LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2300263

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2300263

vendredi 7 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2300263
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJuge unique (Chambre 2)
Avocat requérantPETIAUX-D'HAENE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les demandes de la SC First Residence tendant à obtenir le dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 à 2023 concernant un immeuble situé à Verdun. La société invoquait la vacance des lieux, initialement un hôtel, pour bénéficier de l’article 1389 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la vacance prolongée n’était pas indépendante de la volonté du contribuable, car la société connaissait l’état d’insalubrité de l’immeuble lors de son acquisition en 2020. Cette condition de l’article 1389 n’étant pas remplie, la solution retenue est le rejet des requêtes.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

Par une requête, enregistrée le 24 janvier 2023, sous le numéro 2300263, et des mémoires, enregistrés les 27 janvier et 10 juillet 2023, la SC First Residence, représentée par Me Petiaux d’Haene, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2021 et 2022 à raison d’un immeuble sis 4 à 8, avenue de la Victoire à Verdun (55100) ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros, au titre de l’article L. 761 du code de justice administrative.

Elle soutient que l’immeuble en cause remplissait les conditions prévues par l’article 1389 du code général des impôts pour permettre un dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés bâties ; en particulier, les logements concernés avaient vocation à être loués, dès lors qu’elle avait obtenu la modification de la destination de l’immeu,ble initialement à usage d’hôtel, en logements locatifs ; en outre, la vacance des logements est indépendante de sa volonté ; cette vacance a duré plus de trois mois et affecte la totalité de l’immeuble situé 8, avenue de la Victoire à Verdun.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 29 juin et 11 juillet 2023, le directeur départemental des finances publiques de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une requête, enregistrée le 7 février 2025, sous le numéro 2500422, et un mémoire complémentaire enregistré le 3 octobre 2025 et non communiqué, la SC First Residence demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle elle a été assujettie au titre de l’année 2023 à raison d’un immeuble sis 4 à 8, avenue de la Victoire à Verdun (55100) ;

2°) à titre subsidiaire, d’ordonner au service des impôts fonciers de Bar-le-Duc de lui adresser l’imprimé 6675 et de réviser le montant de la taxe foncière mise à sa charge pour tenir compte de l’affectation et de l’état d’entretien de l’immeuble.

Elle invoque les mêmes moyens que dans l’instance n° 2300263 et soutient en outre qu’il y a lieu, à titre subsidiaire, de réviser le montant de la taxe foncière sur les propriétés bâties contestée pour tenir compte de ce que l’immeuble est insalubre et de ce qu’aucune activité commerciale ne peut y être entreprise.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 avril 2025, le directeur départemental des finances publiques de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :
la réclamation préalable ne permet pas d’identifier son auteur et sa qualité à former cette réclamation ; l’auteur de cette réclamation n’a pas élu domicile en France conformément à l’article R. 197-5 du livre des procédures fiscales ;
les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces des dossiers.

La présidente du tribunal a désigné M. Goujon-Fischer, vice-président, en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges visés audit article.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Goujon-Fischer, président,
- et les conclusions de Mme Marini, rapporteure publique.



Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article 1380 du code général des impôts : « La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l’exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code. ». Aux termes de l’article 1389 du même code : « I. – Les contribuables peuvent obtenir le dégrèvement de la taxe foncière en cas de vacance d’une maison normalement destinée à la location ou d’inexploitation d’un immeuble utilisé par le contribuable lui-même à usage commercial ou industriel, à partir du premier jour du mois suivant celui du début de la vacance ou de l’inexploitation jusqu’au dernier jour du mois au cours duquel la vacance ou l’inexploitation a pris fin. / Le dégrèvement est subordonné à la triple condition que la vacance ou l’inexploitation soit indépendante de la volonté du contribuable, qu’elle ait une durée de trois mois au moins et qu’elle affecte soit la totalité de l’immeuble, soit une partie susceptible de location ou d’exploitation séparée. (…) ». Aux termes de l’article 1415 de ce code : « La taxe foncière sur les propriétés bâties (…) [est établie] pour l’année entière d’après les faits existants au 1er janvier de l’année de l’imposition. ».

Il résulte de l’instruction que la SC First Residence SA a fait l’acquisition, en juillet 2020, de locaux vacants depuis 2015, précédemment occupés par l’hôtel « Le Coq hardi » en vue de la transformation de cet immeuble en appartements destinés à l’habitation. Si la société requérante soutient que l’état d’insalubrité dans lequel se trouvait l’immeuble ne permettait pas de le proposer à la location et qu’elle n’a pas obtenu le financement permettant d’exécuter les travaux nécessaires à sa remise en état, il est constant qu’elle connaissait l’état et la situation de l’immeuble au moment de son acquisition. Dès lors, la prolongation de la vacance au cours des années 2021 à 2023 ne pouvait être regardée comme étant indépendante de la volonté de la société au sens des dispositions précitées de l’article 1389 du code général des impôts. Est sans incidence sur l’appréciation de cette dernière condition la circonstance que l’immeuble devrait être regardé comme normalement destiné à la location.

En se bornant à soutenir, dans sa requête n° 2500422, que le montant de la taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle elle a été assujettie au titre de l’année 2023 devrait être révisée pour tenir compte de ce que l’immeuble est insalubre et de ce qu’aucune activité commerciale ne peut y être entreprise, sans préciser les dispositions ou principes susceptibles de justifier légalement une telle révision, la société requérante n’apporte pas les précisions permettant d’apprécier le bien-fondé de son moyen.

Il résulte de tout ce qui précède, sans qu’il y ait lieu d’ordonner au service des impôts fonciers de Bar-le-Duc de produire l’imprimé 6675 ni de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, qu’il y a lieu de rejeter les conclusions en décharge de la SC First Residence SA et, par voie de conséquence, celles présentées au titre des frais de l’instance dans l’affaire n° 2300263.




D E C I D E :



Article 1er : Les requêtes de la SC First Residence SA sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SC First Residence SA et au directeur départemental des finances publiques de Meurthe-et-Moselle.


Décision rendue publique par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2025.



Le magistrat désigné,





J.-F. Goujon-Fischer

Le greffier,





F. Richard



La République mande et ordonne à la ministre de l’action et des comptes publics, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions