lundi 17 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2401408 |
| Type | Ordonnance |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 juin 2024, M. A C déclare au tribunal déposer cette requête sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative contre l'Université de Reims Champagne-Ardenne, pour divers actes de harcèlement moral sur fonctionnaire d'État et autres violences professionnelles, complicité de réduction à l'état de servitude d'un salarié, vol de droits d'inventeur, destruction de propriété intellectuelle et de propriété industrielle, et suite à l'absence de réponse effective donnée à ses courriels et courriers de réclamation et demande d'action pour ces faits, et présente dans sa requête une demande faite, selon ses termes, à l'Université de Reims Champagne-Ardenne d'informer immédiatement de ses manquements extrêmement graves et préjudiciables, d'une part à l'Université Clermont Auvergne, qui est son Université de Rattachement, et d'autre part, aux hiérarchies de leurs tutelles nationales (EPST pour le laboratoire et MESRI), afin de faciliter de déblocage de moyens de soutien et protection effectifs et significatifs, qui soient de nature à mettre un terme immédiat à son état de séquestration avec torture et actes de barbarie, dont l'Université de Reims Champagne-Ardenne est co-responsable.
Il fait valoir que :
- l'université de Reims Champagne-Ardenne n'a apporté aucune réponse à ses demandes de décembre 2020 adressées à la présidence de cette université et à la direction du CReSTIC ;
- la situation d'urgence fondant sa requête procède de violences économiques au regard d'un exposé connexe et non exhaustif d'un contentieux avec l'université Clermont-Auvergne (UCA) qui est son employeur et d'autres administrations ; les manquements et violations du droit répétés de l'Université de Reims Champagne-Ardenne ont contribué au pourrissement de l'ensemble des dossiers et à créer une situation d'exclusion bancaire, notamment parce qu'elle a entraîné des frais qui ont participé d'une stratégie manifestement organisée et coordonnée de manière systématique pour créer cette situation ; l'ensemble de ces violations de ses droits, notamment des violations de ses droits économiques constitutifs de violences économiques, l'ont conduit à une situation de surendettement et d'exclusion bancaire, et d'où une urgence alimentaire et un état de misère énergétique à l'approche de l'hiver ; cette situation a créé une situation d'urgence en relation avec les libertés fondamentales reconnues telles que le droit de ne pas subir de traitements inhumains ou dégradants, le droit au respect de la vie et de la santé, la liberté du salarié de ne pas être astreint à accomplir un travail forcé, le droit à exercer un recours effectif face à un juge, et le droit à être convenablement représenté devant un juge.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire ".
2. Par sa requête, M. C, d'une part, fait part au tribunal de ce qu'il désigne comme un exposé connexe et non exhaustif d'un contentieux avec l'Université Clermont-Auvergne, qu'il indique être son employeur, et devant permettre de comprendre la nature des violences économiques qui créent la situation d'urgence au fondement de la recevabilité de sa requête en référé liberté, ainsi qu'un contentieux avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes en relation avec des entraves à la liberté fondamentale d'entreprendre, notamment par des obstructions à des projets d'innovation scientifiques et technologiques, ainsi que des carences et malversations au sein de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale du Puy-de-Dôme, déclarant enfin qu'une violation de ses droits, notamment économiques, l'ont conduit à une situation de surendettement et d'exclusion bancaire. D'autre part, il conteste devant ce tribunal l'absence de suites données par le président de l'université de Reims Champagne-Ardenne et par la direction du CReSTIC à des courriers qu'il leur a adressés en décembre 2020 et par lesquels il les a informés que ses projets et sa carrière faisaient l'objet d'obstructions auxquelles, selon les termes de ces courriers, " certains chercheurs au sein des laboratoires de l'université de Reims Champagne-Ardenne, notamment du laboratoire CReSTIC EA 3804, sont susceptibles d'être impliqués, y compris avec des poursuites pénales ", en ayant joint des pièces à ces courriers et en y rappelant les dispositions de l'article 40 du code de procédure pénale, M. C indiquant, enfin, au tribunal considérer que ces courriers constituaient une demande d'action face à une situation de harcèlement moral. Il joint, par ailleurs, à sa requête de nombreux méls et pièces, dont une partie qu'il désigne comme étant un échantillon de requêtes et de plaintes de mars et avril 2024 restées sans réponse, mais sans que ces éléments ne concernent directement l'université de Reims Champagne-Ardenne ou le CReSTIC et sans qu'il n'explicite cependant leur utilité ou lien par rapport au présent litige. Dans ces conditions, et bien qu'il se prévale d'atteintes à plusieurs libertés fondamentales, qu'il se borne cependant à invoquer sans les étayer, M. C ne permet pas au juge des référés d'identifier une urgence justifiant son intervention dans un délai de quarante-huit heures, alors qu'il conteste l'absence de réponse par l'administration mise en cause dans sa requête à des courriers datant de 2020, ni une atteinte grave et manifestement illégale à l'une de ces libertés fondamentales, ni les mesures qui seraient nécessaires à la sauvegarde de la liberté fondamentale à laquelle il aurait été porté atteinte. Au surplus, sa requête ne contient pas l'exposé de moyens même sommaires. Sa requête ne satisfait ainsi pas aux conditions prévues par l'article R. 522-1 du code de justice administrative précité.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 17 juin 2024.
Le juge de référés,
R. B