LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2400431

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2400431

mardi 24 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2400431
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationChambre 1

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête d'une fonctionnaire territoriale visant à faire reconnaître sa maladie comme imputable au service. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables en l'absence de décision préalable de l'administration sur une demande d'indemnisation. Sur le fond, le tribunal a examiné la demande d'annulation de l'arrêté de refus au regard des dispositions de l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique et des textes relatifs aux maladies professionnelles.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 février et 3 mars 2024, Mme A... B... demande au tribunal :

1°) d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 7 décembre 2023 par lequel le président du conseil départemental des Vosges a refusé de reconnaître comme imputable au service sa maladie déclarée le 28 novembre 2021 ;

2°) de condamner le département des Vosges à lui verser la somme totale de 49 183,11 euros en réparation des préjudices qu’elle estime avoir subis, ainsi que ceux de ses enfants, en raison de l’illégalité de cet arrêté ;

3°) d’enjoindre au département des Vosges de reconnaître sa maladie comme imputable au service.

Elle soutient que :
- l’arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l’article L. 822-20 du code général de la fonction publique ;
- la responsabilité pour faute du département des Vosges est engagée du fait de l’illégalité de l’arrêté attaqué ;
- elle est fondée à solliciter l’indemnisation des sommes réclamées par son organisme de prévoyance à hauteur de 9 183,11 euros ;
- elle est fondée à solliciter l’indemnisation des préjudices subis par elle-même et ses enfants à hauteur de 40 000 euros ;
- elle est fondée à solliciter la prise en charge de l’ensemble des soins psychiques et physiques passés et à venir.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 juillet 2024, le département des Vosges conclut au rejet de la requête.

Il oppose une fin de non-recevoir tiré de l’absence de liaison des conclusions indemnitaires à défaut de demande préalable indemnitaire et soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 relatif à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Siebert, rapporteur,
- et les conclusions de M. Gottlieb, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :

Mme B..., assistante socio-éducative en disponibilité depuis le 1er juillet 2023, a été recrutée par le département des Vosges en qualité d’assistante sociale polyvalente au 1er juin 2016. Le 28 novembre 2021, elle a déclaré une maladie professionnelle et a sollicité la reconnaissance de son imputabilité au service. Par un arrêté du 7 décembre 2023, le président du conseil départemental des Vosges a refusé de reconnaître imputable au service sa maladie déclarée. Par sa requête, Mme B... demande l’annulation de cet arrêté et la condamnation du département à l’indemniser des préjudices subis du fait de l’illégalité de cette décision.
Sur la recevabilité des conclusions à fin d’indemnisation :
Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (…) Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. (…) ». La condition tenant à l’existence d’une décision de l’administration doit être regardée comme remplie si, à la date à laquelle le juge statue, l’administration a pris une décision, expresse ou implicite, sur une demande formée devant elle, régularisant ce faisant la requête.
Malgré une demande de régularisation en ce sens adressée par courrier à la requérante le 14 février 2024 l’invitant à produire, dans un délai de quinze jours, la décision prise par l’administration sur sa demande indemnitaire préalable, aucune décision en ce sens n’a été produite au jour du présent jugement. Par suite, les conclusions à fin d’indemnisation introduites par Mme B... doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
Aux termes de l’article L. 822-20 du code général de la fonction publique : « Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. / Si une ou plusieurs conditions tenant au délai de prise en charge, à la durée d'exposition ou à la liste limitative des travaux ne sont pas remplies, la maladie telle qu'elle est désignée par un tableau peut être reconnue imputable au service lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est directement causée par l'exercice des fonctions. / Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat ».
Par ailleurs, aux termes de l’article 37-8 du décret du 30 juillet 1987 susvisé, dans sa rédaction applicable au litige et qui ne se référait pas encore aux dispositions du code général de la fonction publique : « Le taux d'incapacité permanente servant de seuil pour l'application du troisième alinéa du même IV est celui prévu à l’article R. 461-8 du code de la sécurité sociale ». Aux termes de ce dernier article : « Le taux d'incapacité mentionné au septième alinéa de l'article L. 461-1 est fixé à 25 % ».
Il résulte de la combinaison de ces dispositions qu’une maladie non désignée sur le tableau des maladies professionnelles peut néanmoins être reconnue comme une maladie professionnelle à condition, notamment, qu’elle ait entraîné une incapacité permanente partielle de 25 % au moins.
Il ressort des pièces du dossier, en particulier de l’avis rendu par le conseil médical départemental le 5 octobre 2023, que la maladie déclarée par Mme B... était qualifiée de syndrome anxiodépressif et de burn-out. Si le psychiatre a conclu, lors de son expertise médicale, que la maladie de l’intéressée entraînait un taux d’incapacité permanente partielle de 30 % durant les premiers mois, il a retenu un taux de l’ordre de 15 % à la date de son examen médical, de sorte que la pathologie n’était pas consolidée. De même, le conseil médical départemental a retenu dans son avis que la pathologie dont souffrait Mme B... n’entraînait pas un taux au moins égal à 15 %. En se bornant à faire état du contexte d’apparition de son syndrome et des séquelles qui en ont résulté pour faire valoir que le taux d’incapacité retenu n’était pas adapté, l’intéressée ne le remet pas sérieusement en cause. Dans ces conditions, le président du conseil départemental des Vosges a fait une exacte application des dispositions précitées en refusant de reconnaître l’imputabilité au service de la maladie déclarée par la requérante. Par suite, le moyen soulevé doit être écarté.
Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B... doit être rejetée, y compris en ses conclusions à fin d’injonction.



D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et au département des Vosges.


Délibéré après l’audience du 3 mars 2026, à laquelle siégeaient :

M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
M. Siebert, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 mars 2026.


Le rapporteur,





T. SiebertLe président,





B. Coudert

La greffière,





I. Varlet

La République mande et ordonne au préfet des Vosges en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions