LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2401638

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2401638

jeudi 11 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2401638
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationJuge unique - 1ère chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A... contestant la décision de la CAF des Ardennes du 13 juin 2024, qui lui avait accordé une remise partielle de 75 % sur un indu d’allocation de logement familiale de 721 euros, laissant à sa charge un solde de 180,25 euros. Le juge a estimé que la bonne foi du requérant était reconnue, mais que sa situation financière, caractérisée par un revenu mensuel supérieur à 1 500 euros, ne justifiait pas une remise totale. La solution a été fondée sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l’habitation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 1er et le 29 juillet 2024, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 13 juin 2024 de la caisse d’allocations familiales (CAF) des Ardennes par laquelle elle lui a accordé une remise partielle de sa dette de 721 euros d’allocation de logement familiale et a laissé à sa charge la somme de 180,25 euros.

Il soutient qu’il est en situation d’invalidité et que ses ressources sont insuffisantes pour faire face à sa dette.

Par un mémoire en défense enregistré le 11 septembre 2024, la caisse d’allocations familiales (CAF) des Ardennes conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que
- l’indu mis à la charge du requérant est bien fondé ;
- la précarité de la situation financière de M. A... a été correctement appréciée.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.



Le rapporteur public a été dispensé, sur la proposition de la présidente, de conclure dans cette affaire en application des dispositions de l’article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme Mégret, présidente du tribunal, a été entendu au cours de l’audience publique.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience, en application de l’article R. 772-9 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

M. A... percevait l’allocation au logement familiale depuis le mois de septembre 2019. Il a omis de signaler à la caisse d’allocations familiales (CAF) des Ardennes que sa fille a exercé une activité salariale de janvier à juillet 2022. La CAF a donc réétudié ses droits à partir des revenus réels de son foyer, ce qui l’a conduite à la constatation d’un indu d’un montant de 721 euros pour la période de mai à septembre 2022, par une décision du 27 mai 2024. Suite à la demande de remise gracieuse de sa dette, par une décision du 13 juin 2024 dont M. A... demande l’annulation, la CAF des Ardennes lui a accordé une remise gracieuse partielle de 75% du montant initial de sa dette laissant à sa charge la somme de 180,25 euros.

Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d’un indu de revenu de solidarité active, de prime exceptionnelle de fin d’année et d’aides personnelles au logement, il entre dans l’office du juge d’apprécier, au regard de l’argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d’ordre public, en tenant compte de l’ensemble des circonstances de fait qui résultent de l’instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d’indu. Il lui appartient, s’il y a lieu, d’annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l’exercice de son office, de régler le litige.

En premier lieu, la CAF des Ardennes ayant accordé à M. A... une remise partielle de sa dette, elle doit être regardée comme ayant reconnu la bonne foi du requérant.

En second lieu, M. A... soutient qu’il se trouve dans une situation financière si précaire qu’il est dans l’incapacité de s’acquitter du solde restant de sa dette. Toutefois, il résulte de l’instruction que M. A... est titulaire d’une rente et d’une pension d’invalidité en vertu desquelles il perçoit un revenu mensuel supérieur à 1 500 euros. Dans ces conditions, et alors même que le requérant établit notamment avoir du retard sur le paiement de certaines de ses factures et être débiteur d’une autre dette auprès de la CAF des Ardennes dont le solde s’élevait à 1 409,99 euros au 31 mai 2024, les éléments produits à l’instance ne permettent pas d’établir que la précarité de la situation financière de M. A... serait telle qu’elle l’empêcherait de procéder au remboursement du solde restant de 180,25 euros de sa dette.

Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée.


Enfin, s’il s’y croit fondé, il appartient à M. A... de se rapprocher des services de la CAF des Ardennes pour mettre en place un échelonnement du paiement de sa dette.



D É C I D E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et à la caisse d’allocations familiales des Ardennes.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 décembre 2025.


La présidente-rapporteure,


Signé


S. MÉGRETLa greffière,


Signé


A. DEFORGE



La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions