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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2401335

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2401335

lundi 16 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2401335
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a statué par ordonnance sur un recours en plein contentieux visant l'annulation du rejet d'une réclamation relative à la récupération d'indus d'aides COVID-19. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'ayant pas répondu dans le délai imparti, le président de la formation de jugement a donné acte de son désistement d'office. Cette décision est fondée sur les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, qui prévoit cette procédure de désistement implicite.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 juin 2024, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 21 mai 2024, par laquelle le directeur départemental des finances publiques de la Haute-Marne a rejeté la réclamation qu’il avait présentée le 30 avril 2024 à l’encontre des titres de perception émis à son égard en vue de la récupération d’une somme totale de 5 448 euros, correspondant aux indus d’aides qui lui avaient été octroyées au titre du fond de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 octobre 2024, le directeur départemental des finances publiques de la Haute-Marne conclut à ce qu’il n’y ait lieu de statuer sur la requête de M. A..., à concurrence de la réduction des titres de perception, pour un montant de 2 708 euros, qui a été accordée à M. A... en cours d’instance.

Par un courrier du 14 février 2025, M. A... a été invité, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois et informé qu’à défaut de cette confirmation, il serait réputé s’être désisté de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents (…) de formation de jugement des tribunaux et des cours (…) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / (…) ». Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. ».

2. M. A... a été, en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invité, par un courrier du président de la formation de jugement du 14 février 2025, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions et informé de ce que, à défaut de confirmation, il serait réputé s’être désisté d’office. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans ce délai, M. A... doit être réputé s’être désisté de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.



O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au directeur départemental des finances publiques de la Haute-Marne.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 16 février 2026.


Le président de la 1ère chambre,


Signé


B. BRIQUET

La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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