mardi 4 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2401217 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 mai 2024, Mme C A, représentée par
Me Sammut, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Marne à la demande d'enregistrement de sa demande de titre de séjour en date du 30 novembre 2023 ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Marne de statuer sur sa demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la date de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros à verser à Me Sammut au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du
10 juillet 1991 ;
Mme A soutient que :
- le préfet de la Marne a illégalement refusé d'enregistrer sa demande car elle ne produisait pas la carte d'identité de son fils ;
- le préfet de la Marne refuse illégalement la délivrance de cette carte d'identité.
Le préfet de la Marne, à qui la requête a été communiquée, a produit une pièce le
10 décembre 2024.
Par ordonnance du 28 novembre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au
20 décembre 2024.
En application des dispositions de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, la production de pièces pour compléter l'instruction a été demandée au préfet de la Marne, lesquelles ont été reçues le 21 janvier 2025.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité de la requête dès lors que l'objet du litige avait disparu au jour de l'enregistrement de la requête, la demande de Mme A ayant été enregistrée par la préfecture le 13 mars 2024.
Les parties n'ont pas communiqué d'observations.
Mme A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 15 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Lambing, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante camerounaise, née le 3 juin 1999, est entrée en France le
30 août 2021. Par courrier du 29 janvier 2021, elle a sollicité du préfet de la Marne un rendez-vous afin de solliciter un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Par courrier en date du 30 novembre 2023, elle a demandé au préfet de la Marne d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration sur cette demande. Par la présente requête, Mme A demande au tribunal d'annuler cette décision implicite de rejet et d'enjoindre au préfet de la Marne d'enregistrer sa demande.
2. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Marne a procédé à l'enregistrement de la demande de titre de séjour de Mme A le 13 mars 2024, soit antérieurement à la date d'enregistrement de la présente requête. Par suite, dès la date à laquelle elle a été enregistrée, cette dernière était dépourvue d'objet. Elle est, dès lors, irrecevable.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée, y compris ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au préfet de la Marne.
Copie en sera transmise au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 11 février 2025 , à laquelle siégeaient :
M. Olivier Nizet, président,
Mme Bénédicte Alibert, première conseillère,
M. Alvarez, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 mars 2025 .
Le rapporteur,
B. B
Le président,
O. NIZET Le greffier,
N. MASSON
La République mande et ordonne au préfet de la Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502339
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SA Montpellier Rugby Club visant à obtenir la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2022 à 2024. Le tribunal a jugé que le club disposait bien, pour les besoins de son activité professionnelle, du contrôle et de l'utilisation matérielle du stade Yves du Manoir, mis à sa disposition par la métropole via des conventions d'occupation. Cette décision s'appuie sur les dispositions des articles 1467 et 1467 A du code général des impôts définissant l'assiette de la CFE.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506327
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'absence d'information sur le recours suspensif lors de la notification était sans effet sur la légalité de l'acte, et que l'exclusion du pays de renvoi à un État de l'espace Schengen ne constituait pas une atteinte disproportionnée aux droits du requérant, qui séjournait irrégulièrement. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301139
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête d'un agent du département de la Manche contestant son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment en écartant l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'administration malgré l'admission ultérieure de l'agent à la retraite pour invalidité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie et à la disponibilité d'office (articles L. 822-1, L. 514-4 et L. 826-1).
08/04/2026
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Le Tribunal Administratif de Caen, statuant sur deux requêtes en excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation de deux titres de perception émis contre une enseignante contractuelle pour recouvrer des indus de rémunération. Le tribunal a jugé que les titres étaient réguliers en la forme et que la créance n'était pas prescrite, notamment au regard des dispositions de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000. Il a également estimé que le versement d'un demi-traitement pendant l'instruction d'une demande de retraite pour invalidité ne constituait pas un droit acquis.
08/04/2026