er : Il est donné du désistement des conclusions à l'encontre des décisions de retraits de points afférentes aux infractions commises les 12 novembre 2020 et 6 septembre 2022 à 7h45 et 7h46
Article 2 : La décision de retrait de deux points afférente à l'infraction du 25 mai 2019 est annulée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mars 2025.
Le magistrat désigné,
signé
S. MEGRET
La greffière,
signé
I. DELABORDE
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui les concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2302375
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2400773
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... Le Bourgeois qui contestait la décision du conseil départemental des Ardennes appliquant un revenu forfaitaire pour le calcul de son RSA. Le juge a estimé que l'application de ce forfait de 303 euros, prévu par la délibération départementale du 4 juin 2013, était légale et conforme aux dispositions des articles L. 262-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, dès lors que le requérant était un travailleur indépendant en démarrage d'activité. Par conséquent, le conseil départemental n'a pas méconnu les droits de l'intéressé en ne prenant pas en compte son déficit déclaré pour l'année 2022.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2402171
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 1er mars 2024 retirant son permis de conduire. Le juge a estimé que la motivation de l'arrêté, bien qu'imprécise, était suffisante et que la procédure contradictoire avait été respectée, l'intéressé ayant été préalablement informé des doutes sur la réalité de son examen. La juridiction a appliqué les articles L. 211-2, L. 122-1 et L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, considérant qu'un acte obtenu par fraude, dont la preuve était rapportée, pouvait être retiré à tout moment.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2502000
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler la décision préfectorale invalidant son permis de conduire. Le juge a estimé que le préfet était compétent pour retirer le permis en cas de suspicion de fraude lors de l'épreuve théorique, et que la motivation de la décision était suffisante. La décision s'appuie sur les articles du code de la route, du code des relations entre le public et l'administration, et l'arrêté du 20 avril 2012.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503370
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C... visant à annuler la décision du préfet de la Marne invalidant les résultats de son examen théorique du permis de conduire pour suspicion de fraude. Le juge a estimé que la décision préfectorale, fondée sur des incohérences dans le dossier et le manque de justification par le requérant de sa présence à l'épreuve, était légalement motivée et respectait la procédure contradictoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la route et de l'arrêté du 20 avril 2012, qui autorisent le préfet à retirer le bénéfice d'une épreuve en cas de soupçons de fraude.
13/03/2026