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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2500857

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2500857

jeudi 20 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2500857
TypeOrdonnance
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait la révision de ses notes et la délivrance de son permis de conduire, ainsi que la suppression d’un enregistrement vidéo et l’annulation d’un défaut d’information sur les voies de recours. Le juge a estimé qu’il n’appartient pas à la juridiction administrative d’apprécier la valeur des candidats à un examen et que les irrégularités alléguées n’étaient pas établies ou étaient sans incidence. La requête a été rejetée sans examen de l’urgence, en application de l’article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 mars 2025, Mme B A demande au juge des référés, statuant au titre des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la révision de la décision de refus de délivrance du permis de conduire qui lui a été opposée et la révision des notes obtenues à l'examen afin qu'elle soit déclarée admise ;

2°) la suppression de l'enregistrement vidéo de la session d'examen ;

3°) " l'annulation de l'absence d'information sur les voies de recours ".

Elle soutient que :

- elle n'a pas été informée des voies de recours ;

- enregistrer l'examen constitue une irrégularité ;

- la décision porte atteinte aux droits fondamentaux à la mobilité et à la liberté de conduire ;

- l'urgence est caractérisée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Nizet, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Aux termes de l'article L. 522-3 du code précité : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. En premier lieu, il n'appartient pas au juge administratif de porter une appréciation sur la valeur des candidats à un examen. Mme A ne peut, par suite, demander au juge des référé de la déclarer admise aux épreuves du permis de conduire. En second lieu, les vices dont elle soutient qu'ils entacheraient d'irrégularités la décision qu'elle conteste, ne sont soit, pas établis par les pièces du dossier, soit sans incidence sur la légalité de la décision en litige. Par suite, sa requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence, ne peut être que rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 20 mars 2025.

Le juge des référés,

signé

O. NIZET

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